Liberté de penser…… et d'écrire – Julie Tomiris

Tentative d'Etre

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JOURNÉE DES DROITS DE LA FEMME !

Posté : 8 mars, 2018 @ 8:05 dans Confidences, Débats, Mes revoltes, Nouvelles, Reflexions | Pas de commentaires »

 Révolte du balai images

Pour la majorité de mes congénères, le dicton suivant : « ça n’arrive qu’aux autres », se traduit au quotidien comme une fatalité, qui ne les concerne pas, fermant de ce fait à double tours les neurones de la compréhension, de la compassion, du respect d’autrui… de l’empathie en général, et ouvrant les portes sur la bêtise, le mépris, le complexe de supériorité qu’éveille le pouvoir de l’argent. Des comportements d’égoïsme, d’hypocrisie, d’irrespect et de domination… Bref ! De parfaits imbéciles à couronner du titre de prétentieux imbuvables et artificiels !!

Ce titulaire du « ça n’arrive qu’aux autres, après moi la fin du monde ! » se reflète très bien dans le miroir de notre Société du chacun pour soi, avec la possibilité d’écraser son prochain, sans état d’âme. Il ne fait pas bon d’être différent et de le revendiquer en ce bas monde !

Et si par malheur, vous faites partie du clan des dinosaures adeptes du respect, de la bonne éducation, du savoir-vivre, de la courtoisie, enfin des ringards au-dessus de la quarantaine bien sonnée, vous vous trouvez dans la même position que celle des animaux en voie de disparition ou à enfermer dans des réserves de survivance.

Au train où vont les choses, le seul moyen d’échapper à une anarchie responsable de la décadence humaine, c’est d’envier le choix des anachorètes et de vivre en ermite.

Quand le destin a prévu pour vous une autoroute de fourmis où le seul moyen de survivre est de jouer des coudes pour ne pas se laisser avaler par l’injustice et les dictateurs du profit, il arrive un moment où l’on regrette de ne pas se trouver enfin devant les portes du Paradis et de l’Ermitage à perpète !

Les sbires de Satan s’arrangent pour incendier l’identité de l’individu en détresse, le réduisant en cendres après les braises ardentes de la révolte, pour le disperser en final dans les méandres de la déchéance.

Le David contre Goliath des temps modernes a inversé les rôles du vainqueur et du vaincu. Le géant Goliath, représenté par l’impérialisme du profit et de son générateur : la spéculation boursière, n’est pas et ne sera jamais vaincu par le petit roi David, qui apaisait la mélancolie de son prédécesseur Saül en jouant de la harpe ! Il est révolu le temps des troubadours chantant la gloire de la minorité s’opposant dignement à la majorité. Dans un échange de forces non équitables, la raison du plus fort était parfois remise en cause et n’aboutissait pas toujours à donner raison à la représentation massive, bien connue pour sa pensée unique regroupée par un leader adroit et manipulateur.

Penser différemment aujourd’hui vous condamne à la position de fauteurs de troubles. Le seul fait de réagir à la connerie ambiante et de tenter d’imposer sa position d’être humain tout simplement, vous range dans le catalogue de ceux qui dérangent dans cette société, où la démocratie commence à échouer dans la dictature de rue, le royaume des manipulés, des esclavagés, des rejetés, des magouilleurs, des arnaqueurs… ! Tout le monde, il n’est plus beau, tout le monde il n’est plus gentil !!

La vie, qui était déjà un dur combat, est devenue celui des gladiateurs luttant à mort dans une arène poussiéreuse, qui ressemble davantage de nos jours à un hôpital psychiatrique aux dimensions internationales, dont les vainqueurs se retrouvent également à la merci du pouce de mise à mort pointé vers le sol, ou de vie épargnée pointée vers le ciel !

Dans cette fourmilière humaine, pour ne pas dire cour des miracles, la cité de la survie contre les hyènes du Pouvoir, il y a un corps de…, j’allais dire « métier », mais ce serait faire un lapsus. Car le terme le plus approprié serait : « soumission volontaire à l’esclavagisme » 1

Trop facile de prôner qu’il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens, quand on n’a pas à s’armer de gants Mapa, d’un seau et d’une serpillière pour survivre !

En outre, à constater le comportement en moyenne de ceux qui utilisent ces forçats du nettoyage des chiottes et de la merde des autres, quelle hypocrisie de vouloir le revaloriser en modifiant son appellation : technicienne de surface au lieu de femme de ménage, encore très largement usité néanmoins ! C’est comme changer le nom d’un maton à la Prison de Fresnes pour surveillant à la Joliette ! Que ne peut-on pas faire avec des mots ! Subtiles nuances de la pluie et du soleil ! Il faut ajouter l’accent du midi et le leurre est parfait !?

Si je parle de ce métier si méprisé, c’est en connaissance de cause, puisque pendant plus de quatre années, je me suis soumise à effectuer cette peine. L’enchaînement aurait pu vous faire supposer que je suis sortie de prison après 4 années d’enfermement. Psychologiquement, c’est bien d’enfermement qu’il s’agit et je me demande si l’expérience de la cage avec barreaux n’eut pas été préférable à ma position de prisonnière d’un boulot dégradant, où l’on s’aperçoit à quel point, l’être humain n’est qu’un tas de merde !

De Secrétaire de Direction dans une banque française, je me suis retrouvée après mon divorce, et à partir de 40 ans, à survivre avec les fruits en décomposition d’un licenciement économique, après une période de chômage de 10 ans, entrecoupée de petits boulots précaires, ne laissant entrevoir aucune perspective d’avenir et percevoir seulement un horizon teinté de noir, même pas capable de me faire garder ma dignité ! Noir, c’est Noir !!! Je décris là une période post-conjugale à laquelle m’avait condamné le Cavalier Noir avec son Z comme Zéro, à la pointe de l’épée et déguisé en Prince Charmant.

Mes premières heures dans cette branche de plus en plus « cotée », grâce à la candidature de personnes, dont le niveau intellectuel peut se mesurer à ceux qui les emploient, se sont déroulées dans deux écoles, un collège plus exactement et une école primaire. C’était pour moi une façon de mettre un pied dans l’étrier après avoir capté l’information d’un futur poste vacant au secrétariat de la Bibliothèque.

Une manœuvre qui ressemble plutôt au parcours du combattant, à la différence près, c’est que le soldat rampe dans la boue et que je devais, quant à moi, ramper dans la merde. La corvée de chiottes n’était pas la même, car dans l’Armée, c’est chacun son tour. Tandis que pour moi, elle était la fonction la plus importante de l’engagement, et quotidienne ! Trois étages d’escaliers à balayer et lessiver faisaient également partie de ce « sot métier, de sottes gens ! »

C’est donc le milieu enseignant, qui m’a convaincue tout d’abord du mépris accordé à ces héros rabaissés au niveau des poils de leur balai et de leur serpillière. Vous ajoutez le seau et vous avez ainsi la Trilogie de la Femme de Ménage.

C’est le soir, entre chien et loup, pour citer l’heure du crépuscule, que la starlette gantée et armée de sa trilogie hantait les couloirs désertés par les élèves et les professeurs. La lumière blafarde des plafonniers rendait l’atmosphère des lieux sinistres, où planait une odeur fétide de transpiration et de sol piétiné toute la journée de semelles de cuir et de caoutchouc. Ces couloirs étaient imprégnés d’une présence humaine dans un silence pesant.

C’est aussi durant ces séances « d’apprenti sorcier », dans la rumba du balai et de sa serpillière réalisée avec maestria, que je découvris les premiers signes d’incivilité et de dégradation gratuite de matériel. Mis à la disposition de jeunes individus soumis à l’apprentissage de leur future vie d’adultes, les traces d’irrespect et de vandalisme sautaient aux yeux de la Cosette à chaque marche gravie, non pas vers le Paradis, mais vers les chiottes du 4ème étage.

Entre le chewing-gum scotché  aux murs ou sur les marches, les yaourts éventrés gisaient çà et là sur les marches descendant vers le réfectoire. Je pouvais remplir un sac poubelles d’immondices de toutes sortes. J’aurais pu commencer une collection de marques publicitaires, identifiant chaque papier jeté par terre, alors qu’une poubelle se trouvait à dix centimètres.

Quelques classes, restées ouvertes, gardaient les stigmates d’une agitation désordonnée, dont les témoins sortis du rang attendaient patiemment qu’un larbin prenne pitié d’eux. Les chaises, ainsi traînées de droite et de gauche, semblaient encore gémir en silence de la journée écoulée dans le brouhaha. Les crayons qui tombent au sol, les livres scolaires fermés brutalement en claquant, les fous rires sous la table, le crissement pénible de la craie sur le tableau, le bruit sourd du prof se déplaçant sur l’estrade en bois, craquant à chacun de ses pas.

Il régnait un désordre parlant, qui me faisait revivre l’animation du jour. Mais une grande question me chatouilla les méninges devant ce spectacle de désolation dans un milieu censé à apprendre la discipline, le respect d’autrui. En bref ! La vie en société !!

