Liberté de penser…… et d'écrire – Julie Tomiris

Tentative d'Etre

Peter Kingsbery

Classé dans : Musique et clips — 24 février, 2010 @ 7:26

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Si on n’aime pas ça, on n’aime pas la musique !

Magnifique, non ?

J’ai tenté de l’imiter….je ne vous dis pas les dégâts !!!!!!!!

Mon amitié à tous ceux qui sont venus sur mon blog

               écoutez cette VOIX !!

La fourrure revient à la mode…admirez !!!

Classé dans : Mes revoltes — 22 février, 2010 @ 10:30

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Cet article est dédié à toutes ces dames couvertes du sang de leurs victimes, pour simplement prouver qu’elles ont les moyens de s’offrir de la vraie fourrure !!

Pour celles qui seraient tentées de suivre cette mode en renouveau, je les invite à regarder cette vidéo, afin qu’elles réalisent à quoi elles s’engagent en mettant en pratique leur attirance pour ce si doux pelage que nous aimons tant caresser……… à condition que l’animal soit vivant !

Souvent je me demande à quel genre d’humains nous avons affaire quand il s’agit de faire du fric, encore plus de fric, toujours du fric, et pour cela constater que des hommes sont capables de se transformer en tueurs sanguinaires.

Des assassins dépourvus de la moindre once d’Humanité et de sentiments, afin de « gagner leur vie » pour les uns, et  « faire du profit » pour les autres.

L’Histoire n’est pas avare de monstres et de barbares, et il est évident que cette catégorie d’inhumains n’est pas prête de s’éteindre. A contrario de toutes les espèces animales déjà exterminées et celles qui restent, pour beaucoup, en voie d’extinction.

Pas étonnant qu’un Hitler, et bien d’autres clones de son espèce, aient pu réussir leur œuvre de destruction massive humaine appartenant désormais à la mémoire collective dans l’horreur et l’abominable !

« Plus jamais cela ! », peut-on entendre après chaque génocide, après chaque crime de guerre !

Et malgré cet espoir unanime revendiqué, cultivé avec tant d’ardeur par des hommes de bonne volonté, les Actualités nous prouvent bien que le doute plane comme l’épée de Damoclès sur la colombe de la Paix.

Car les hommes sont des moutons de Panurge. Il suffit d’un chef, d’une idole, d’un gourou, d’un politique… qu’ils admirent, pour qu’ils deviennent les sbires, les petites mains, les adeptes, les disciples, les fans obéissant au doigt et à l’œil à leur Maître absolu.

Et encore, je ne parle pas de Religion. Le sujet est encore trop brûlant de nuances d’obscurantisme, que nous aurions pu souhaiter voir gommées en entrant dans ce troisième millénaire de l’histoire de l’Homme….

 Mais où est passé le mouvement Peace and Love des années soixante dix ?

En attendant, l’Homme sévit dans toute la force de sa cruauté et vous pourrez en voir une des démonstrations sur cette vidéo, que j’ai moi-même du mal à regarder, tant les images sont insoutenables.

Ce sont bien des hommes, des pères de famille, des fils à maman, qui sont les protagonistes de cette méthode de fabrication de la fourrure après l’abattage et la maltraitance de tant d’animaux innocents, n’ayant eu pour leur malheur que la beauté de leur pelage pour être traités si horriblement.

Il y a quelques jours, les médias ont annoncé que la mode de la fourrure était de retour en force. Et lorsque j’ai vu cette femme se regardant dans le miroir d’un magasin avec un manteau de fourrure sur le dos, mettant en exergue sa préférence pour le Naturel, mon sang n’a fait qu’un tour. Elle en a même rajouté en parlant de sa collection personnelle !

Puis mon sang a fait un deuxième tour en entendant le vendeur prôner l’argument que la fourrure naturelle était favorable à l’environnement durable, puisque auto biodégradable ! Tout cela prononcé avec un sourire de satisfaction de bon vendeur et de bonne cliente !

Pendant un moment, je me serais bien vue leur affliger les mêmes tortures assénées à ces pauvres animaux.

Les fervents défenseurs de ce trafic abominable, depuis des décennies, comme Brigitte Bardot et bien d’autres, se heurtent à une indifférence et un mépris total de toutes ces femmes qui n’ont que le souci de leur apparence.

Un combat contre l’inconscience et l’ignorance de tant d’années pour rien ! De quoi désespérer de la nature humaine !

La plupart de ces porteuses de fourrure continuent à vouloir ignorer quel prix payent les animaux pour leur permettre de s’admirer dans un miroir et étaler leur position sociale de cette façon dans cette société de consommation.

Ou alors, elles ont la même mentalité que les massacreurs et ceux qui sont capables du pire comme précité dans un paragraphe plus haut !

Je pense que l’ignorance est l’un des pires fléaux de notre Monde. Exploitée par les uns pour être du bon côté de la barrière. Quant aux autres, ils en sont les victimes. Et il y a ceux qui font l’autruche pour ne pas faire de vagues et pouvoir profiter de la satisfaction générée sans avoir à se poser de questions ou se masturber la cervelle de scrupules.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai fait le choix d’exposer cette vidéo insupportable dans mon blog. Ma manière de me battre contre ces atrocités et de montrer que je ne fais pas partie de ces profiteurs sans états d’âme.

En outre, il faut rendre la vue aux aveugles ! Rien n’est impossible !

J’espère que la bêtise ne sera pas à combattre aussi, car dans ce créneau, ce sera sûrement plus difficile.

J’ose croire qu’il ne s’agit que d’un manque d’informations et que les femmes prouveront aux hommes qu’elles ne sont, quant à elles,  pas prêtes à tout pour être flattées et admirées avec un manteau de fourrure sur le dos un soir de gala ou de sortie dans les milieux mondains !

Car il est évident que cet accès à cette coquetterie hors norme n’est pas l’apanage des milieux défavorisés.

Ce qui prouve bien que l’argent ouvre les portes de tous les abus et même des abominations, tant que le Profit gardera son statut d’immoralité, d’indécence….voir pire, comme c’est le cas ici et ailleurs ! 

Toutefois, les élevages d’animaux à fourrure s’étant développés à travers l’Europe, le prix de la matière première a également baissé, permettant ainsi à d’autres couches de la Société d’y accéder. Ce qui rend le trafic encore plus inadmissible ! 

Je ne supporte pas l’Irrespect de la Vie, quelle soit animale ou humaine ! 

Si vous êtes d’accord avec moi, faîtes passer le message. C’est une question de vie ou de mort !

Si vous ne l’êtes pas, il faudra me faire connaître vos arguments. Même si je sais d’avance qu’il n’y a aucune chance de me rallier aux vôtres.

Merci de m’avoir lue et surtout de comprendre ma réaction. Une révolte latente depuis de nombreuses années dont j’aimerais enfin me libérer dans le constat que l’Homme parviendra à reconnaître que chaque être vivant a un Droit du Respect à la Vie égal.

Julie

        

Citations choisies

Classé dans : Citations et Maximes — 22 février, 2010 @ 2:47

CARPE DIEM emoticone

. Sage est celui qui ne s’afflige pas de ce qui lui manque et se satisfait de ce qu’il possède. 
                                                    Démocrite, Les penseurs grecs avant Socrate

. Il y a autour de nous une infinité de joies vraies, simples et faciles. Il ne s’agit que de s’en emparer. Proverbe chinois

. La Vérité de demain se nourrit de l’Erreur d’hier.  A. de Saint-Exupéry

. L’avenir nous tourmente, la passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. Gustave Flaubert

. On ne retient presque rien sans le secours des mots, et les mots ne suffisent presque jamais pour rendre précisément ce que l’on sent. Denis Diderot

. L’extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps, parce que c’est en elle seule que réside l’Essentiel. Garry Winogrand

. Un échec est un succès si on en retient quelque chose. Malcom Forbes

. La barque que l’on retient au port n’apprend pas à naviguer. Laissons-la donc prendre le large. Jean Maer

. Le commandement est une lampe, la loi est une lumière, et la réprimande qui retient dans la discipline est la voie de la vie La Bible (Extrait de : Le livre des proverbes)

. L’Homme devrait mettre autant d’ardeur à simplifier sa vie, qu’il en met à la compliquer. Henri Bergson

. Lire n’est pas un acte de consommation culturelle, c’est une conversation. Alain Finckielkraut

. Que c’est bien d’être, mais l’important c’est de devenir. Antoine Bourdelle

. N’écoute les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde. Claude Debussy

. Hâte-toi de bien vivre, et songe que chaque jour est à lui seul, une vie ! Sénèque

. Le monde est une comédie dont les philosophes sont les spectateurs. Pythagore

. L’ennui, dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux, et que les gens sensés pleins de doutes. Bertrand Russel

. L’angoisse est la disposition fondamentale qui nous place face au néant. Martin Heidegger

. Les plus grandes victoires sont celle que l’on remporte soi-même. Bobby Jones

. L’Anarchie c’est Je - L’Amour c’est Toi – Le Monde c’est Nous – Les Autres c’est Vous - La Vie c’est Chacun – La Mort c’est Tous – Et la Liberté…..c’est ceux qui restent   Marc Chaubaron

Ouvrir les yeux est un antidote au désespoir. Sylvain Tesson (Petit traité sur l’immensité du monde)

. La vérité sort plus facilement de l’erreur que de la confusion. Francis Bacon 

. C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. Edmond Rostand

. Si vous voulez que la vie vous sourit, apportez-lui d’abord votre bonne humeur. Baruch Spinoza

 . La vérité est une ligne tracée entre les erreurs. Franz Anton Mesmer

. La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.  Fernando Pessoa . L’Amour de la Démocratie est celui de l’égalité. Montesquieu . La meilleure façon de penser est d’écrire. Pascal Quignard . Ne prête à la louange qu’une oreille ; ouvre les yeux à la critique. André Gide 

. L’Amour de la Musique mène toujours à la Musique de l’Amour. Jacques Prévert 

. Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique. Platon 

. Un sentiment, c’est de la vie organisée selon nos rêves. Jean-François Somain 

. Les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le cœur. Antoine de Saint-Exupéry 

. Pour agir avec prudence, il faut savoir écouter.            Sophocle 

La violence est le dernier refuge de l’incompétence.       Isaac Asimov 

  

Deux choses sont infinies: l’univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue.                                                                                Albert Einstein 

  

  

Il est étrange que la science, qui jadis semblait inoffensive, se soit transformée en un cauchemar faisant trembler tout le monde.
                                                                                        Albert Einstein 

  

L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes. 