Comment faire prendre conscience à l’Homme que la Liberté commence là où s’arrête celle des autres ? Et que le refus de changer son comportement de consommateur avide, de pollueur, sans le moindre respect des choses et des autres, ne peut résulter que sur l’anarchie, l’incivilité et qu’à force de patauger dans cet état d’esprit, la barbarie risque bien de revenir au galop, en souvenir cuisant du Moyen-Age !!

N’est-il pas le rôle des enseignants, en complément de celui des parents, que de montrer l’exemple à la génération suivante et de l’inciter, dès le plus jeune âge, à laisser un endroit mis à sa disposition, à la fois pour son éducation et ses loisirs, aussi propre qu’il le trouve en arrivant ?

Ne peut-on pas également lui faire comprendre que personne ne mérite le sort de plonger sa main dans la merde des autres, simplement du fait que les uns estiment que d’autres s’en chargeront à leur place ? Et méprisés par-dessus le marché !! Chacun doit laver devant sa porte ! N’est-ce pas la formule magique pour revendiquer la liberté ?

Je me revois traverser cette cour où quatre platanes, les racines noyées sous le béton, tendaient leurs branches noueuses et tordues vers le ciel, comme implorant la clémence du climat, l’hiver, lorsque les feuilles avaient préféré l’évasion, en se laissant emporter par les premières bises. Le hasard voulut que je rencontre un professeur retardataire, enfin décidé à quitter l’établissement. Entourée de ma trilogie, balai, seau et serpillière, et après m’avoir adressé un regard fuyant muet d’indifférence, il a continué son chemin vers la sortie, sans m’avoir adressé la moindre parole de politesse en me croisant. A croire qu’il venait d’échapper à celle par qui le scandale arrive ! Pour reprendre notre Grand Jacques : « car chez ces gens là… » on ne mélange pas les torchons avec les serviettes, pas plus que les torchons avec une serpillière accompagnée d’un seau et d’un balai. Pour en être à faire cette basse besogne, il ne faut pas avoir grand chose dans le ciboulot !! Pour sûr !

Cette première note dissonante de mépris, dont je me voyais victime, tout simplement parce que je venais faire l’entretien des lieux pour m’assurer une survie, fredonna en moi comme le blues négro-spiritual chanté par un esclave dans un champ de coton. Dans cet exemple précis, ce n’est pas qu’une question d’impolitesse. Il est plutôt inquiétant de voir confiée à pareil individu l’éducation de ses enfants. Heureusement, l’honneur est sauf, si l’on imagine qu’il faut de tout pour faire un monde et que j’ai également relevé des comportements courtois et respectueux.. Trop rares cependant !

Les statistiques restent tout de même favorables aux titulaires des neurones atrophiés d’un complexe.. de supériorité ! La caste des intouchables de la prétention et de la connerie !

En outre, lorsqu’il s’agit de parler de la merde d’autrui, le sujet prend des allures de longévité, car les exemples au quotidien pourraient faire la Une de tous les journaux.

Mesdames et Mesdemoiselles, vous qui donnez l’apparence d’être si propres sur vous, vous montrant maquillées et parfumées chaque jour, élégantes et raffinées. Pardonnez-moi, mais certaines d’entre vous mériteraient bien d’être astreintes à un passage obligatoire dans les dessous abjects de la gente humaine.

Je ne ferai pas dans la dentelle en pratiquant l’euphémisme afin d’épargner la susceptibilité des unes et des autres. Derrière ce masque de beauté fatale, c’est oublier que des petites mains javellisées, discrètes comme des souris blanches, les fantômes de la propreté, ont découvert, après votre passage, des serviettes hygiéniques pêle-mêle sur le sol des toilettes, la chasse d’eau non tirée, des couches bébé bien garnies sans même avoir été rabattues, j’en passe et des meilleurs. La petite fée du logis, si méprisée, si transparente se transforme alors en ramasse merde de coquettes salopes. Ne pas se méprendre sur la catégorie sociale capable de ces vilenies, ces exemples sortant du crû de la société « moins j’en fais, mieux je me porte ! »

Ayant œuvré dans les secteurs économiquement les plus enviés, je peux même me permettre une appréciation qui ne risque pas de m’expédier au tribunal pour diffamation, car il me suffirait de crier l’hallali pour rameuter le corps emmerdé au complet, pendant une semaine, et fournir ainsi les preuves de ma présente diatribe..

La gente fortunée possède des maisons de toute beauté, en général d’une propreté faisant de l’ombre à la moindre poussière égarée. On dit également que l’argent n’a pas d’odeur. Intox ! En fait, l’argent pue autant que ceux qui la possèdent ! Amputez-les de leurs larbins à deux francs, six sous et vous verrez si leurs demeures restent rutilantes sous les éclats de leurs poubelles quotidiennes. Je serais assez partisane de faire un essai dans ce domaine. Je suis sûre de ne pas être déçue ! Sans les petites mains qu’ils regardent trop souvent de si haut… de leur petitesse humaine, ils brilleraient beaucoup moins !

Après avoir valsé avec ma trilogie dans le corps enseignant, survolé les nimbes de la gente au-dessus de tout soupçon, j’ai atterri dans le cercle des particuliers, s’attribuant le titre b.c.b.g. de par le seul fait de pouvoir rémunérer, quelques heures par semaine, une âme sans qualification professionnelle, ou une âme suffisamment compétente intellectuellement pour prendre des initiatives, et contrainte à se dévaloriser pour lutter contre les fins de mois trop difficiles, dans un contexte social où le chômage bat son plein.

Car, comme je l’annonçais au début de ce récit « plus blanc que blanc » ou « la tornade blanche en action », le chômage a engendré une nouvelle marque de soubrette : « la starlette aux gants Mapa ! Elle sait s’exprimer dans un bon français. Sa conversation est recherchée pour les âmes esseulées. Elle donne des tuyaux, après avoir utilisé celui de l’aspirateur. Elle va même jusqu’à dépanner un débutant de l’outil informatique. Je vous décris là, la perle des cristaux de soude, celle qui se transforme en tornade blanche du sol au plafond…comme à la maison !!

Elle inspire tellement confiance que les clés du logis lui sont confiées en cas d’absence ! Elle vient aérer les lieux, arroser les plantes délaissées le temps des vacances, donner à manger aux chats, aux chiens ou aux oiseaux ! Elle s’occupe du jardin, sort la tondeuse pour faire une coupe rase au gazon, nettoie la piscine, etc.… En bref, une petite main multifonctions au cerveau quelque peu garni, toute fraîche sortie de son licenciement économique.

Si je décris à nouveau si bien cette âme, détournée de la Société à but lucratif au détriment de la dignité humaine, c’est que je suis l’une de ces « zéroïnes », ayant trébuché sur le chemin de la réinsertion, comme Jésus sur son chemin de croix !

Estimant que le primate évolué pouvait être capable d’un acte responsable, d’empathie et du respect de l’autre, je me suis lancée dans l’aventure de la fée du logis comme une bonne-sœur s’engage dans les Ordres. Pour moi, il n’était pas possible qu’une perle, aux multiples facettes, allant même au devant des désirs de son écrin, ne puisse pas soulever le couvercle de la coquille du Maître des lieux dépoussiérés et provoquer de ce fait la révision du statut et des conditions d’embauche de cette perle de culture antibactérienne !

Il est bien connu que les objets rares prennent de la valeur avec le temps et deviennent parfois un enjeu financier inestimable lors d’une mise aux enchères publiques.

Mais, hélas, la Cosette, toute diplômée soit-elle, doit se contenter du tarif minimal horaire, sans même pouvoir bénéficier de l’arrondi lors du transfert du Franc à l’Euro. Pas question non plus de voir ce tarif prendre du « grade » avec l’inflation. J’ai tout de même un petit avantage à préciser dans ce domaine pour avoir imposer mon tarif dès le départ supérieur à celui du marché courant. Une compensation dans ce monde d’exploitation de l’Homme par l’Homme ! Je n’ai pas hésité non plus à rendre mon tablier et les clefs du logis, lorsque l’overdose d’irrespect atteignait les « bornes des limites »et bien que me trouvant  aux abois financiers! On a son amour-propre tout de même !

Il a bien fallu également mettre un terme à la traversée du désert sans oasis dans cet univers de crados voulant péter plus haut que leur cul, où l’échelle des valeurs est incompatible avec le respect d’autrui et celui pour un service rendu au cœur de leur intimité.

Néanmoins, dans le style : « j’en veux pour mon argent », je voudrais citer la famille : « la honte… connaît pas ! », du style intello travaillant dans le milieu littéraire… des Éditions plus précisément. Un couple charmant, tout sourire, tout mielleux ! Tout à fait le genre qui me fait plier en quatre pour une partie de ping-pong de la convivialité et de la gentillesse. Car, malheureusement, j’ai le tort de fonctionner à l’émotion et aux sentiments, plongeant alors la tête la première dans les pièges de l’amitié intéressée.

Ensuite, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer, quand l’hypocrisie décide de dévoiler sa mesquinerie et sa bassesse ! Mais avant cela, j’aurai respecté mon engagement moral en effectuant les tâches de ménagère exceptionnelle souhaitée par les intéressés. Si encore, je me cantonnais à faire seulement ce qui concerne le contrat de principe. Non bien sûr, j’en fais un peu plus, puis encore plus. Pas besoin de me le demander, je suis montée sur ressort et je suis dynamique ! Pourquoi faire en trois heures ce que je peux faire en une ? Ainsi, je rendrai encore plus service à ces gens si sympathiques, qui me traitent comme un tout un chacun, à égalité.

Non seulement, je le fais à contrecœur, mais je pousse mon côté maso à en rajouter, avouons-le. Une vraie tornade blanche, quoi, comme précisé plus haut ! Avec moi, c’est tout ou rien. Je serais entrée dans les Ordres, je ne me serais pas contentée de prier du matin au soir, j’aurais continué à prier en dormant !!! A Lourdes, en entendant la phrase miraculeuse : « Lève-toi et marche… », non seulement je me serais levée, j’aurais marché, mais je me serais mise à courir, et même à voler. Non pas mon voisin pour ceux qui auraient les idées mal placées, mais vers les nuages pour rejoindre la tribu des anges de ma connerie.

Pour en revenir aux anges noirs de la saleté, j’étais tombée sur le gratin du « plus sale que moi, tu meurs ! » L’état des toilettes a bien failli me faire tourner de l’œil… et de honte pour eux. A croire qu’ils avaient remédier à des problèmes d’embouteillage d’intestins, en avalant des dragées Fuca, sans intention du tout de refaire la peinture (un coup d’œil à Coluche en passant !).

Je me demande si je dois entrer dans les détails, de crainte de choquer les âmes sensibles, mais en découvrant l’objet du délit, où Picasso lui-même se serait vu détrôner de sa période bleue pour ce chef-d’œuvre de la période marron… du sol au plafond avec un petit détour à l’intérieur de la cuvette en passant par la lunette. Au lieu de partir en courant, sans dire au revoir et merci bien sûr, Cosette réclama des gants ! Mapa, il n’y avait pas bien entendu ! D’ailleurs, il valait mieux utiliser des gants de jardinage, bien épais et bien solides, pour arriver à bout du ravalement mural et divers.

Une semaine d’absence de la Madame a suffi à Monsieur pour aggraver la situation. Le genre macho de la cinquantaine, en voie de voir transformer son crâne en piste d’atterrissage pour mouches égarées. Même pas le courage de descendre ses poubelles chaque jour, que je retrouvais amoncelées dans un container en plastique dans la cuisine, à la hauteur de la gamine de 24 mois qui aimait particulièrement jouer dans les parages, attirée sans doute par les odeurs  alléchantes, où les couches culottes tenaient compagnie aux restes de victuailles en décomposition. Les gants de jardin se chargeaient d’extraire, tant bien que mal, les immondices de la maxi-poubelle improvisée et de les descendre dans le local destiné à recueillir les déchets journaliers.

Je peux dire que j’ai tout de même poussé l’abnégation hors des limites de la décence et de la tolérance, comme si je tendais l’autre joue à ceux qui m’avaient humiliée, trahie, abandonnée.

Tous les mardis, je revenais toujours en me poussant et en motivant ma prouesse que les trois sous récupérés en contrepartie, m’aidaient à surnager dans la précarité de post divorce.

Toutefois, lorsque je me suis retrouvée, un jour, devant l’évier de cuisine où la vaisselle trempait, j’ai découvert l’incroyable et le pire du manque de respect. Une semaine s’était écoulée entre le fait d’avoir déposé celle-ci dans les bacs et sur les égouttoirs, sans que personne ne prenne la peine de la laver, attendant la venue de Cosette pour s’en charger. L’eau croupie avec les restes alimentaires s’était transformée en un liquide gluant et nauséabond. La cuisinière était couverte d’éclaboussures de cuisson au beurre ou à l’huile. Le Maître Coq s’en était tellement donné à cœur joie, que même les vitres de la fenêtre se trouvant juste au-dessus de la cuisinière, avaient eu droit à goûter la friture !! L’état des brûleurs de la gazinière faisait également concurrence à la période marron des toilettes.

Deux personnes si aimables, qui poussaient le mépris jusqu’à oublier quelquefois de payer l’esclave de circonstance, qui devait attendre la semaine suivante pour recevoir son dû.

Le ménage est loin, bien sûr, d’être un secteur propice à l’épanouissement de l’individu et qu’il y a certainement des choses plus intéressantes à faire, mais de là à vivre dans la… bien obligé d’appeler un chat, un chat… merde ! Même le porc se trouverait insulté, si je les comparais à ce brave animal qui, contrairement aux idées reçues, est d’une nature très propre.

Les exemples ne manquent malheureusement pas du comportement minable de certains employeurs dénués de tout scrupule. Il me vient à l’esprit celui de cette pimbêche, ex-coiffeuse, ex-femme d’employé de Banque, devenue Directrice d’École de Danse en Avignon, grâce aux relations de Papa. Elle me traitait comme une domestique, me laissant son lit à faire, alors que des traces fraîches de sperme, de la nuit écoulée, auréolaient les draps ou que les chiens avaient imprégnés de terre de jardin, quand ce n’était pas des traces de « pneus » canines, pour ne pas dire le mot de Cambronne.

Lorsque la « Reine de Saba » quittait sa maison pour son travail, je trouvais ses petits mots qui commençaient par : « Me faire… ». Ni bonjour, ni merci ! Jamais elle ne refermait un tube après usage, que ce soit le shampoing, le dentifrice, rouge à lèvres et autres produits de maquillage et de toilette. Même les bouteilles en plastique, eau et autres, s’accumulaient sur le rebord de la fenêtre de cuisine, juste au-dessus de l’évier, attendant la venue de la domestique pour être enfin mises dans la poubelle située à cinq mètres dans la cour.

Son linge à laver m’attendait également dans la machine, qui tournait pendant que je m’activais dans la maison, et que j’étendais sur le fil dans le jardin avant de partir. Trois jours plus tard, il m’attendait toujours, mais cette fois-ci pour être décroché du fil, car la gente dame n’avait pas jugé utile de le faire elle-même. Un jour, les chemises à repasser du nouvel amant s’étaient ajoutées arbitrairement aux tâches de l’esclave, qui devait de surcroît se contenter de baver devant les chocolats déposés dans des coupelles un peu partout dans la maison à la période de Noël. Si j’avais osé espérer une petite augmentation en fin d’année, en guise de pourboire ou une boîte de chocolats, je devais me mettre mes rêves dans le tiroir de mon indulgence et de ma crédulité.

Néanmoins, je rageais intérieurement de constater, une fois de plus, que la compétence et les qualités de cœur étaient diamétralement opposées à la réussite sociale.

En outre, mon talent à manier la trilogie avait fait des adeptes à voir la tornade s’activer dans le sweat-home de voisins de palier et d’immeuble. Le bouche à oreille m’avait trouvé de nouveaux clients.

Le couple suivant faisait partie de la moyenne, soucieuse d’un minimum d’hygiène. Par ailleurs, sous une gentillesse, qui s’avéra par la suite un brin hypocrite de la part de l’hôtesse, ce fut les seules heures que je ne fis pas à contrecœur. Le compagnon de la gente dame, à la retraite depuis peu de temps, se montra des plus aimables à mon égard, engageant même des conversations intéressantes, recherchant mon avis et me soumettant quelques confidences d’ordre sentimental. Enfin traitée d’égal à égal ! C’est d’ailleurs cette personne qui sollicita mon aide en informatique, se retrouvant bloqué sur la mise en page d’un livre qu’il venait de terminer sur son ordinateur.

Je pense même, que si j’avais été dans une situation sociale moins précaire, l’esseulé des heures ouvrées de sa partenaire, héritière d’une importante compagnie de transports touristiques de la région, n’aurait probablement pas rechigné à accorder à sa fée du logis, des heures supplémentaires d’un tout autre rang.

Dommage, mais le gentil homme me semblait trop soumis à sa « princesse » pour oser un jour la quitter et je me voyais mal replonger dans le rôle de l’éternelle seconde des heures creuses d’un estomac criant famine les jours de disette affective !

Un beau matin d’été, les « tourtereaux » me confièrent les clefs du nid, en vue de maintenir leurs plantes abandonnées hors portée de la canicule estivale. Je reçus un message sur mon répondeur, m’invitant à venir récupérer, le plus tôt possible, un présent fleuri déposé sur la table du salon à mon intention.

Très touchée par cette marque d’estime, je me précipite donc découvrir ce témoin de générosité de la part de la gente dame. J’aurais eu le hoquet, que le simple fait de découvrir la « chose » me l’eut stoppé tout net. Interloquée est bien le mot approprié devant le spectacle de ce pot de bégonias, les fleurs toutes fanées sous son emballage papier cadeau transparent. J’avais du mal à réaliser que l’on pouvait être capable d’un tel geste.