                                                                                      Bertrand Russell 

  

  

  

Celui qui ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise est pour ainsi dire mort; ses yeux sont éteints.
                                                                                      Albert Einstein 

  

  

Si le rire est la politesse du désespoir, le sourire peut être une offense au chagrin. 

                                                                                         Julie Tomiris 

  

  

Juge un homme par ses questions plutôt que par ses réponses                      Voltaire 

  

L’amour éloquent se passe facilement de paroles            Laurier Melanson 

  

L’humanité serait depuis longtemps heureuse, si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l’employaient à ne pas les commettre. 

                                                                                         George Bernard Shaw 

  

L’homme raisonnable s’adapte au monde. Celui qui est déraisonnable persiste à vouloir adapter le monde à lui-même. Aussi tout progrès dépend de l’homme déraisonnable. 

                                                                                         George Bernard Shaw 

  

                

  

  

Yellowstone

Classé dans : Videos coups de coeur — 22 février, 2010 @ 2:39

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La vie autour des battements du coeur de la Terre

Musique du film MISSION d’Ennio Morricone

Classé dans : Videos coups de coeur — 22 février, 2010 @ 2:37

 

Un des plus beaux films que j’ai vu avec Robert Deniro et Jérémy Irons retraçant la triste histoire de massacre d’Indiens à un temps où la religion faisait déjà sa loi à travers le Monde.

A voir, revoir ou découvrir !!!

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Home

Classé dans : Videos Planete Terre — 22 février, 2010 @ 2:37

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Tous les éléments sont donnés afin de prouver que notre mère nourricière outragée ne nous fera pas de cadeau dans un temps qui n’est plus très loin, si nous restons indifférents à sa mort lente.

Des gestes au quotidien de chacun lui sont d’un grand secours, même s’ils nous paraissent dérisoires.

Aimer sa mère est naturelle et les paroles ne doivent pas rester l’ombre des actes !

Quand un cœur bat la chamade

Classé dans : Nouvelles — 21 février, 2010 @ 9:45

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Au réveil, chaque matin, son regard se pose sur son quotidien.

Elle sait déjà que la journée sera morne et laborieuse.

Une nouvelle journée durant laquelle le soleil brillera sans elle.

Le ciel, d’ailleurs, qu’il soit clair ou nuageux, elle n’en verra pas la couleur.

Les néons de son bureau, du soleil en seront les rayons.

La blancheur de son teint, la preuve de sa privation.

Chaque matin, comme un automate, elle se prépare à la hâte.

Elle prend à peine le temps d’avaler son café avec un croissant.

Le métro, le bus ou le tram ne l’attendra pas.

Se soumettant à ses horaires, elle patiente sur le quai

Statufiée dans ses pensées de jeune femme esseulée.

Trop petite dans sa grande tristesse de solitaire innée.

Les bruits de la ville n’ont rien de bucoliques et ne sont pas non plus propices aux rêveries d’une existence atypique.

Elle semble résignée, le regard éteint, perdue dans le désespoir de son quotidien sans vie.

Tel un robot bien formaté aux tâches qui l’attendent, elle rentre chaque matin dans l’arène d’une catégorie de la population dénommée active.

Si ancrée dans sa routine de survie, comment pouvoir rêver ? Comment pouvoir penser à autre chose que les obstacles inopinés dans son travail rencontrés ?

Ce matin là, elle s’apprête à s’engouffrer dans un wagon, comme on mène le bétail à l’abattoir, résignée à se laisser avaler par des heures planifiées, comme elle le fait depuis quelques années. Depuis le jour, où ses recherches de travail ont enfin abouti.

Ce n’est pas le métier qu’elle a choisi, une bouée de sauvetage plutôt pour sortir de l’engrenage du chômage, dans lequel elle craignait de s’enliser comme tant d’autres.

Comme tous ces voyageurs à la mine défaite, elle ne semble pas indisposée par le mélange d’odeurs planant autour d’elle.

La main agrippée à la barre centrale où d’autres mains l’ont imitée, elle regarde droit devant elle, hypnotisée par le vide de l’instant.

Soudain, son regard s’accroche à un regard ayant plongé dans le sien.

Tout d’abord surprise de sortir de sa torpeur matinale, son cerveau se met à clignoter comme les feux d’un phare sur la côte pour alerter les navigateurs du danger de la côte.

Mais ce n’est pas d’un danger imminent dont elle est avisée. Une étrange sensation lui parcourt tout le corps.

Comme électrisée, la sonnerie du réveil est maintenant à son plus haut niveau. La torpeur qui l’enveloppait comme une maille protectrice s’est évaporée brutalement.

Son brouillard visuel disparu également.

Elle réalise enfin que le regard qui se baigne dans le sien a la couleur d’un lagon de Polynésie et la chaleur du climat des Antilles.

Quelque chose vient de se produire dans la plus grande discrétion, sans que personne dans son entourage de proximité ne puisse deviner la métamorphose se produisant à l’intérieur même de cet automate citadin.

C’est toujours dans le plus parfait anonymat qu’elle descend à la station habituelle. Mais cette fois-ci, une pensée la poursuit et va la harceler jour et nuit. Le souvenir de ce regard volé à sa destinée d’esseulée durant un petit quart d’heure, transformé en éternité dans sa mémoire.

Dès lors, pendant des jours, elle n’aura de cesse de rechercher du regard, celui qui la hante et la bouleverse depuis la rencontre magique.

Les matins ne sont plus les mêmes. L’espoir l’accompagne jusqu’à sa station de métro. La statue d’antan patientant sur le quai est devenue un détective cherchant son client. Les yeux furètent partout dans les regards des voyageurs jusqu’à retrouver ce bain enchanteur. Ses yeux dans le regard de cet inconnu un instant, où les âmes ont communiqué silencieusement, mais de manière intense avec volupté.

Combien sommes-nous à avoir succombé à un regard croisé dans la rue ? Des milliers sûrement !

C’est une rencontre qui relève du miracle. Si peu banale qu’elle est capable de nous manipuler : de nous faire courir pour rien, de nous faire sacrifier des heures pour rien, de nous rendre dépendants pour rien, de squatter nos pensées de manière obsessionnelle…pour rien !

Elle nous fait croire que tout est possible, que l’Amour ne peut pas être autrement qu’avec un grand A ! Qu’il n’est pas possible que cette rencontre ne se reproduise pas ! Une rencontre qui nous ferait marcher sur la Lune !

Ni les heures, ni les semaines et parfois les mois ne viennent à bout de l’espoir de le revoir, cet inconnu déjà si cher à notre cœur et qui prend, au fil du temps, une importance hors du commun, jusqu’à devenir indispensable à notre existence.

C’est le rêve à l’état pur ! L’idéalisation de l’Amour impossible qui ne peut qu’être réalisable dans notre esprit !

Celle qui se laissait happer dans le sillage de la routine des jours ouvrés, ouvrables et fériés, sans même rechigner, ni se révolter de l’insignifiance de son existence se retrouve face à face avec un cœur qui bat la chamade pour un inconnu.

Elle continue d’attendre sur le quai, d’espérer ce regard. Les jours passent ! Elle commence à désespérer et un deuxième miracle se produit.

Il est là, à cinq mètres. Cette fois-ci, elle le reconnaît même sans avoir à croiser son regard. L’ayant scanné dès la première rencontre dans son regard enveloppant.

Son cœur s’est mis à accélérer à la limite du malaise. Elle sourit de sentir tant d’émotion en elle en apercevant celui qui est responsable de ce volcan intérieur en ébullition.

Elle n’avait jamais ressenti cela auparavant, se moquant même de ses copines amoureuses, les trouvant même un peu ridicules de se mettre dans de tels états passionnels pour un cher et tendre.

Si ces dernières la voyaient aujourd’hui, dans un état second pour un inconnu, elle aurait l’air malin et elles auraient de quoi prendre leur revanche.

Comme quoi, personne n’est à l’abri de « tomber en amour », comme disent les Canadiens.

Même s’il ne s’agit que d’une chimère, un passage à vide, une illusion perdue, c’est un moment délicieux qui laisse des traces très longtemps et parfois indéfiniment.

L’héroïne de cette histoire est en train de revivre la danse des regards qui réchauffe l’âme de l’esseulée qu’elle est. Elle ne veut même pas imaginer une suite tant elle se sent déjà comblée dans cet échange d’attirance visuelle si agréable à vivre.

A contre coeur, elle s’apprête à sortir à la station de métro qui met fin au charme. Elle s’arrache à ce regard comme si elle perdait un être cher brutalement. Mais quand elle se retrouve sur le quai, avant même de sentir en elle la douleur de la séparation, elle entend une voix lui dire bonjour.

Il est là, en train de lui parler, à elle !

Elle se pincerait presque pour savoir si elle ne rêve pas. Mais les yeux bleus qui quêtent son regard sont bien ceux, dont elle ne peut plus se passer.

A partir de cet instant, une belle histoire est peut-être en train de naître.

Mais il y a celles qui ne voient jamais le jour, restant dans l’écrin de la mémoire des amours platoniques comme les plus beaux souvenirs des sentiments amoureux.

Parce que le rêve est toujours plus beau que la réalité. Non ??