Comment était-ce possible que des fleurs sortant de chez le fleuriste le matin se soient fanées en une demi-journée ? La première idée qui me vint s’arrêta sur le fait que ce cadeau ne m’était pas destiné initialement, qu’elle en avait dû être l’heureuse bénéficiaire, mais qu’elle l’avait oublié quelque part, dans sa voiture ou son bureau pendant quelques jours. La plante ne s’en était pas remise, bien sûr, et s’était étiolée rapidement dans sa bulle d’air vicié.

N’étant pas du genre à jeter non plus l’argent par les fenêtres et réalisant le gâchis, elle avait dû estimer, après tout, qu’elle serait bien bonne à contenter la Conchita de service, qui ne devait pas souvent recevoir ce genre de cadeau. En plein dans le mille ! Mais il vaut mieux ne rien recevoir que de tels cadeaux empoisonnés d’irrespect.

Je me suis alors souvenue de l’air ravi au téléphone de l’auteur de ce merveilleux cadeau, visiblement heureuse de me faire preuve de sa complaisance envers moi. Il y avait quelque chose qui clochait. En attendant son retour pour lui conter fleurettes à ma manière, en usant de diplomatie et de compréhension pour en avoir le cœur net, je pris soin des plantes de l’appartement sans toutefois omettre de lui compter les heures passées pour cela et au tarif horaire des heures de fée du logis.

Lorsque je lui fis un rapport des plus amicales concernant la « superbe plante » qui m’attendait le jour de leur départ en vacances, une surprise digne de la nouvelle la plus inattendue s’imprima de manière stupéfaite dans l’expression de son visage. Elle avait pourtant choisi la plus belle, le matin même, ajouta-t-elle ! Comment était-ce possible ?? ! Complètement incompréhensible déjà pour moi, pour elle cela semblait relever de phénomènes paranormaux.

Décidée à parer la vexation en lui présentant la petite note équivalente à ma disponibilité durant leurs vacances, je compris alors qu’elle devait s’attendre à du bénévolat de ma part… ben voyons ! Ami, ami.. lorsque l’on traite Farida comme une des leurs !! A un détail près néanmoins… les fleurs ! Je vous ai apporté des bonbons, parce que les fleurs… c’est périssable !!

Aujourd’hui, après avoir connu, pendant près de cinq années, l’envers du décor de la réussite sociale, où se révèle l’individu tel qu’il est derrière le masque trompeur d’une personnalité mensongère, comme la publicité, le seuil du ras-le-bol de devoir s’abaisser à accepter de telles conditions pour surnager dans le chômage, a été atteint en ce qui me concerne.

Tous ces personnages, sans aucune pudeur, s’imaginent que ceux qu’ils payent pour nettoyer leur merde ne pensent pas, n’entendent pas, ne voient pas, ne comprennent rien… des légumes, des robots, des gants de caoutchouc, des abrutis de naissance sans cervelles, inaptes à faire autre chose que les basses besognes liées à leur intimité.

Cependant, je ne regrette pas ce stage un peu trop prolongé dans les tréfonds du mépris social, qui renforce mon admiration envers tous ceux, qui n’ont même pas le choix de pouvoir un jour rendre leur tablier en claquant la porte sur les méprisants, qui subissent les humiliations et la domination de tous ceux qui les exploitent à moindre coût, dans le but de leurs servir de larbins. Dans ce domaine là, l’abus de pouvoir prend des proportions ravivant amèrement le siècle de l’esclavage et de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, au nom du Saint-Pognon, comme toujours !

Toutefois, grand est le Roi, couronné de lauriers le Prince conquérant, idolâtrée la plus belle femme du monde, fier le héros dans le repos du guerrier… et sur le trône, chaque matin, aussi petits que toi dans l’isoloir de leurs toilettes !!

Ce fut pour moi une expérience positive, qui me prouva que l’Homme n’est qu’un Homme et que la majuscule est de trop pour le désigner. Il est bien peu de chose, malgré ses grands airs de frimes et d’autosatisfaction, et qu’aucun ne mérite que l’on mette sa dignité à ses genoux au péril de la richesse de sa propre existence, de sa liberté d’être et de penser !

Julie TOMIRIS

Article écrit le 14 juin 2003 après une période de chômage douloureuse, humiliante, suite à un divorce laissant une femme sur le carreau, après avoir subi pendant 11 années un conjoint manipulateur pervers et caractériel qui l’a mis plus bas que terre en la ruinant et la méprisant.

 

1 Contraire à un principe du Communisme qui est : le Refus à la soumission volontaire.

 

UN ARBRE VOULAIT VOIR LA MER

Posté : 28 février, 2018 @ 3:36 dans L'Aventure...c'est l'Aventure !!!, Pensees poetiques, Poesie, Reflexions, Videos Relaxation | Pas de commentaires »

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Un arbre voulait voir la mer !

Envie lui aussi de voguer, bercé par les vagues,

Sentir son essence caressée par les flots !

•✽☆.•*¨`*.••.*•✽

Un arbre voulait atteindre le rivage,

se libérer de ses racines enfouies en ancrage,

amarrées à la terre tel un cordon ombilical,

que seuls tempêtes et ouragans ont le pouvoir de rompre,

le condamnant ainsi à se coucher au sol,

devenir la proie des tronçonneuses assassines.

•✽☆.•*¨`*.••.*•✽

Un arbre voulait être sur la mer !

Se laisser dériver au gré des courants,

être éclaboussé d’écume, mais flotter tout le temps.

Ne plus être esclave des quatre saisons,

à fleurir au printemps, en hiver se dénudant !

•✽☆.•*¨`*.••.*•✽

Un arbre voulait être sur la mer !

Apercevoir au loin enfin,

l’horizon Liberté aux senteurs parfumés

d’iode marine, sans chaînes, ni racines.

Sortir de cet enfer recouvert de bitume !

Respirer l’air du large, fuir l’amertume !

•✽☆.•*¨`*.••.*•✽

Un arbre voulait naviguer,

comme autrefois il habillait la coque d’un seigneur de la mer,

conquérant et fier nef des flibustiers, révoltés ou corsaires !

De sa proue, aux formes généreuses, offerte aux océans,

en offrande sacrée de l’histoire du bateau,

elle saluait les dieux, Éole, Poséidon,

implorant à chaque vague leur grande protection.

•✽☆.•*¨`*.••.*•✽

Un arbre voulait voir la mer !

Il le voulait si fort que son tronc se tordit,

se noua, tant et si bien,

qu’il se façonna en maillon d’une chaîne

prisonnière de son ancre à un navire fantôme,

que nul port n’attend, nulle île déserte n’espère !

•✽☆.•*¨`*.••.*•✽

Un arbre qui voulait voir la mer !

Devenir navire pour s’enfuir !

Un arbre qui rêvait seulement de partir !

 

¸¸.•’´°
(¯`´¯) ✰
`*.¸.*´ 

JulieTomiris – 28/02/2018

Quand le temps s’arrête au soleil couchant :

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J’AIME LES ANIMAUX, PARCE QUE….

Posté : 22 juin, 2016 @ 8:07 dans Reflexions | 2 commentaires »

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STOP AUX DELPHINARIUMS ET PARCS AQUATIQUES
Album : STOP AUX DELPHINARIUMS ET PARCS AQUATIQUES

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J’aime les animaux depuis ma plus tendre enfance.

Ils étaient déjà un refuge affectif et réconfortant,

parce qu’ils sont en symbiose avec la Nature,

parce qu’ils se contentent de vivre dans l’essentiel, au fil des jours qui s’écoulent,

du lever au coucher du soleil, à la recherche de leur subsistance quotidienne,

et guidés par l’instinct de survie, en s’accordant le ventre plein du simple plaisir d’être en vie,

mais toujours attentifs,

prêts à prendre leurs pattes à leur cou, quand ils sont destinés à être proies poursuivies par leurs prédateurs,

ou pour fuir les cages et les prisons où certains croupissent à vie,

en étant seulement coupables d’être des animaux à exploiter d’une manière ou d’une autre.

 

J’aime les animaux parce que, vivant à nos côtés, ils savent se faire aimer de manière inconditionnelle,

offrir leur tendresse et leur reconnaissance d’être aimés,

qu’ils reçoivent comme un cadeau inestimable qu’on leur fait.

 

J’aime les animaux parce que, ils ne se fabriquent pas de faux besoins,

ne se masturbent pas la cervelle de faux semblants ni de faux sentiments,

qui ne sont que sensiblerie et commedia dell’arte !

 

J’aime les animaux parce que, ils sont les seuls modèles que je respecte

dans leur comportement individuel social et même à défendre leur territoire.

 

J’aime les animaux parce que, ils n’utilisent pas d’autres armes que leurs attributs naturels,

qu’ils n’ont pas utilisé la bombe atomique contre leurs congénères,

en faisant d’un seul coup des centaines de milliers de morts…. !

 

J’aime les animaux parce que, ils sont plus sensibles que les humains

et n’ont pas besoin de la parole assassine diffusant mensonges, jugements, et condamnations.

 

J’aime les animaux parce que ils ne m’ont jamais déçue, ni trahie, ni manipulée !

J’aime les animaux parce que, ils sont authentiques et sans détour,

accueillant les jours de leur vie dans le carpe diem,

résignés devant l’adversité et les forces incontournables régies par notre Planète Terre.

 

Et plus je connais les humains, plus je m’éloigne de mon Espèce,

plus je me rapproche de leurs victimes, leurs martyrs, leurs boucs émissaires,

avec l’espoir blotti au fond de moi, que la folie des hommes,

dans son évolution cataclysmique, épargne tous les animaux.

Que ces derniers soient les seuls survivants de cet apocalypse prévisible,

enfin débarrassés de ces parasites, ces nuisibles les ayant utilisés,

exploités comme des objets avec une valeur marchande spéculative et indigne ;

les ayant sacrifiés dans le rire et la festivité dans les pires tortures

et dans des bains de sang dignes de la plus grande cruauté et barbarie.

 

Chaque jour qui passe me conforte dans ce parti pris irréversible,

car il est une évidence que, quels que soient les révoltes,

il ne s’agit que d’une poignée d’humains qui se battent,

tels des pots de terre contre des pots de fer dans une lutte inégale,

et alors que la justice se range du côté des coupables.

 

Il m’a seulement suffi de faire un bilan dans le cours de ma petite vie

pour choisir mon camp à l’issue de celle-ci.

A même faire le rêve que si un paradis existe,

il est sûrement celui des animaux.

Que mon vœu soit exaucé d’avoir droit à en franchir l’entrée, 

avec l’idée d’être enfin en bonne compagnie et pouvoir reposer en paix !

 

Julie TOMIRIS    

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Iris ma Princesse

 

Les Solitudes

Posté : 28 mai, 2013 @ 10:49 dans Reflexions | 1 commentaire »

 

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Amie, Ennemie, elle est caméléon !

Aimée ou détestée, elle passe de la couleur rose à celle du noir,

quand elle ne choisit pas de plonger sa victime dans le désespoir.

Elle séduit quand la présence de l’autre devient insupportable.

Fait peur perdu dans le désert ; fait paniquer au milieu de nulle part.

Comme dans la foule, où les repères s’envolent,

Où tout devient possible, en pire ou en meilleur !

Au milieu d’une agitation incontrôlable ;

quand les bruits sont assourdissants, à faire implorer le silence,

jusqu’à se réfugier dans celui d’une église, d’une cathédrale,

d’un temple ou d’une mosquée,

tout en étant non croyant !

 

Elle peut être la compagne fidèle, comme l’a chanté Georges Moustaki.

Être tentaculaire, mortifère, résulter du grand mépris d’autrui.

L’indifférence la comble pour être celle à laquelle on s’accroche,

en se recroquevillant en son cœur, dur comme de la roche.

La solitude c’est le silence des mots !

La pensée qui bouillonne en solo !

Un monologue avec son ego !

Un one-man-show sans spectateurs,

seulement applaudi par des pleurs !

 

Elle s’invite à chacune de nos crises existentielles,

en écho de nos souffrances,

ricochant sur le mur de l’incompréhension d’autrui.

Elle s’isole avec nos démons, qui se livrent à des duels sans témoin,

en aggravant nos tourments,

dans nos face-à-face avec notre ego,

assouvissant nos sentences silencieuses aux relents d’amertume.

Une joute sans vainqueur, sans vaincu !

Le néant en victoire et sans paix intérieure !

 

A tituber à l’aveugle dans ce tunnel de l’abandon,

c’est une navigation dangereuse dans les abysses de son moi profond.

Ou une échappée belle, une fuite en avant, une évasion

d’un monde décadent sur le chemin de la perdition !

Une civilisation individualiste lui donnant le champ libre

à rameuter les candidats, volontaires ou non,

égarant tant d’âmes esseulées jusqu’à désespérance

dans l’errance de l’ermite et la désolation.

 

La solitude est aussi le berceau de la méditation,

de la symbiose absolue avec notre mère Nature.

Elle empêche le parasitage des pensées et des idées vagabondes.

Ouvre toutes grandes ses portes à la réflexion.

Elle décuple les rêves, s’offre à l’imagination.

En muse, inspire les poètes, les écrivains, les musiciens.

Elle se moque du temps pour être envahissante, ô combien !

 

La solitude est ma meilleure amie !

m’accueillant toujours les bras ouverts,

la seule qui ne m’aura jamais trahie, 

en consolation surtout de tous ces rendez-vous manqués

d’un bonheur espéré et toujours enterré, par inadvertance,

avant même d’en avoir un jour respirer ses fragrances, 

comme à la fin d’un bon repas, privée d’un délicieux dessert,

sans vraiment savoir la raison de cette injuste punition.

Elle sait faire preuve d’une infinie patience envers sa proie,

qui ne peut refuser son invitation,

et qui finit par accepter avec philosophie

son emprise possessive, ancrée avec détermination !

 

Elle est probablement le sceau du destin de la plupart des êtres humains,

qui se cherchent, s’interrogent, se remettent en question,

mais se rendent souvent coupables de finalement l’avoir choisie

comme le meilleur slogan de la liberté de penser et d’agir,

en la revendiquant, sans ruade inutile,

car accueillante, elle est, comme un ange gardien.

Protectrice, étouffante !

Le prix à payer de cette destinée toute tracée,

sans notre permission, à peine nés.

 

 

Les Solitudes dans Reflexions qm90ohx4 

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Mélancolie

Posté : 23 avril, 2013 @ 11:03 dans Reflexions | Pas de commentaires »

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La musique, un don de la Nature

qui nous entraîne dans une  communion divine avec Elle,

quand les notes flirtent avec les arbres, les fleuves, les cascades, les rivières !

Qu’elles deviennent complices avec le soleil, les étoiles, le ciel !

Captent les rayons de lune qui s’infiltrent dans le crépuscule !

A l’écouter, c’est le temps qui s’arrête,

comme une retraite de tous les problèmes accablants du quotidien.

Une envolée sublime guidée par un chef d’orchestre invisible,

dans l’espace en trois dimensions

empli d’un concerto, d’un violoncelle, d’un piano,

que des doigts talentueux libèrent

d’une âme prisonnière au dessein envoûtant,

à nous transporter, à nous transcender

vers un monde enchanteur, sans cesse renouvelé !

Un miracle de la vie réunissant les hommes

sans distinction de couleur de peau, d’origine et de religion !

La musique est l’art du Divin !

La plus belle chose qui soit

en ce bas monde qui bien trop souvent

ressemble à l’Enfer !

On dit d’elle, qu’elle adoucit les moeurs !

La meilleure arme qui existe, pour mener à la Paix !

Une arme à distribuer à toute l’Humanité !

Un entrac’te ce soir, pour moi, désabusée !

Découragée avec ce violent désir de m’évader

de cette société qui a cessé de m’amuser

de ses travers et de sa médiocrité !

Qui n’incite qu’au retrait, à la fuite, à la désertion,

devant l’inappétence qu’elle génère,

Ne plus en faire partie

et choisir le repli.

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J’aurais préféré ne pas n’être !

Posté : 28 février, 2013 @ 5:39 dans Reflexions | Pas de commentaires »

J'aurais préféré ne pas n'être ! dans Reflexions 792_a2f40

 

 

 

 

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Il suffit d’une chanson pour traduire en quelques notes de musique toute la douleur de vivre dans ce monde qui aurait été un paradis si l’Homme n’avait pas fait son apparition. Les mots de Renaud traduisent tout le mal être que je ressens moi-même à avoir débarqué sur la Planète Terre et combien avoir vite regretté de ne pas avoir eu un billet retour. Si encore il y avait un service après-vente pour faire des réclamations et exiger des dommages et intérêts pour publicité mensongère ! Nous n’avons, hélas que nos yeux pour pleurer !

Vous avez dû remarquer, tout comme moi, que lorsque vous arrivez sur Terre, vous êtes accueilli à bras ouverts, comme étant la plus belle merveille du monde ! Enfin, pour une grande majorité de nouveaux-nés, car il y a bien sûr les non désirés, les conçus par inadvertance ou étourderie en cas d’oubli des moyens contraceptifs. Mais bon, je ne vais pas faire la liste détaillée et complète des destins avortés ou non de tout un chacun. Ce qui est sûr, c’est qu’en arrivant, nous avons toutes les raisons de penser que nous avons débarqué sur une planète qui promet de nous étonner. Et nous sommes encore loin du compte, car nous ne savons pas vraiment dans quel sens et quels seront tous les facteurs…..d’étonnement !!!