Ce qui n’empêche pas de toujours vouloir concrétiser ses rêves !!! Quels qu’ils soient !

Aimer quelqu’un, c’est lui laisser le droit au bonheur, c’est le laisser suivre un autre chemin, tout en le gardant au fond de son cœur. 

  lieb066.gifVous qui venez de me lire,

je vous souhaite beaucoup d’Amour et d’Amitié

et vous remercie de votre visite.

Julie

RAPPEL DU CODE DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE (loi n° 57-298 du 11 mars 1957)

Le Droit à Etre !

Classé dans : Reflexions — 21 février, 2010 @ 12:36

dauphin010.gif    

Nous vivons dans une société, où pour exister, il faut Etre !  

Non pas comme une personne à part entière, noyée dans le commun des mortels, après être né sous le slogan des Droits de l’Homme « Libres et égaux », mais seulement si nous sortons du lot et reconnus après être passés sous les feux de la rampe. A la télé, quoi ! 

Devenus des personnages publics, des stars du show-biz, enfin ce que nous appelons le monde People ! Car, bien sûr, pour ce clan privilégié générant sa faune de fans plus ou moins addicts, la renommée dans le temps peut s’étendre à titre posthume, bien au-delà du raisonnable, selon la ferveur des fans et de leur persévérance à faire durer leur idole devenue mythe par la même occasion. 

En outre, les livres d’Histoire sont remplis d’illustres personnages, ainsi sortis du « bétail » pour œuvrer dans leur discipline propre, qu’elle soit honorable ou non. 

L’Homme célèbre voit en règle générale le volume de ses Avoirs décupler et lui permet ainsi de pouvoir jouir de l’existence sans trop se soucier des jours qui ne chantent plus pour d’autres. 

Je ne parle pas de la période des peintres crevant la dalle et terminant leurs jours dans une piaule minable d’un quartier infâme. Exemples, Modigliani, Van Gogh, etc. 

Pour celui qui n’est personne, l’anonyme se fondant dans la foule, même si son chemin s’avère exemplaire et impose le respect, il n’intéresse personne et n’est considéré que par le seul fait de participer à la vie collective, en consommant et payant ses impôts. Surtout, qu’il ne se fasse pas remarquer ! C’est l’essentiel !

On ne demande de lui qu’il reste transparent, irréprochable, en fait. Bien sûr, les Pouvoirs Publics lui font croire qu’il est le maillon phare de l’Economie, que l’on s’intéresse à son bien-être, voir son bonheur. 

A force de l’engourdir au son des violons prometteurs, il se retrouve de plus en plus guidé, mis sur rail à l’instar d’animaux sauvages rabattus vers des pièges entonnoirs, afin de les parquer, domestiquer, etc… 

La liberté est mise au rebus et la camisole de force mentale en forte progression. La désobéissance civile a néanmoins de nombreux adeptes, mais rien à voir avec celle qui provient de membres d’une population émergée de milieux mafiosi, ne respectant pas les principes de base de la vie en société. 

Pour des trafics en tous genres, il est évident que l’anonymat est le comportement préconisé et particulièrement respecté pour se faire une place au soleil ; l’appât du gain et la fortune rapide étant l’objectif majeur fixé bien entendu. La discrétion est la qualité primordiale pour même rester en vie dans certaines circonstances. 

Que l’on soit du bon ou du mauvais bord, le pouvoir du fric, de l’Avoir règne en maître absolu dans les préoccupations essentielles de l’Etre humain. 

Ce n’est pas tout à fait de sa faute ! Il est éduqué depuis son plus jeune âge dans ce sens. Très tôt, en effet, on lui apprend le plaisir de posséder et cela commence par les jouets. 

Dès la maternité, il se voit offrir la petite girafe en caoutchouc qui couine quand on la presse et censée devenir son objet fétiche. Pas étonnant qu’il devienne accro à son Doudou ensuite, son bien le plus précieux, pour pouvoir trouver le sommeil, faute de quoi les parents ont du souci à se faire et intérêt à lancer un avis de recherche en cas de perte. 

Ceci est loin d’être une plaisanterie. Dernièrement, dans un journal quelconque, j’ai pu voir ce type d’annonce avec photo à l’appui. 

 

J’imagine le gamin inconsolable, hurlant toute la nuit le désespoir de ne plus pouvoir sucer l’étiquette de son Doudou, si vieux et abîmé qu’il ne ressemble plus à grand-chose, si ce n’est à une forme manipulée dans tous les sens, traînée en revenant de la crèche ou de l’école maternelle. 

Pourquoi un Doudou est-il si sale en général, c’est parce que la maman ne peut même pas le laver. Ce qui risquerait de traumatiser la chère tête blonde. 

Gros gros problème d’hygiène à cause du Doudou ! Ce sont les microbes qui s’en donnent à cœur joie, mais qui bizarrement ne semblent pas affecter trop le propriétaire. Surtout qu’on ne touche pas à son pote ! 

C’est dire l’état de névrose précoce des enfants ! Et je ne parle pas des effets secondaires qui se manifestent par la suite, du style T.O.C. par exemple (Troubles Obsessionnels Convulsifs). 

 

Cela commence plutôt mal, non ? 

Nous naissons libres et égaux, en principe et dès la naissance, après avoir reçu une bonne claque sur les fesses, la tête en bas, des objets nous sont imposés comme la plus grande merveille du monde après nos parents. 

Au lieu d’Etre, c’est ce que nous devons être.

C’est-à-dire de bons petits consommateurs en puissance et il faut nous formater juste après la naissance. Et grands consommateurs nous serons ! Amen, alléluia ! 

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, depuis l’âge où les choses et surtout les événements sont captés avec le plus vif intérêt, je n’ai jamais pensé autre chose que j’étais complètement manipulée. 

Après la période de « fais pas ci, fais pas ça, mouche ton nez et dis bonjour à la dame, mets pas tes coudes sur la table, on ne parle pas la bouche pleine, on se tait quand un adulte parle, on ouvre la porte à la vieille dame, etc. », l’adolescence nous ouvre les portes de la rébellion, du rejet de l’autorité et des adultes surtout, ces vieux ringards qui sont incapables de comprendre leurs rejetons en train de franchir la ligne jaune du monde adulte. 

Du gentil petit garçon qui faisait le bonheur de toute la famille, ou de l’adorable petite fille modèle qui ravissait le cœur de ses grands parents, c’est un véritable tsunami qui se produit. Un brutal choc des générations ! Des monstres sortent des chrysalides, car le style ado et leurs mouvements à la mode débile est multiple et varié. 

La tenue vestimentaire des plus horribles, comme celle des Zémos, dont le noir et les têtes de mort font fureur. 

 

Les sexes sont regroupés en un seul.

C’est ainsi que les hommes ressemblent aux filles et vice versa avec un plus net penchant à la féminisation, mais avec un accent diabolique. 

Maquillage aussi satanique que le reste et comme il y a confusion sur les sexes, la copulation est aussi multifonctions. Comme l’imprimante fait photocopie et scanner, les Zémos sont à voile et à vapeur, hétéro et homo at the same time ! 

Comme l’âge de la provocation bat son plein, toutes les limites ont volé en éclats, pour faire place à de l’exhibition sexuelle dans les jardins publics ou tout lieu pouvant satisfaire leur libido exacerbée sur la découverte du plaisir des sens, sans risquer la panne ! Leur but est de choquer et rien n’arrête plus ces petits monstres tout juste sortis de l’œuf. 

Dès lors que la reconnaissance de l’Etre demeure frustrée, la violence peut vraiment servir de contrepoids et les faits divers remplissent des pages entières dans les journaux quotidiens. Pourquoi l’Homme éprouve-t-il le besoin de flatter son ego en faisant reconnaître sa valeur, ou son œuvre, ou sa création aux autres. Cela peut lui rapporter une médaille et même beaucoup d’argent. Plutôt tentant me direz-vous ! 

Mais songe-t-il alors au piège dans lequel il peut tomber, quelles contraintes doit-il subir pour ne pas perdre son titre honorifique, qui n’est pourtant que passager. 

C’est la vie !

 

Même le meilleur des champions trouve un jour son maître et se fait dépasser par son propre élève ! Chacun son temps, car personne n’est immortel et devra un jour faire face avec celle qu’il a craint tout au long de sa vie : la solitude ! 

Alors ce droit à Etre qui provoque des conflits, des injustices, des comportements tous azimuts, négatifs ou positifs, ce n’est pas autre chose que de revendiquer le droit à la Vie, mais à égalité avec l’autre, sans discrimination, sans domination de ceux qui s’estiment les plus forts, les plus méritants, les plus intelligents, les plus beaux et…… pas assez les plus cons ! 

Alors, l’individu peut bien se ridiculiser avec des tenues vestimentaires, tenir un langage provocateur, avoir des comportements hors normes, la démocratie est là pour revendiquer tous ces choix de vie. 

Même si cela ressemble d’ailleurs davantage à l’anarchie, le droit à Etre ne peut que perdurer dans sa lutte, mais il arrivera sans doute un moment dans l’évolution de l’homme où ce dernier créera sa propre prison, pris au piège de sa mégalomanie exploratrice de l’inconnu et de son avenir, qui lui ôtera tout envie de se battre pour ce fameux droit à Etre. Car ses méninges auront subi un tel lavage de cerveau dans ce nouveau monde où le virtuel prendra toute sa dimension, qu’il ne sera même plus capable de penser tout simplement. 

Les machines et les robots l’auront remplacé pour mieux le manipuler et le faire dépendre d’eux.

Son nouveau vêtement sera la camisole de force psychologique. 

 

Un peu science-fiction cette prévision toute personnelle de ma part, mais quand je vois les présentateurs des journaux télévisés depuis quelques temps, qu’ils soient hommes ou femmes, blancs, jaunes ou verts, je peux me replonger dans ces fameuses séries de voyages dans le futur datant des années 70, comme par exemple les Envahisseurs. 