Ce n’est d’ailleurs pas un cri de joie que nous lançons en arrivant, ni même comparable à celui de Tarzan sautant de liane en liane dans la jungle touffu de Bornéo ou d’ailleurs. Notre liane est le cordon ombilical et une fois coupé pour nous libérer de notre « sainte » mère, nous devons éprouver un immense sentiment d’abandon pour hurler à nous dévisser les cordes vocales à tout jamais. Vous ne m’enlèverez pas de l’idée, que nous sommes déjà conscients de la galère qui nous attend et que nous réclamons par nos cris le droit de revenir à la case départ. Et, naturellement, nous nous heurtons à notre premier mur d’incompréhension et de silence en écho, en étant pris en mains par des maître en la matière en vue d’apprendre les rudiments du port de vêtement.

Nous débarquons tout nus et le premier contact accordé est la peau de notre génitrice le temps de reprendre notre souffle tous les deux après la naissance. Puis la première chose qu’on nous oblige à faire est de nous habiller avec ces tissus qui nous blessent la peau, qui grattent et provoquent des rougeurs. Nous avons beau râler pour tenter d’exprimer que nous ne supportons pas la laine et leurs tissus synthétiques de couleur rose et bleu. Ah oui ! Parlons-en aussi de cette discrimination de sexe. Le bleu pour les garçons et le rose pour les filles !!! Brimés dès le départ jusque dans le choix des couleurs de nos « uniformes » appelés « layette » ! Et vous connaissez la suite dans l’inégalité et la lutte infernale contre la disparité. Pourquoi ne nous donnent-on pas le choix du sexe ? Et pourquoi nous imposer déjà des couleurs ? C’est un scandale !

D’autant que dans l’histoire des Hommes, les erreurs de départ ont connu par la suite des drames à assumer les vraies natures, contrariées à la naissance et bien entretenues par l’éducation et le formatage d’une société, souvent trop étriquée pour aménager des sentiers battus pour âmes en détresse d’identité. Pour ceux qui ressentent un réel inconfort à ne pas savoir s’ils sont fille ou garçon, une solution sera finalement offerte par le biais de la chirurgie et le soutien psychologique. Pour d’autres, une errance perpétuelle dans la souffrance de la frustration à être ou ne pas être.

Et pour en revenir à cette Nature aux multiples caprices, il a fallu qu’elle emmêle ses crayons de couleurs pour un résultat qui peut passer du blanc, au noir, bifurquer par le jaune, le rouge et faire au bout du compte un sac de nœuds qui va provoquer conflits, guerres, génocides, racisme, intolérance ! Vraiment pas de quoi applaudir mère Nature dans ce coup là ! Parce que déjà, entre gens de même couleur, l’entente est loin d’être cordiale et tout comme le sel sur le feu fait des étincelles, les hommes sont prompts à se chercher querelles à la moindre occasion, et même par plaisir, parce que dans leurs gènes, il y a celui du mal qui les titillent à des degrés différents, faisant des uns des doux dingues et des autres des fous à lier, voir pire et au-delà, serial-killers ou assassins, sadiques ou pervers, le choix est vaste dans la panoplie des monstres en tous genres !

Déjà dans les cours de récré à l’école maternelle, vous pouvez avoir affaire aux petits teigneux, à celui qui vous fait toutes les misères par en-dessous et qui se fait passer pour un saint, afin de vous faire punir des fautes qu’il a commises et pouvoir rigoler sous cape au moment du châtiment que vous subissez. Le manipulateur est en train de se faire la main sur vous, parce que vous avez eu le malheur d’être sa tête de turc !

Malheur à vous également si vous êtes timide, poli, honnête et respectueux !!! Vous signez votre arrêt de mort dès le départ et il vous faudra des années avant de comprendre que le monde dans lequel vous vivez est retors, hypocrite, avec des pièges à tous les coins de rue, des sourires de traîtres et des poignards prêts à vous frapper dans le dos.

Il faut reconnaître par ailleurs que la naïveté et la crédulité ont dû être intégrées au disque dur en atterrissant, car si nous avons la faculté de nous faire avoir, c’est que les formules de mises en garde n’ont pas été bien distribuées. Le manque de recul face à ces lacunes nous empêche d’éviter les pièges de la récidive, ou nous incite à ne pas les éviter pour mettre en valeur notre grande tolérance, afin de dévoiler le meilleur de nous-mêmes à ceux ou celles que nous voulons séduire dans toutes les scènes de cette comédie de la vie.

C’est bien à cela que je voulais en venir, cette commedia-dell’arte « la comédie de l’art de l’improvisation ». Des actes que nous incluons dans le destin, quand ce n’est pas le hasard, selon le degré de coïncidences et d’aléas rencontrés sur le chemin à parcourir avant le retour aux sources du néant. A la sortie de l’adolescence, nous nous laissons entraîner allègrement dans la valse à mille temps des passions et des amours éphémères, platoniques ou uniques, hautement sensibilisés par la demande expresse de la Nature exigeant la survie de l’espèce. L’attention est alors fixée sur la recherche du partenaire idéal afin de procréer et d’assurer la descendance. Une période qui met à mal la plupart des candidats obsédés par les jeux de la séduction multi-directionnelle, dont beaucoup d’ailleurs rentrent bredouilles et désespérés après une chasse infructueuse.

Happés dans la période de la séduction fatale, nous avons l’impression que le monde nous appartient, que nous sommes immortels, et pour certains irrésistibles au point de devenir collectionneurs de conquêtes, féminines ou masculines ; les deux sexes sont mis dans le même parcours du combattant avec repos du guerrier seulement autorisé après les étreintes torrides. Un sentiment de toute puissance dans la plus belle tranche des illusions, jusqu’à ce que ces dernières ne soient plus que des illusions… perdues. Mais avant cela, la part belle à l’inconscience et à satisfaire l’ego en tombant dans les pièges alléchants de l’esthétique, mettant les courbes physiques en valeur pour succomber aux leurres de l’Amour et au culte d’une jeunesse éternelle.

Le formatage ou lavage de cerveau est si bien programmé dans cette formule de la domestication progressive, que nous finissons par foncer tête baissée, puisque moutons de panurges nous sommes devenus, consentants inconscients d’une reproduction incontrôlée. La seule espèce vivante ne régulant pas sa démographie en l’acceptant galopante, à destination catastrophique. La formule est valable dans un laps de temps tributaire de l’horloge biologique ! Ce qui pousse inconsciemment les candidats, en âge de faire germer la graine, à vivement s’activer, satisfaisant ainsi leur désir irrésistible, comme une évidence incontournable, de mettre au monde la poupée, en chair et en os, que l’on veut dorloter comme sa chose, la chair de sa chair, son sang ! Etre en état de grâce devant l’heureux événement : « il est né le divin enfant ! »

Combien de parents pensent qu’un bébé est d’abord un être humain, avec sa propre personnalité, et qu’ils prennent une sacrée responsabilité à le mettre au monde ? Dans le formatage de procréation, il est bien sûr occulté cet aperçu avant impression de l’image du futur adulte,qu’ils ont fabriqué, dans un corps à corps collé-serré, et souvent même dans un moment d’égarement. Si notre prédisposition au mimétisme ou atavisme systématique se voyait interpellée par quelques réflexions avant la mise en œuvre du fruit de la passion, certains auraient tout intérêt à faire machine arrière, pour le bien de la société et même de l’humanité, et d’attendre une meilleure opportunité à se reproduire, ou plutôt à procréer !! Je pense aux parents des dictateurs, d’Hitler entre autres. Ou encore ceux de serial-killers et assassins en tout genre. Sans oublier ceux de ces grands inventeurs de génie diaboliques, comme celui qui a mis au point la bombe atomique, ou les missiles à têtes chercheuses et autres armes de guerre à destruction massive. Comme ils s’y sont mis à plusieurs, les parents seraient bons à s’inscrire à une thérapie de groupe pour soigner leurs remords d’avoir mis au monde de tels monstres.

D’accord, je dérive un peu, mais tout çà pour dire que faire des enfants n’est pas un acte anodin et qu’il ne s’agit pas seulement de jouer au papa et à la maman, ni de jouer à la poupée en passant de la théorie à la pratique. Une responsabilité trop souvent sous-évaluée parce que carrément évincée au profit d’un courant nataliste obligatoire instaurée par une société de sur-consommation. Car une grande majorité se laisse porter par l’événement, appelé « heureux » comme un désir obsessionnel pour être en accord avec la société et être reconnus par elle.

J’aurais préféré ne pas être car je ne suis pas ! Et pour avoir mûrement réfléchi à la question, à rechercher les causes de ce mécontentement originel, il en résulte que la mise sur rail n’est pas un moyen de transport des plus confortables pour réaliser ses rêves, pas plus que d’être téléguidés par des us et coutumes, et un GPS de la pensée unique pour modèle de la meilleure façon de marcher.

Ma liberté de choix, ce fameux libre-arbitre m’a été volé depuis que cette société s’est mise au régime sec, sous couvert de crise afin de légitimer les conflits d’intérêts, la mauvaise gestion politique et économique. Les kleenexs remplissent les boîtes de licenciements et sont jetés après usage dans la rue ou végètent comme des condamnés à perpétuité dans leur vie devenue poubelle.