Souvenez-vous de l’allure des personnages, semblant plâtrés de la tête aux pieds, les obligeant à se figer jusqu’aux traits du visage. Des individus qui paraissent formatés, ne s’alimentant pas mais se branchant sur un chargeur made in X.Files pour requinquer les batteries en baisse de forme. 

C’est vraiment le nouveau look de nos présentateurs et présentatrices médiatiques ! Ils ne ressemblent plus à des humains, mais à des robots ! A méditer ! 

Et l’homme dans tout cela ? Etre ou ne plus Etre ? 

Merci de votre visite……

  abienttcoucherdesoleil.gif          Julie

 

Poème du Bonheur « Carpe Diem »

Classé dans : Diaporamas choisies — 12 février, 2010 @ 3:57

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Séquence émotion et beauté

Classé dans : Diaporamas choisies — 12 février, 2010 @ 3:43

Etre fort… c’est quoi ?etrefort.pps

Fascinante démonstration

Classé dans : Diaporamas choisies — 12 février, 2010 @ 3:28

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Illusion : Sève de l’Espoir

Classé dans : Reflexions — 11 février, 2010 @ 10:12

    
« Un être humain est une partie d’un tout que nos appelons l’Univers, une partie limitée dans le temps et dans l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses limites, de ses sentiments, comme de quelque chose qui serait distinct de lui, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience.

Cette illusion est une forme de prison, nous limitant à nos désirs intimes et à des sentiments pour quelques personnes autour de nous. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le spectre de nos intérêts, afin de pouvoir embrasser toute créature vivante et toute la nature dans leur beauté »                                                                                                                                                              Albert EINSTEIN 

  

  

thumbnailcambl70c.jpgSentir le parfum des roses en effleurant leurs pétales, regarder un coucher de soleil incendier l’horizon au-dessus de la mer, écouter le chant des oiseaux dans le printemps renaissant, s’attarder dans la forêt envoûtante, admirer le condor planer au-dessus des Andes ; tout ce qui a trait à la Nature révèle l’essentiel, apaisant souvent nos maux de terriens égarés dans une course effrénée de la comédie de la vie, l’illusion de l’Etre, du Paraître et de l’Avoir. 

Dès lors que nous naissons à la vie, les espoirs les plus fous sont mis en nous par nos parents. Désirés ou non, les dés sont jetés et notre rôle assigné d’Etre à part entière ! Arrivés sur la Planète Terre, les illusions les plus folles nous tendent les bras. La première, aussi innée que le cri poussé après la naissance, est de recevoir de l’Amour, de l’Amour et encore de l’Amour !

Cependant, l’overdose peut nuire à nos projets quelque fois. Mais pire est l’absence, la censure, le rejet, l’abandon affectif ! Egalement, les premières années de notre vie nous maintiennent en situation de « nanisme », car notre environnement nous paraît gigantesque. Ce n’est que des années plus tard que nous en faisons le constat, lorsque nous retrouvons les jardins de notre enfance, qu’ils soient heureux ou malheureux.

La perception des choses dans l’espace était alors, et déjà trompeuse ! Et elle ne fait qu’empirer au fil du temps, insidieusement, embrouillant nos états d’âme, transformant nos chagrins en désespoir, bousculant sans ménagement nos tentatives de construction de châteaux en Espagne, malmenant notre quotidien enlisé dans la médiocrité, réduisant nos espoirs au néant. 

La vie n’est qu’une grande illusion captive de nos idéaux ! Sans elle, la vitesse de croisière se ferait à reculons. Elle est le moteur de notre existence et elle s’habille de leurres pour mieux nous lier à son despotisme. 

L’illusion perdue et tout s’écroule comme un château de cartes dans un souffle de vent. L’illusion, c’est croire, avoir la foi en quelque chose ou quelqu’un. C’est elle qui permet de nous investir dans telle ou telle direction.

Qu’importe le chemin parcouru, qu’il soit bon ou mauvais ! Elle est la sève de l’espoir, le guide spirituel à notre destinée, mais elle peut nous entraîner sur des chemins les plus chaotiques où déceptions, regrets ou remords s’en donnent à cœur joie pour nous torturer. 

Depuis que l’Homme s’est laissé glisser corps et âme dans cette société de consommation, ses priorités se sont réfugiées dans le « Paraître »  en accentuant les leurres pour mieux séduire. La chirurgie esthétique voit fleurir des nouvelles vocations de bistouri multidirectionnel afin de satisfaire les accros du remodelage et du ravalement de façade. 

Le candidat, conquis par les dernières nouveautés technologiques, plonge tête baissée vers le bloc opératoire, pour offrir ensuite aux autres, le résultat de l’illusion qu’il voulait donner. Il éprouve du bien-être, si bien sûr le chirurgien ne s’est pas transformé en Frankenstein au début de sa carrière, se reprenant à plusieurs fois avant le résultat final. 

Comment modifier une part de soi-même, faisant partie intégrante d’un don de la Nature, sans se sentir quelqu’un d’autre, l’étranger de son ego ? L’illusion des défauts éliminés par le miracle de l’opération est aussi parfaite que de faire disparaître un lapin dans un chapeau par le roi de la magie.

Le lapin demeure dans notre mémoire visuelle, tout comme un nez un peu tordu ou des fesses en goutte d’huile ou encore des seins tombant en gants de toilette. Nous naissons avec nos défauts physiques parce que la Nature est imparfaite, et même si elle fait preuve de magnificence et de recherche élaborée dans ses créations, l’aspect extérieur de notre enveloppe terrestre ne devrait pas être le souci majeur de nos attentions. 

Pour la simple raison que de la naissance à la mort, rien ne vit dans la permanence et tout se déforme au fil du temps. Nos rides et nos cheveux blancs nous le rappellent bien assez tôt et devraient nous ouvrir les portes à de sérieuses remises en question sur les valeurs auxquelles nous nous attachons.

L’amour a bien sûr son créneau dans la grande illusion de l’Etre ou du Paraître. Elle prend alors le nom de séduction pour attirer la proie choisie. Elle tisse sa toile comme l’araignée, en faisant preuve de beaucoup d’imagination et d’artifices pour attirer la future victime.

Cela se traduit par un parfum, une tenue vestimentaire, une gestuelle sensuelle, calculée ou innée, l’essentiel étant de donner le meilleur de soi-même pour donner l’illusion d’être le ou la meilleure.

En bref, l’élu ou l’élue d’un cœur ! C’est alors que le travail de séduction étant arrivé à un résultat positif, la victime place alors la barre très haut. Cet artifice, l’ayant ébloui à son paroxysme, lui fait idéaliser les êtres qui ont réussi à la charmer. 

Tomber amoureux ou être soumis à une passion dévorante n’est que le fruit sucré de l’arbre fragile de la sentimentalité. Son goût de liqueur agréable au palais finit, parfois et même souvent, sur une amertume menant à une autodestruction lente ou rapide selon les sujets atteints par la désillusion.

Se remettre d’un grand chagrin d’amour est comme ne jamais se remettre d’une enfance malheureuse, en traînant derrière soi tout le reste de sa vie un manque ou un sevrage prématuré d’affection et de tendresse. L’Homme est prédisposé à se laisser engloutir dans tous les pièges de l’Illusion.

Sa naïveté et sa crédulité l’enlisent dans ses histoires d’amour, à la recherche du Prince Charmant et de la Belle au Bois Dormant. Il croit au Père Noël bien au-delà de l’âge autorisé à cela. Souvent, le dernier qui a parlé a raison pour les uns, car l’art de la communication ou le charisme d’un individu peut permettre, à ce dernier, de soulever des foules devant ses moindres volontés. Car l’illusion peut mener à l’esclavage, comme elle peut devenir le miroir de l’enfer. La religion qui mène à l’extrémisme ou le terrorisme en est le plus digne exemple menant à l’horreur.

Elle devient alors l’arme retournée contre ses fidèles fanatisés, dont certains se transforment en kamikazes pour une cause, qui doit les porter au rang de martyrs en honorant, de leur mémoire, leur famille et toute une communauté.

Cette illusion d’entrée dans l’Eternité, en portant le slogan que la fin justifie les moyens, révèle la force de l’éducation dans le lavage de cerveau effectué dès le plus jeune âge, annihilant toute autocritique et prise en mains de sa propre destinée.

En ce qui concerne le domaine spécialisé dans la course au profit, qui habille les illusions de pouvoir et de supériorité, où les sentiments n’ont pas droit d’accès, sous peine de se voir condamner aux trahisons, aux reniements et rejetés purement et simplement ; le combat permanent pour la possession, d’un territoire, d’un objet ; la soumission totale aux exigences de l’ambition ou la recherche de la gloire,  transformant parfois les individus en véritables Cerbères de l’Avoir, n’apportent que l’illusion de l’importance que l’on se donne par rapport aux autres.

Cela positionne artificiellement dans cette Société de consommation de plus en plus despote, car il suffit d’un revers de médaille de la conjoncture économique et sociale du moment pour voir tous ses acquits s’évanouir comme de la poudre de perlinpinpin.Elle pousse le prisonnier du boulot au parcours du combattant toute une vie pour pouvoir conserver ses signes extérieurs de richesse, dont il ne peut jouir qu’épisodiquement, voir trop rarement. Son plaisir s’évanouit d’ailleurs au moment de remplir sa feuille d’impôts, lorsque le fruit juteux du Capital nécessite d’être pressé comme un citron. 

Cependant, si les titulaires de coffres-forts peuvent concrétiser leurs illusions que l’argent fait le bonheur et participe à satisfaire tous leurs caprices, celles-ci s’écroulent inévitablement lorsque l’empreinte du temps affaiblit l’apparence corporelle, lorsque les problèmes de santé viennent troubler la quiétude du bien-être que l’on croyait éternel. 