Julie Tomiris

La Journée de la Femme : 8 mars !

Posté : 8 mars, 2011 @ 9:42 dans Reflexions | Pas de commentaires »

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Cela lui fait une belle jambe à la femme d’avoir SA JOURNEE ! C’est tous les jours sa fête !  

Alors une journée pour le lui rappeler, je ne crois pas que cela l’enchante tant que ça.  

D’ailleurs, j’ai fait le test en envoyant un sms à toutes celles que je connaissais et le résultat ne s’est pas fait attendre :  

« Tu parles, j’ai une tonne de repassage qui m’attend en rentrant du boulot, ce soir »    

« Ouais ! C’est juste le jour qu’à choisi mon cher et tendre pour me faire la gueule »

ou encore :  »Ah, ben, ce n’est pas pour autant que je recevrai un bouquet de fleurs pour l’occasion ».  

Bref ! Cette soi disant reconnaissance de la Femme en ce jour soi disant béni du 8 mars, elles n’en ont vraiment rien à faire. Qu’on se le dise !  

Rien ne change dans leur vie. Elles continuent à se plier aux désirs de leur sainteté, leur seigneurie, leur majesté, du soir au matin, que ce soit à la maison ou au bureau pour peu que leur supérieur hiérarchique soit du sexe masculin.  

Elles voudraient bien, mais elles ne peuvent point ! Quoi ?  

Mais ne plus être considérées comme une moitié seulement ! Une entière tout simplement !  Allez, j’entends déjà les commentaires ! Elle nous le fait dans le féminisme, celle-là. Elle se croit revenue au temps du M.L.F. (Mouvement de Libération de la Femme).  

Parlons-en justement du M.L.F. ! Grâce ou plutôt à cause de ces rebellions féminines, nous pourrions croire qu’effectivement le rôle de l’Homme et de la Femme dans le foyer à évolué. De la poudre de perlimpinpin !  

Bien sûr, il est possible de constater des exceptions à la règle et je peux vous dire qu’elles sont bigrement appréciées par la gente féminine. Seulement, ces exceptions, elles sont en général déjà en mains, oserai-je dire.  

Nous ne pouvons donc que crever de jalousie face aux heureuses élues de telles perles, qui ont compris que pour séduire une femme et la garder surtout, c’est de savoir à son tour faire la ménagère, s’occuper des gamins quand maman a un coup de pompe et préfère aller faire une petite sieste.  

C’est de jouer les hommes aux petits soins pour l’élue de son coeur, en n’oubliant pas son anniversaire ou celui de son mariage, par exemple. Ou de ne pas s’offrir un rasoir électrique le jour de son Anniversaire aussi ! Je n’invente rien ! C’est du vécu tout ça !  

Elles voudraient enfin être définitivement mises hors jeu de la caricature de l’Entreprise sexuelle, dont elle sont l’enjeu. Car c’est plus qu’une Entreprise, une véritable mafia maintenant la femme objet comme seule icône représentative de la sexualité bestiale. Mettant toujours, et plus que jamais, le plaisir de l’Homme en priorité et sa domination sur Elle.

Je ne parle pas de celles qui sont complètement entrées dans leur jeu de perversité par accident ou pour vivre tout simplement. Je n’ai pas à juger non plus. Quoi que ? En ce qui concerne l’évolution de l’Homme, guère de changement à ce niveau là.

L’Homme de Cro-Magnon ou de Neandertal est bien souvent notre voisin. Les poils sont tombés avec le temps, mais le cerveau a conservé le même principe de fonctionnement quand il s’agit de « faire l’amour avec elles ». 

Nous ne sommes pas des sauvages ! Nous sommes des Hommes ! Et tout est dit ! Le Tarzan des cocotiers est sans doute le juste milieu… le seul homme ayant conservé son état primaire tout en restant le chouchou de ses dames. D’ailleurs, il est toujours dans le Hit des modèles de la virilité qui ont fait crouler Hollywood de succès et de reconnaissance. 

Et Jane ! Quant à elle, ne pouvait que fondre devant ses muscles puissants et son cerveau de singe. Pardon pour les singes !

Allez, ne nous fâchons pas ! C’était une simple boutade, Messieurs. En fait, ce que les femmes aimeraient que vous compreniez une bonne fois pour toutes. C’est qu’elles ont un grand besoin de tendresse et de reconnaissance.

Des petites intentions tellement petites que vous ne pouvez pas dire qu’elles sont exigeantes, des emmerdeuses, quoi !

Elles se plient en quatre pour vous, elles sont prêtes à décrocher la lune pour vous. D’ailleurs par moment, elles y parviennent !

Bref ! Elles vous aiment et sont à vos petits soins ! Alors qu’est ce que cela mérite ?

revelationclubmetrojournedelafem.jpg Que vous y réfléchissiez….. et que vous agissiez en conséquence ! Un peu de tendresse bordel ! Ce n’est pas dans mon langage habituel, mais je pensais au film « De la tendresse bordel ! ».

Quant à vous Mesdames, j’espère que cette journée de la femme se terminera dans les bras de votre chéri, qui vous aura offert un gros bouquet de fleurs pour vous montrer à quel point, il a pensé à vous aujourd’hui et qu’il vous aime.

La femme est l’Avenir de l’Homme !

C’est sans doute pour cela qu’il se raccroche tant à son passé et ses habitudes d’homme des cavernes en amour !

Je crois que je vais m’attirer des ennuis si je continue dans ce registre. Mais, je vous rappelle que c’est la journée de la Femme aujourd’hui ! Donc je peux agir en toute impunité.

Je terminerai en vous faisant tout de même un aveu.

Messieurs, vous êtes ce que vous êtes, mais je vous aime énormément…… de loin, c’est tout !!!!!!!!

D’où l’expression : « Loin des yeux, près du coeur »

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Julie Tomiris

Partage de l’Amour absolu

Posté : 19 août, 2010 @ 4:11 dans Reflexions | 2 commentaires »

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Ne peut pas parler d’Amour celui ou celle qui n’a pas été victime ou l’heureux(se) élu(e) du Grand Amour. Celui qui fait perdre la raison, qui vous installe dans un état second à toucher les nuages, qui vous fait planer dans les nimbes d’une félicité irrationnelle. C’est comme si vous étiez touché par la grâce, que vous aviez vu la Sainte Vierge apparaître sous vos yeux dans une grotte, par exemple !!! D’ailleurs, si vous étiez athée, vous découvrez brutalement que vous devenez croyant !

Vous perdez vos repères les plus basiques, comme le jour, la nuit. Vous ne savez plus où vous vous trouvez, sur quelle planète vous êtes. Vous vous pincez toutes les heures pour vous convaincre que vous ne rêvez pas. Ou plutôt, vous êtes dans un rêve et vous ne voulez pas qu’il s’arrête, sous peine de sombrer dans le désespoir.

C’est aussi vous ramener sur les rives de l’adolescence, la découverte de ses premiers émois sexuels et amoureux, avec ce goût de miel de la toute première fois. Car il s’agit bien d’un palais de la découverte, où les élus couronnés de tout leur Amour se laissent porter par leurs émotions, sans aucune autre arrière pensée que de s’aimer sans limite, passionnément.

C’est un don de soi à durée illimitée. Un contrat moral qui pourrait faire escalader le Mont Everest, traverser l’Atlantique à la rame, faire le tour du monde à la Voile sans escale, etc.

Le Grand Amour est un dépassement de soi, qui paradoxalement, fait naître une puissance intérieure. Un pouvoir bienfaisant qui est celui de rendre heureux l’élu(e) et de se sentir capable d’y parvenir, quand tous les deux sont sur la même longueur d’ondes.

Le besoin de l’autre devient vital comme celui de boire ou de manger. Et comme en Amour, nous ne vivons plus que de pain et d’eau fraîche, il suffit de peu pour se contenter et se sentir comblés.

Connaître le Grand Amour, c’est aussi entrer dans le monde de la Magie. Vous voyez la vie en rose et le héros de cette bande non dessinée est comme le Messie que vous attendiez depuis toujours. Dans le cas présent, vous le nommez mon Prince ou ma Princesse, parce que c’est ainsi que vous sont présenté(s) l’élu(e) de votre cœur et de votre âme, dès que vous commencez à croire au Père Noël. C’est-à-dire à l’âge de deux ans. Il arrive parfois de connaître le Grand Amour dès l’école maternelle. Les élus se font rares, mais des Roméo et Juliette en herbe, ça existe, et des plus touchantes histoires aussi d’ailleurs. En général, l’Aventure s’arrête dès le déménagement de la famille, et il vaut mieux ne pas décrire les malheurs de Sophie dans ce cas là ! Un véritable arrache-cœur pour les héros du drame, joué en un seul acte, et une vallée de larmes à faire concurrence aux légendaires pleureuses de l’Egypte Antique  !