Quoi de plus démonstratifs que les vestiges d’une grande demeure vidée de ses propriétaires illustres, après que la maladie ou la mort les ait arrachés à leurs biens, auxquels ils tenaient comme à la prunelle de leurs yeux ! 

L’illusion de l’Avoir s’évertue à faire croire que celui qui ne possède rien, ou qui trime toute son existence pour survivre, a moins de valeur que l’élu autorisé à circuler dans les couloirs du pouvoir de l’argent. Le pion sur l’échiquier n’a pas droit aux courbettes, ni aux révérences, pas plus qu’aux privilèges et aux passe-droits délictuels.

Il veut même croire à la sincérité des personnalités brillant comme des étoiles, qui évoluent dans l’hypocrisie et les luttes intestines pour conserver le fauteuil de la célébrité. 

Toutefois, si la richesse doit être pesée sur les plateaux symboliques de la Justice à l’heure du grand bilan de l’existence, lequel des deux protagonistes en ressort plus enrichi et moins amer de devoir tout quitter le jour du jugement dernier ? L’artificiel dans la comédie de la vie est comparable au décor d’une pièce de théâtre. A la fin de la représentation, il est démonté et rangé dans les coulisses, avec le risque de finir au rebus. L’illusion, si parfaite en soi, aura peut-être séduit les spectateurs, mais n’aura été qu’éphémère et reléguée dans les oubliettes dès le baisser de rideau. 

Néanmoins vivre dans l’illusion de jours meilleurs, d’un monde meilleur, permet également de soulever des montagnes, d’ouvrir la porte des passions qui transportent sur des nuages, d’empêcher l’âme assassinée de se venger en réfugiant ses douleurs dans les croyances de l’au-delà.

C’est tout simplement une alliée de la Foi, qui nous aide à marcher sur un chemin de vie, parfois si propice à nous enliser, que sans elle, la force nous manquerait pour continuer à avancer.

L’Illusion aux multiples visages accompagne nos destinées comme le bâton du pèlerin. Elle nous quitte parfois pour tester notre résistance devant les obstacles inopinés, mais revient comme une amie indispensable pour nous aider à nous relever de nos chutes, après nous avoir trouvés sur le bas côté d’un chemin détrempé de nos larmes amères. 

C’est encore elle qui nous aide à accepter le passage dans un monde, dont nul jamais ne revient. Elle se pare alors de croyances, dont les religions réussissent si bien à nous endoctriner. L’Illusion suprême est de croire que la vie ne s’arrête pas après la mort, le bouquet final de la floraison de cette chimère, si précieuse à notre Vie pour illuminer notre conscience ! 

            Illusion : Sève de l'Espoir dans Reflexions signature_22 

Mémoire des mains d’un destin

Classé dans : Reflexions — 10 février, 2010 @ 7:57

thumbnailcav2zov9.jpg  La pleine lune est passée ! Après l’abattement, la colère qui défoule. Je regarde mes mains et je vois une peau torturée, sèche, plissée. Elles blessent mon regard et assassinent mon âme, car elles représentent mon voyage à travers la vie dans les basses besognes, où l’humiliation est le lot du quotidien.

  thumbnailcafqinec.jpg Ces mains là ont fait de la peinture, du vernis, gratté, poncé, cousu, dessiné, trié, compté, caressé, serré, pincé, lavé, cuisiné, coupé, tiré, poussé, ouvert, fermé, nettoyé. Les stigmates  d’une vie laborieuse se dessinent sur elles, visibles comme un bouton en pleine figure.

Elles se sont empâtées. D’affreux plis chevauchent les articulations. Des gonflements veineux les rendent hideuses. Des cicatrices témoignent de son courage dans le danger.

Ces mains là ont souffert et ne se privent pas de le montrer, comme une provocation de la misère. Ce sont des « mains de travailleurs », comme on les nommait autrefois pour justifier des maltraitances subies. Elles étaient alors montrées en exemple, les héroïnes défigurées !

Si mes mains pouvaient crier, elles hurleraient ! Dans l’état où elles se trouvent, elles pourraient sauter à la gorge de ceux qui les ont esclavagées, méprisées.

thumbnailcamngl7o.jpg  Cependant, elles se taisent, prisonnières du mutisme de la gestuelle. Elles continuent d’obéir au doigt et à l’œil à celle qui les porte à bout de bras. Ce soir, elles jouent du piano sur le clavier d’un ordinateur avec une dextérité devenue un automatisme depuis le temps où elle est devenue secrétaire.

photos0040.jpg Elles étaient fines en ce temps là, délicates et douces. Elles n’avaient pas encore rencontré les jours de galère avec ses rames de misère. Elles étaient fières et volontaires ! Elles étaient belles et jeunes, tout court !

Elles écrivent depuis quelque temps, elles gémissent, s’épanchent, se lamentent, se révoltent, s’attendrissent… du bout des doigts en effleurant des touches lettrées. Elles ne se lassent pas de ce cliquetis cadencé qui révèle les secrets d’une âme en détresse. Elles entendent le concerto que jouent les pensées et s’empressent de les imprimer sur un écran devenu un confident privilégié, comme un compositeur en pleine création inscrit les notes de musique sur une portée.

Elles sont l’expression directe d’un corps assassiné par l’horloge du temps, d’une âme poignardée d’illusions perdues, de défaites sentimentales et d’enlisement social.

Le froid les crevasse et la chaleur les rend moites. Elles souffrent en silence mais aux yeux de tous !

thumbnailcar2qnah.jpgDe par leurs empreintes digitales, les mains sont l’identité de chacun et de chacune. Quand elles rencontrent ceux qui connaissent le secret de leurs lignes, impudiques, elles offrent alors leur paume au devin vénéré,  afin que celui ou celle qui les tend se voit révéler les secrets d’un avenir incertain dessiné dans le creux de la main.     

    Pourront-elles encore saluer, arrivées au bout du chemin ? Auront-elles envie encore de faire le signe de la victoire ? Auront-elles la force aussi de s’agripper à la vie, quand la bougie consumée éteindra sa lueur et que l’énergie déclarera forfait ?

Elles finiront les doigts croisés peut-être en tenant une croix ou un chapelet, déposées sur un corps devenu enveloppe et déserté de son âme. Elles finiront enfin unies pour un repos bien mérité… et éternel !

  

                                       JULIE                      thumbnail1.jpg                                         

Mon poème de Saint-Valentin

Classé dans : Saint-Valentin — 7 février, 2010 @ 1:41

boitestvalentin12.gifthumbnailcaxm8c94.jpg     coeur.gif

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Chaque fois que  le téléphone sonne, 

J’ai dans mon coeur l’espoir qui résonne, 

Que ta voix si douce enchante mon oreille 

Faisant vibrer en moi la harpe de l’Amour. 

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Chaque fois qu’à l’oreille,

Je t’entends me glisser des mots tendres, 

Mon corps tout entier frémit de désir

Et voudrait s’étendre 

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Tout contre toi se blottir, sentir la chaleur de ta peau 

Pour nous unir dans la tendresse

Et m’offrir à toi comme un cadeau. 

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Je t’aime pour être ton jardin secret,

Pour être la fleur que tu préfères caresser

En posant tes doigts sur elle sans jamais l’oublier. 

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Dans mon jardin à moi, si un fruit tu étais

Un seul nom il aurait, celui de la passion. 

Loin de toi, néanmoins, je n’ose l’entamer 

Et me contente seulement de le regarder. 

          nature72.gif

Chaque jour, je rêve à ce moment merveilleux 

Où je pourrais enfin, mon regard dans tes yeux, 

Le déguster pleinement en prenant tout mon temps, 

Comme un fruit défendu qu’un jour je n’aurai plus. 

           nature72.gif

Je sais que dans ta vie éphémère je serai 

Mais avant cette issue, je veux dans ta mémoire 

Rester gravée à jamais comme une perle rare 

Enfouie tendrement dans l’écrin de tes souvenirs. 

  

                                                          thumbnailcadh4jmg.jpg Julie         thumbnailca0rbze2.jpg

La vraie Vie

Classé dans : Reflexions — 6 février, 2010 @ 8:21

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La Vraie Vie ! Quel pléonasme, me direz-vous ! Oui au prime abord, mais au second bord, la nuance est de taille. Je vais développer, vous allez voir, ou plutôt lire, si l’aventure vous tente bien sûr ?! 

Et oui, on en est là aujourd’hui ! Effectivement, nous en avons deux. Les petits plaisantins, qui ajouteraient « comme Papa », sont à priori les yeux sur le texte. Cette pensée de ma part, ou plutôt cette brève déviation hors du sujet tendrait à me rassurer. Toutefois, je dois réussir à captiver les regards jusqu’à la fin de cet article pour être entièrement satisfaite.

Dans le Bouddhisme, nous aurions 7 vies avant d’atteindre le Nirvana, mais soyons modestes. Deux, c’est déjà bien suffisant. Je dirai même qu’une seule vaut son pesant d’or et c’est bien à celle-ci que je vais m’intéresser aujourd’hui pour développer ma vision que j’ai d’elle, eu égard à l’expérience que j’en ai, avec quelques touches de celles des autres qui virevoltent autour de moi comme des fourmis.

Je dois préciser que la deuxième vie concerne celle vécue virtuellement par le biais d’Internet. Elle se développe sous toutes les formes, derrière un avatar qui peut être créée de toutes pièces par son clone en chair et en os. D’ailleurs Second Live veut bien dire ce que ça veut dire. Non ? C’est en Anglais…c’est tout !

Pour conforter mes dires, l’argent virtuel a fait son apparition et la création d’entreprises sur le Net est en train de faire ses premiers pas. C’est comme si nous donnions vie à notre ombre. Pas banal tout de même !

Cela est pris avec une certaine légèreté pour le moment, mais à moyen et long terme, ne nous serons-nous pas fourvoyés dans une aventure périlleuse, avec des conséquences qui pourraient bien nous dépasser, comme ce fut le cas de la découverte de la radioactivité et ses dérivés nucléaires.

L’Homme peut être fier de certaines découvertes visant à améliorer son sort, mais il y en a d’autres, comme l’énergie atomique « par exemple » ……..!!!! …..ayant de forte chance de nous pulvériser en final, quand ses utilisateurs seront complètement dépassés à leur tour par cette force indestructible.

La vraie Vie ! Plus je m’interroge et plus je pense qu’elle est en nous, tout simplement. Cette énergie qui nous manipule comme des marionnettes au gré de sa fantaisie. C’est ainsi que nos humeurs peuvent s’apparenter aux bulletins météorologiques. Cette vie est intérieure, intrinsèque à notre personnage.

Nous la protégeons du monde extérieur en nous recroquevillant sur nous-mêmes bien souvent. Nous la décorons de non-dits, de secrets et même de mensonges pour lui donner du piment.

De plus, c’est la meilleure façon de montrer le meilleur de nous-mêmes aux autres. Nous pouvons nous comparer au caméléon qui change de couleur selon le lieu où il se trouve. Le pire d’entre nous est celui qui donne toujours raison au dernier qui a parlé. La figue molle des individus ! Le traître par excellence ! L’hypocrite ! Le lâche ! Le faux-cul !… et la liste est n’est pas exhaustive !

Nous voilons nos émotions et nos souffrances derrière le masque du clown triste et enterrons nos sentiments comme des trésors cachés, dont nous ne voulons surtout pas dévoilé le chemin menant à notre coeur. L’orgueil veille aux grains en maintenant les curieux à distance.

Ce sont quelques exemples, mais cela démontre bien que la vraie vie est dans notre for intérieur, et que si nous voulons que celle que nous affichons au grand jour soit la plus vraisemblable, il y a du travail à faire sur nous-mêmes.

Les psychiatres sont soi disant bien équipés au niveau de la compréhension des vies intérieures, mais personnellement, je ne suis pas du tout convaincue qu’ils soient aptes à déchiffrer tous les méandres de notre cerveau et de son fonctionnement.

La projection hors de nous-mêmes nous invitant à vivre en Société est un véritable parcours du combattant. Quel choc de civilisation oserai-je même dire ! Etant conscients que nous sommes uniques, on peut comprendre la difficulté à communiquer avec tous ceux que l’on considère comme nos frères et soeurs.

Quelle belle illusion, en fait ! Une chimère dont la Nature nous a dotée pour nous obliger à avancer à travers le temps dans le but de sauvegarder l’Espèce. Nous faire croire que nous n’existons qu’à travers les autres et avec les autres ! Et elle a fait fort pour nous en convaincre pratiquement dès la naissance.

Vous pouvez deviner quelles sont les leurres qu’elle a mis à notre disposition pour nous faire croire que la vraie vie était en dehors de nous-mêmes. Impossible d’échapper à ces miroirs aux alouettes aux pouvoirs enivrants. C’est l’Amour et ce qui l’accompagne concrètement…..le sexe.

Ne nous mentons pas ! Quel intérêt prêterions-nous à la vie sans ces deux « matières premières » de la raison de vivre ?

Tout dans la Nature nous en impose de beautés et d’artifices à nous faire mettre à genoux devant la Création.

Et pourtant, nous restons emmurés dans notre ego insatisfait et insatiable d’amour, de tendresse et d’amitié.

La solitude nous sert de compagne fidèle ; l’ombre de notre désespoir à notre incapacité à nous sentir heureux. Bien que nous réagissions toujours aux étincelles de manière positive, comme si enfin nous étions exaucés de tous nos voeux de bonheur, cela ne dure que le temps de la cueillette des fruits dans les arbres un jour d’été. Jamais nous ne parvenons à étancher notre soif de bien être !

La rouille du temps a aussi de quoi détruire nos rêves et nos illusions, mais s’installe avec lenteur, afin d’atténuer notre prise de conscience de la réalité de la vie.

Il y a nous et notre enfermement intérieur… et l’enfermement extérieur dans une immense comédie, qui se termine toujours mal, de toute manière.

C’est là que le danger de l’addiction à Internet prend toute sa dimension. Le rêve, les illusions, la sincérité ou non, et surtout tous les mensonges, les vies inventées….bref, la grosse machine de tout et n’importe quoi permet à notre for intérieur de s’exprimer dans une plus grande clarté, puisque les obstacles n’existent pas et que, surtout, l’échange et la communication avec les autres passent par un écran interposé.

Second Life est en route vers de nouvelles aventures, dont certaines avec un grand A. Mais cela ne veut pas dire qu’elles se réaliseront toutes pour le meilleur. Il faut l’espérer car si c’est le pire qui prédomine, il y a de quoi avoir froid dans le dos.

A méditer !!

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Mais l’important dans tout cela….. c’est bien de rêver….. et de continuer à le faire !!!!

JULIE

Confidences

Classé dans : Confidences — 6 février, 2010 @ 12:41

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La Sagesse Indienne

J’ai quelques précisions à apporter sur les thèmes exposés dans mon Blog. Comme vous pouvez vous en douter, ce sont des sujets qui me tiennent particulièrement à coeur, car ils concernent tous le droit à la Liberté et au Respect de la Vie. D’où mon engouement inconditionnel pour la Nature, la Faune, la Flore…et certains Humains.

J’avoue que parmi ces derniers, je ne les porte pas tous dans mon coeur et j’ai de bonnes raisons pour cela. Mais quand certains atteignent les profondeurs de mon âme, je deviens leur disciple. Il y a donc quelques-uns de ses Hommes d’exception partageant mes valeurs, des personnes qui ont toute mon estime et que j’ai envie de partager avec vous, comme on confie ses secrets à ses meilleurs amis.

Sitting Bull est un des premier Hommes-Sages, qui a éveillé en moi le questionnement sur le sens de la Vie de notre rapport à la Nature, et d’une soif intarissable de Liberté et de Respect.

Durant des années, l’affiche de son effigie et son aigle suivi de ses paroles prononcées en 

Réponse du chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une « réserve » pour le peuple indien (et réalisée par GREENPEACE – 3, rue de la Bûcherie – 75005 PARIS) 

a trôné dans chacune de mes résidences principales et je l’expose maintenant dans mon blog.Chacun de mes visiteurs et visiteuses pouvaient prendre connaissance de ces paroles de sagesse émanant d’un homme, dont le peuple était communément appelé Sauvages ou Peaux Rouges par ceux, qui étaient venus les envahir et les exterminer par la même occasion.

Les cows-boys et les indiens ! Quelle dérision cinématographique générée par les Américains ayant persuadé les spectateurs avides de leurs westerns au décor de carton pâte, qu’ils avaient raison de transformer l’Histoire du Peuple Indien à leur profit.

Bien d’autres histoires humaines pourraient se greffer à ce même schéma d’injustice et de cruauté humaine, armé de l’intolérance et du désir de domination d’une poignée d’hommes installés dans la sphère des élites décideurs.

Cependant, lorsque les opprimés se dressent devant l’opprimeur, même si le combat se compare à un bras de fer peu loyal et se termine souvent en un immense charnier, l’important sont ces hommes, et parfois un seul homme et son courage pour faire changer les marques de sillons du temps ; pour faire basculer la balance de l’autre côté ; pour créer des mythes, des héros.

A ce propos, très récemment, j’ai relevé une phrase glanée au hasard de ma curiosité littéraire. Je ne sais pas qui l’a prononcée, mais elle correspond bien à l’idée ou la définition que je me fais de MON héros. La voici :pq45c1st.gif « Le héros est celui qui relève le gant quand toutes les chances sont contre lui »Beaucoup trop de héros de cette trempe ont terminé leur carrière d’exception bien avant leur heure, mais ils ne sont pas morts. Leurs prouesses dans une résistance courageuse et admirable sont restées dans la mémoire collective. Certains ont même projeté leur personnalité à titre posthume sur le Monde, en traversant les frontières. Ils sont donc des vainqueurs, car ils ne tombent pas dans l’oubli.

Parfois, il est utile de titiller la mémoire des Hommes, qui ont bénéficié de ces sacrifices humains pour réveiller chez eux les vraies valeurs de la Vie. En ce moment, il y a un sérieux besoin de réflexions et de remise en question surtout.

Sitting Bull est aussi pour moi le frère du loup, cet animal qui est mon symbole de Liberté et de résistance face à l’Homme. Chassé, presque totalement exterminé, il est toujours là. On lui a fait une fausse réputation pour mieux s’en débarrasser. Il fait toujours peur et c’est tant mieux !

eh4hn2pk.gif Je me sens très proche de lui, au point que mon dernier chien en avait l’apparence, mais aussi des restes de son instinct de méfiance vis-à-vis de l’Homme. C’est pour cette raison que sa perte me laisse inconsolable. C’est aussi une partie de moi-même qui est parti avec elle se mêler aux étoiles dans le firmament.

J’aime de manière inconditionnelle les animaux et je les considère à l’égal de l’Homme.

Je ne supporte pas leur maltraitance, pas plus que celle faite aux enfants. Ils ont le même droit de Respect mais beaucoup trop bafoué pour ne pas se révolter contre cela.

J’espère avoir du soutien dans cette réflexion pour me conforter dans l’espoir que je ne suis pas seule à ma rallier à cette philosophie de vie. Que nous sommes plus nombreux que je le pense !

Si ce n’est pas le cas, je ne baisserai pas les bras pour autant dans mon combat personnel à rallier les sceptiques à ma cause. Les arguments ne manquent pas et parfois ils sont même distrayants.

Une bonne soirée à vous qui avez lu ces lignes en toute discrétion.

A bientôt pour la suite….. j’espère.

 Julie

 

Sitting Bull

Classé dans : Sitting Bull — 4 février, 2010 @ 8:18

sittingbull2.jpg  Sitting Bull est né en 1831 dans la région de Grand River appelé maintenant DAKOTA DU SUD. Il était un homme médecin, un sage et surtout un grand guerrier chef de la tribu des Sioux Hunkpapas Lakota..

  Il est le personnage de l’histoire de la persécution des amérindiens dont le souvenir reste le plus vif dans l’esprit de nos contemporains.

Il ressentit très tôt l’invasion des terres indiennes par les colons américains. Déjà lorsqu’il était jeune garçon ; il faisait preuve d’un  grand charisme.

Il passa entièrement sa vie à essayer de trouver un terrain d’entente avec les Blancs et le gouvernement Américain. Rares sont les chefs amérindiens qui déployèrent tant d’énergie à la paix. Mais quand il dut livrer bataille, il le fit avec une rage férocité.

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A l’age de 14 ans a peine, il fit preuve d’un grande bravoure en « comptant des coups » (toucher un ennemi armé a son insu) lors d’une bataille contre les indiens Crows. Son père appelé Sitting Bull, lui offre un bouclier sacré et son propre nom.

En 1863 Il rejoignit les résistants amérindiens suite aux massacres de chasseurs hunkpapa par des colons.

En 1867 il s’allia avec Crazy Horse et Gall afin de protéger les droits des tribus, surtout après la signature du traité de fort laramie en 1868.

En 1876 Gall, Crazy Horse et Sitting Bull attaquèrent ensemble le général CUSTER à Little Bighorn, qui venait pour protéger les colons chercheurs d’or avec ses troupes. Qui engendra la mort de Custer.

Cette attaque américaine violait clairement les termes du traité. Malheureusement Sitting Bull dut quand même s’enfuir au Canada pour éviter les représailles.

Au mois de mai 1877, Sitting Bull et la majorité de sa tribu franchirent la frontière canadienne sur le long de la riviere Frenchman entre les villages de Val Marie et la région qui est aujourd’hui Mankota.

Sitting bull fut un homme plein de bon sens; un homme qui respecte les règlements.

 

Avant de partir pour le Canada, il prévient le commissaire de la gendarmerie royale à Cypress Hills, deux cents milles plus loin, de son arrivée et demande une entrevue.

Irvine, deux officiers et quelques agents se rendirent à Wood Mountain où il rencontra ce grand  chef indien.

Sitting Bull présenta une médaille argentée aux autorités et proclama

z5azgctq.gif « Mon grand-père reçut cette médaille en reconnaissance de s’être battu pour GeorgeIII pendant la révolution. Maintenant, dans ce temps périlleux, je conduis mon peuple ici pour réclamer un sanctuaire pour mon grand-père »

Irvine l’avertit qu’il était bienvenu au Canada, mais que comme tout autre citoyen canadien, lui et sa tribu devraient répondre aux autorités policières, s’ils ne respectaient pas les lois de sa Majesté.

Dès son premier jour au Canada, Sitting Bull semble avoir été attiré par Légaré (marchand canadien) et lui a fait confiance. Le chef Sioux désirait notamment, selon le major Walsh, obéir strictement la loi canadienne et ne se comportait jamais sans l’avis du marchand canadien.

Au cours des semaines et des mois, le bien être des Sioux ainsi que celui des Indiens et des Métis canadiens se détérioraient puisque le nombre de bisons diminuait et donc la nourriture était plus rare.

Missionnaires et officiers de l’armée américaine offrirent à Sitting Bull, au nom du gouvernement américain, le pardon s’il retournait aux États-Unis.

Tenace, Sitting Bull refusa malgré le départ de plusieurs groupes de Sioux du Canada vers les États-Unis en 1879.

Sitting Bull fit tout ce qu’il put afin que ses Indiens puissent être reconnus comme Canadiens et être alloués de réserves.

Malheureusement, la conjoncture fit en sorte que le gouvernement refusa d’allouer un terrain sur une réserve à la tribu de Sitting Bull. Ils se verront donc simplement accorder un sanctuaire.

 

Au début de l’automne de 1881, Sitting Bull, accompagné de quelques guerriers, se rendit au poste de la Baie d’Hudson à Fort Qu’Appelle où se retrouvait l’agent indien, Colonel Allen MacDonald pour ainsi se procurer de la nourriture.

L’agent indien, les avait informés qu’il n’avait pas assez de nourriture à distribuer à la tribu de Sittiing Bull.

Ils repartirent donc, vers Wood Mountain, bredouilles de leur rencontre. Sur le chemin en direction de Wood mountain, Sitting Bull apprit que le père Hugonard, directeur de la mission oblate dans la vallée de qu’Appelle, avait commandé de la farine.

Alors Sitting Bull décida de partir à la rencontre du père Hugonard afin d’obtenir un peu de cette farine. Apres des négociations, le père et les guerriers ont décidé d’échanger quelques outils pour de la farine.

Après un hiver particulièrement rude en 1881, Sitting Bull et ceux qui étaient toujours avec lui se rendirent finalement a l’armée américaine au Fort Buford, ou il embarquèrent sur des bateaux à vapeur.

Avant son départ il remis son fusil à son fils et lui conseilla d’apprendre a vivre avec les blancs et de se souvenir de son père comme du dernier Sioux a rendre son arme.

Il fut emprisonné pendant 2 ans, avant d’être envoyé a la réserve Standing Rock.

En 1885, il fut relâché et il accompagna alors la troupe de Buffalo Bill pour des tournée a travers l’Europe.

 

sittingbulletsafamille.jpg  Peu de temps après son installation dans la réserve Great Sioux, il est initié au nouveau mouvement spirituel en vogue au sein des première Nations, la danse des esprits (cérémonie que les chamans avait mis en place en promettant que celle-ci permettrait de débarrasser la terre des personnes blanches et reconstituerait la façon de vivre des Indiens).

Les autorités américaines se sentent menacées par ce mouvement, craignant qu’il ne mène a une révolte. Présumant que Sitting Bull en est le chef spirituel, les autorités envoient la police indienne pour l’arrêter.

Sitting Bull résista mais la lutte fut courte et malheureusement au terme de cette lutte le grand guerrier et son jeune fils sont tués.

Ils moururent  le 15 décembre 1890.

Les circonstances exactes de la mort  de Sitting Bull sont troubles, mais toujours est-il qu’un grand espoir pour le peuple amérindien est mort avec lui.

Quelques jours après sa mort, le 28 décembre 1890, plusieurs hommes, femmes et enfants Sioux périrent aux mains des soldats américains durant la bataille du Wounded Knee.

L’armée américaine avait enfin vengé la mort du général Custer et de son régiment.

La dépouille de Sittibg Bull a été enterrée au fort Yates au Dakota du nord.

En 1953, ses restes on été déplacés à Mobrige dans le Dakota du sud, où une stèle de granit marque sa tombe.

Le chant  qui suit a été chanté par Sitting Bull alors qu’il allait se rendre aux autorités  canadienne après le combat contre le Général Custer.

    Un guerrier      
J’ai été
Maintenant
C’est terminé
Un moment difficile
S’annonce.

iki’cize
waon’kon
wana’
hena’la yelo’
iyo’tiye kiya’
waon’


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La fin de la Vie et le début de la Survivance

Classé dans : Sitting Bull — 4 février, 2010 @ 8:17

dessindindien.jpg

Durant des années, j’ai affiché chez moi la :

Réponse du chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une « réserve » pour le peuple indien 

(GREENPEACE – 3, rue de la Bûcherie – 75005 PARIS) 

Durant toutes ces années, j’ai gardé l’espoir que les Hommes ne pouvaient que s’améliorer avec le temps ; que la sagesse de ce chef indien contaminerait les conquistadores du profit en les ramenant à la Raison. 

Ce texte date de 1854 et nous sommes en 2012 !

Tout ce chemin parcouru pour réaliser que la sagesse est comme une maladie orpheline, pas assez importante en nombre d’exemples pour être prise en compte, étudiée sérieusement. Et si le nombre était atteint, surtout, ne pas se contenter d’en parler, mais de trouver et appliquer des remèdes efficaces pour aboutir à la guérison de l’Inconscience Humaine.

Il est utile de prendre connaissance de ce texte. A la fin de sa lecture, il nous laisse une impression étrange d’impuissance, de désolation surtout d’appartenir à un monde si peu responsable, si déconnecté de sa planète Terre.

Pas plus tard qu’aujourd’hui, j’entendais que d’ici à quelques décennies, près de 80 % des habitants de cette planète seraient concentrés dans les zones urbaines. Un bétail bien regroupé pour mieux le dominer et l’abêtir davantage ! Et après…….!!!!??

——————————————————————————– 

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La fin de la vie et le début de la survivance ! 

 

 

 « Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?  L’idée nous paraît étrange.

 

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte est sacré dans le souvenir et l’expérience de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge. 

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme – tous appartiennent à la même famille. 

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand Chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre.

Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée. Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. 

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs.

Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. 

Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert. Je ne sais pas nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l’homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l’homme rouge est un sauvage et ne comprend pas. 

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles.

Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la surface d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon. L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle – la bête, l’arbre, l’homme, ils partagent tous le même souffle. 

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre.

Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considèrerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères. Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister. Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent. Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes. Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie ; il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même. Même l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien.  Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour – c’est que notre Dieu est le même Dieu. 

Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l’homme et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc.Cette terre Lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus. 

Mais en mourant, vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent. Où est le hallier ! Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.  »  —————————————————————————————- indiensetloup.jpg   Une autre personne, que j’ai pu apprécier à travers ses livres, en parle également. Ce Sitting Bull et son message a visiblement marqué les esprits, mais pourquoi pas ceux qui détiennent les rênes de tous les pouvoirs ?

Je vous invite à lire la réflexion de Jacques Salomé.

Ce texte est extrait du Livre de Jacques SALOME « Vivre avec les autres »

- Chaque jour… la vie. (Les Editions de l’Homme) 

 

 SITTING BULL 

 Ce chef indien, très célèbre fut l’un de mes héros préférés durant toute mon enfance. A un âge où je ne savais pas encore qu’il était non seulement un guerrier et un chef redouté, mais aussi un Homme-médecine, une des grands sages de la nation Sioux, j’aimais cet homme pour la rigueur et la cohérence de ses actes. Sitting Bull disait que l’éducation d’un enfant indien devait reposer sur cinq valeurs à transmettre et à honorer : la bravoure, le courage, la sagesse, le respect de la nature et la loyauté. 

Dans la culture judéo-chrétienne, qui fut la mienne, les dix commandements de l’Ancien Testament et quelques préceptes tirés des Evangiles formaient la base des valeurs que parents et éducateurs, durant des générations, tentèrent de transmettre aux enfants. Aujourd’hui, se produit un effritement, un émiettement, allant parfois jusqu’au rejet de la plupart des valeurs morales et religieuses qui, soit sont méconnues, soit paraissent dépassées et inutiles.

Cela n’empêche pas les enfants d’être toujours à la recherche de valeurs et de références, car ils en ont besoin pour vivre et grandir, qu’ils les adoptent ou s’y opposent, voire les transgressent. Or, la carence familiale et sociale est telle, qu’ils sont tentés de s’approprier les valeurs et les codes de sous-groupes, tels ceux du clan ou du « caïd » de leur quartier, ou ceux qu’offrent la télévision et ses héros du moment…

De fait, pour les adolescents, il devient de plus en plus rare de pouvoir s’identifier aux valeurs incarnées par les adultes de leur entourage : elles leur paraissent peu fiables et sans cohérence, surtout lorsqu’ils comparent les paroles et les actions de ces adultes. Comment transmettre des valeurs aussi essentielles et vitales que la tolérance, le respect de la vie et de la nature, la compassion, la solidarité, le prix de la parole donnée, la recherche de la vérité quand, dans le monde qui nous entoure, ces valeurs ne sont pas respectées, voire bafouées ? 

Une valeur ne peut se transmettre que si elle s’incarne dans la réalité qui nous entoure.

Nous semblons la découvrir avec étonnement, quand elle est vivifiée par une mise en pratique au quotidien. Peut-être serait-il aujourd’hui  souhaitable de revoir et d’actualiser les dix grands commandements ou de les compléter par quelques autres. Des personnalités l’ont fait dans les Ecrits de l’image, à l’occasion du passage au troisième millénaire.

Je me permets de les rappeler : « Tu ne tueras pas en mon nom, l’enfant tu respecteras, tu ne diffameras pas, l’autre tu respecteras, la mémoire tu transmettras, la science tu ne détourneras pas, l’équilibre tu retrouveras, les poisons tu refuseras, l’injustice tu combattras, responsable tu seras ». Entre les valeurs transmises à un enfant indien, voilà un siècle et demi, et celles qu’il serait souhaitable de transmettre aux enfants d’aujourd’hui, existent toutes sortes de discordances propres à un monde qui se cherche.   

« On n’est rien, mais c’est sur ce rien que tout se bâtit »                  

                                                      Yvan Amar                 

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La Comédie de la Vie

Classé dans : Reflexions — 1 février, 2010 @ 10:46

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Cette pièce, jouée en un seul acte, révèle des talents insoupçonnés à la naissance. 

L’aptitude de chaque être pour gravir les marches du temps en passant obligatoirement sur l’estrade de la vie sociale n’est pas sans ressembler à un parcours du combattant. Les chutes sont nombreuses et les plaies peuvent rester ouvertes, scène après scène, jusqu’à la fin du spectacle.    

Elle commence par les modèles jalonnant le quotidien, sous forme de parents et les rencontres de hasard. Ce qui permet à chacun de choisir le costume qui semble le mieux lui convenir à porter sous les feux de la rampe.

Pour peu que le port du masque fasse partie des artifices préconisés dans la manipulation des spectateurs, afin de les orienter sur de fausses pistes, dans le but de faire durer le suspens de la personnalité, les acteurs ont de quoi jubiler devant un public gobant des mouches, pour étancher leur soif d’admiration et leur goût du mimétisme pendant les entractes.

Bien protégés derrière leurs artifices, quelquefois à paillettes, s’il s’agit de décor grandiose attirant des foules de fans pris au piège du charisme et des talents incontestés des meneurs de troupes, certains de ces derniers accueillent le succès de leurs représentations par des applaudissements d’adhésion totale, et s’installent dans la dictature du pouvoir, une fois que les spectateurs fanatisés les voient paraître tout en haut des têtes d’affiches.  

Les levers de rideau récidivent aux Bis et aux Ter, que réclament les groupies pour voir apparaître celui par qui le bonheur arrive, le mental enchaîné dans leur crédulité et leur petitesse d’esprit. 

Les idoles ont de multiples visages dans cette comédie de la vie, et les acteurs armés de persuasion et de talents s’investissent corps et âme dans les personnages, qu’ils jouent avec beaucoup de zèle. 

Quelques-uns refusent même de sortir de l’emprise de leurs rôles, pour peu que la griserie du pouvoir et de la domination les invitent à assouvir leurs fantasmes de mégalomanes et de fous. 

Néanmoins, derrière les estrades, il y a les coulisses avec tous leurs travers. Les spectateurs les plus satisfaits s’y infiltrent avec discrétion afin de féliciter le monstre sacré, celui qui a su s’imposer sur le piédestal de sa réussite. 

L’envers du décor renvoie également une réalité, où les paillettes et les artifices se transforment en désillusions amères. Les masques tombent, les maquillages terminent sur des cotons à démaquiller dans les corbeilles de la loge. Les commérages installent des rumeurs dévastatrices. Les manigances et les conspirations s’activent à déstabiliser ou détrôner la tête d’affiche.

Jusqu’au jour où la représentation est terminée ! Elle peut finir en four si les manigances et les luttes intestines entre acteurs pourrissent définitivement les coulisses du quotidien. 

Cependant, l’ultime représentation peut également être salutaire à des spectateurs victimes de leur fragilité et de leur soumission totale à l’acteur qui détient les ficelles.

Les marionnettes libérées cessent alors de faire la queue devant les salles de spectacle pour simplement entrevoir le héros, le gourou, le chef, le roi … 

Et de la place d’esclave sur le strapontin chancelant de l’existence, il est alors parfois trop tard pour prendre sa Vie en mains. Une vie où l’essentiel n’a pas été au programme de la représentation théâtrale, qui garnit les livres d’Histoire d’acteurs sifflés, applaudis, remerciés, doublés. 

Une Vie consacrée au spectacle son et lumière, sans effets spéciaux, d’un royaume où la Nature sert de décor fabuleux à l’éveil, la connaissance et au respect des vraies valeurs.

La Comédie de la Vie joue souvent une farce de mauvais goût, au cours de laquelle les amateurs optimistes continuent de brandir leur slogan : « La vie est belle ! » comme un médecin prescrit un remède placebo à un patient ! Qu’importe !

Arrive enfin le clou du spectacle. Le protagoniste le plus négligé, le plus méprisé, qui maintient dans la tragédie ; fait moisir dans les coulisses du désespoir. Il porte le nom de Solitude et il est celui qui frappe les trois coups, quand le glas a sonné pour un dernier baisser de rideau. 

Mais que le spectacle continue avec son  dernier numéro sur l’estrade du Souvenir et de l’Espoir !!! 

 Julie Tomiris

Fausse Identite

Classé dans : Confidences — 31 janvier, 2010 @ 11:54

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Porter un nom et en ressentir un malaise constant

Quant arrivée à l’âge où les questions se bousculent. !

N’avoir aucun contact, ne recevoir aucune affection 

De la part de ce père dont je porte le nom

 

A l’âge de 12 ans, orpheline je m’étais déclarée 

C’est pour moi comme si de père inconnu, j’étais née

Ce père, dont j’avais honte, quand le soir il rentrait

Ivre et titubant, menaçant, insultant !

Et si je sais ce que peur au ventre veut dire 

C’est à lui que je le dois, 

Pour avoir fait de mon enfance, un enfer !

 

Une peur qui ne m’a jamais quittée 

Comme un cancer qui ronge de l’intérieur !

Transformant ma vie en cauchemar éveillé 

Sans confiance en moi pour pouvoir avancer !

Une peur secondée d’un mal être profond 

Que je traîne depuis comme le boulet du condamné, 

Attaché aux chevilles pour l’empêcher de s’évader !

 

Et voilà qu’à l’âge de 30 ans, tombe la nouvelle 

Que ce père attitré, en fait ne l’est pas !

Ma mère avait « fauté’ sans avoir avoué. 

Et ne l’aurait sans doute jamais fait,

Si ma grand-mère avait décidé sur son lit de mort 

De garder à jamais pour elle ce secret. 

J’étais donc un secret de famille

 

Et fut même soulagée 

D’apprendre que celui qui a détruit mon enfance

N’était pas le père que je croyais qu’il fut ! 

Que je n’avais plus à souffrir de le haïr,

Sans me culpabiliser dorénavant 

Car étranger pour moi, il devenait vraiment ! 

Mon père biologique, jamais ne l’ai connu

 

Pourtant, son identité j’ai appris et même son histoire

Ma mère, cuisinée, ayant fini par céder 

A mes questions nombreuses posées à son sujet !

 

Elle m’a avoué aussi, que de mon existence, il était au courant

Depuis quelques années, au hasard d’une rencontre.

Mais sans chercher depuis à découvrir l’image

Du fruit de cette étreinte, échangée furtivement

Dans la fougue de sa jeunesse, un matin de printemps !

Quant à moi, il demeure encore à ce jour 

L’ombre de mes racines profondes

Enfouies à jamais dans l’indifférence et l’oubli !

Ma quête d’identité, jamais n’aboutira

Sentiment d’abandon toujours me poursuivra !! 

          Julie Tomiris                                                                     

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