Curieusement, de l’Enfer de Vivre, vous découvrez le Paradis de l’Amour. Le Jardin d’Eden où Adam et Eve s’aiment d’un amour pur et absolu, avant qu’Eve ait croqué la pomme bien sûr !

Cette description peut vous paraître un peu fleur bleue, à faire pleurer les midinettes dans les chaumières. Mais déjà il faudrait me trouver une fleur bleue et une midinette dans une chaumière ! Même en s’inscrivant à la Course aux trésors, les candidats risquent bien de rentrer bredouilles.

Il faut tout de même que je précise que pour se trouver dans un état pareil de déconnexion avec la Planète Terre et préférer la Lune, ou les nuages, pour planer à souhait, il est bien sûr indispensable que les protagonistes soient tombés en Amour réciproquement.

L’Amour à sens unique est celui qui court le plus les rues, en faisant un maximum de victimes sur son passage, et qui se trouve hors sujet dans cette analyse de l’Amour Absolu, ou l’approchant. Car peut-on parler d’Absolu, dès lors que nous n’avons aucun moyen de le vérifier ? Nous ne pouvons que nous poser la question : « Qu’est-ce que l’Absolu ? ». Et je crains bien que la réponse résonne en écho au-delà des frontières de l’Univers.

Deux êtres qui se rencontrent et qui se reconnaissent au fil des jours comme leur élu(e), leur moitié, leur seule raison de vivre sont des privilégiés de la vie. Il faut bien en être conscients, en constatant toutes les urgences à faire la queue à l’hôpital du désespoir, ou à végéter dans une solitude tentaculaire, gangrenant le moral et virant à la névrose, quand ce n’est pas la folie.

Connaître le Grand Amour, c’est aussi être follement amoureux, mais la camisole de force n’est pas nécessaire dans ce cas là. Pour finir à l’asile psychiatrique, il faudrait que l’un des héros se désiste d’une manière ou d’une autre, qu’elle soit volontaire ou involontaire. Et alors, c’est le drame ! C’est vous ôter la vie d’un seul coup et sans préavis. Quand on aime proche de l’Absolu, c’est le sang de l’autre qui coule dans vos veines, mêlé au vôtre. C’est ce qui vous procure cette sensation de bien-être et de dépendance aussi absolue que l’Amour que vous prodiguez à l’Etre aimé.

Que l’Amour de l’autre s’arrête et c’est le sang qui ne circule plus. Aimer à ce degré, c’est respirer avec le cœur. Même scénario si tout vient à basculer. Vous étouffez. La mort se présente brutal et inéluctable. Pourquoi dit-on Aimer à en mourir ? A votre avis ?

Si je vous parle de cette merveilleuse Aventure où l’extase est à la clé, mais avec une certaine légèreté. Il y a bien une raison à cela bien sûr. C’est que j’ai la chance de faire partie des heureuses élues de ce programme hors norme de l’Amour partagé, en me demandant encore comment ce miracle a pu se produire, et à une période de ma vie, où j’avais éteint toutes les braises du feu de l’amour, après une période de jachère dépassant largement les quatre années réglementaires pour remettre la terre en culture.

Je n’avais d’ailleurs jamais cru à cet Amour Absolu, ce Grand Amour, si ce n’est dans les films où de toute manière on finit toujours par pleurer à chaudes larmes en sortant du cinéma. Je me sentais donc bien à l’abri de cette « catastrophe » finalement, en me réconfortant à l’idée que l’Amour n’apportait que souffrances, surtout quand on avait le malheur de tirer le mauvais numéro de la loterie pour la vie conjugale, avec descendance à l’appui.

J’ai bien su ce que voulait dire « tomber amoureuse ». Finalement se faire très mal, car qui dit tomber, dit chuter !! Cependant, j’étais loin d’en vivre toute la profondeur et toute la volupté que cela procure vraiment. Maintenant, je peux dire que l’Amour est à deux vitesses. Quand on découvre la vitesse supérieure, vous recevez le ciel sur la tête, et toutes les idées reçues sur la question pour vous assommer d’incrédulité et d’émerveillement.

Votre vie également change de vitesse en passant de l’état latent, dépressif, morose, habité de regrets et de remords de surcroît, à une remise en question totale de votre personnalité. Si vous vous sentiez moche, non désirable, bonne à jeter pour être un peu plus direct, le regard de l’autre sur vous a un effet lifting des pieds à la tête. Vous vous sentez belle tout à coup et « l’objet » de tous vos désirs vous le prouve au fil des jours en vous aimant comme il ou elle n’a jamais aimé non plus. Il ou elle vous le dit, en vous proclamant qu’il ou elle vous aime, en vous le répétant, encore et encore, sans risquer jamais de vous lasser. Vous vous mettez à radoter aussi ces trois mots, comme la nourriture indispensable à cet Amour incroyable, qui n’en finit pas de vous étonner et de vous faire tourner autour de la Terre comme un satellite habité.

Vous êtes envoûté(e) complètement séduit(e). Vous ne touchez plus terre (bien sûr puisque vous tournez autour) et cette nourriture sacrée du cœur et de l’âme, vous en devenez si gourmand que vous en redemandez à volonté, augmentant même les paliers de la passion pour satisfaire à votre gourmandise.

Si l’osmose s’installe dans le couple élu en lui faisant découvrir des affinités et des goûts partagés, le Grand Amour prend du grade mais sans jamais l’agrafer sur un uniforme. Il devient complicité, fantaisie. Des regards suffisent pour se comprendre, se deviner. La lueur qui habille l’iris des Amoureux de Peynet est un aveu de leur Amour, que tous les proches ne peuvent que constater avec envie et parfois même jalousie. La symbiose qui les unit leur procure une douce chaleur intérieure, rassurante, et l’inquiétude du pouvoir de séduction est apaisée. Vous vous retrouvez à naviguer dans une mer de tranquillité. Cela vous dit quelque chose ? Quand on aime, la plus grande activité est de planer, de rêver, d’avoir la tête dans la Lune !!!

Je ne dois pas oublier de vous parler du Romantisme dans cette Aventure extraordinaire, qui occupe une place de choix dans la réussite de cette belle Histoire à deux. A mon avis, il n’y a pas de Grand Amour sans le Romantisme. C’est vraiment trop agréable !

Au premier abord, cela amène à penser au Rouge et le Noir de Stendhal, ou Les Aventures du Docteur Jivago[1], des classiques du cinéma du Grand Amour qui finissent vraiment mal, parce que la force des sentiments implique ceux de la possessivité, de la jalousie, et toutes les raisons non valables qui rendent l’amour impossible. Trop, c’est trop ! Comme dans toute chose ! Il faut toujours consommer avec modération. En fait, il faut aimer avec le plus grand respect. Qui dit respect, dit tolérance, acceptation de l’autre tel qu’il est, et non pas comme on voudrait qu’il soit, bien souvent, ou comme nous croyons qu’il est, parce que nous sommes très doués pour l’imagination et transformer nos désirs en volonté, voire exigence !

Mais le Romantisme, ce ne sont pas que des mélodrames. Une subtile imprégnation poétique de ce courant lumineux, qui vous transcende, vous transporte, vous fait battre la chamade à votre cœur, vous étonne, vous surprend.

Un petit rappel de la définition du Romantisme : « Mouvement artistique de la première moitié du XIXème siècle, qui donna la priorité à l’émotion et à l’imagination au détriment du rationalisme et de la logique. »

« Priorité à l’émotion et à l’imagination ». C’est le comportement des héros de l’Amour Absolu. Lui, délicat, attentionné, sensible, galant, enrobant la gente dame de mots doux, lui écrivant des lettres d’amour passionnées, la faisant rêver, la vouvoyant, la respectant, lui faisant des petites douceurs, lui offrant des petits cadeaux. Certains vont même jusqu’à la sérénade sous la fenêtre. Je sais que les us et coutumes ont bien changé et que celle-ci n’est plus de mise (sauf aux Marquises).

Je peux dire que l’Homme romantique n’est pas mort, parce que j’en ai rencontré un et que je suis littéralement tombée sous son charme.  Au moment de sa découverte, j’ai bien cru que j’étais remontée dans le temps, au XVIIIè siècle pour tout vous dire. Un homme capable de mettre son Amour aux pieds d’une femme comme il dépose une gerbe de fleurs en s’agenouillant devant elle. Vous en rêvez Mesdames ? Vous n’avez plus qu’à vous inscrire sur la liste des candidates à l’Ile paradisiaque de l’Amour avec un grand A !!

Le Grand Amour mérite les grands égards. Dans le Grand Amour, tout est grand. Les grands sentiments, les grandes déclarations, la grandeur d’âme. Le désir de l’autre est grand également avec une tendance vers l’immense, même !

Cet Amour là est incomparable, unique. Il n’est pas possible d’aimer deux fois comme ça. Nous investissons toute notre personne, corps et âme engloutis dans cette passion. Le don de soi est inconditionnel. Nous devenons prisonnier volontaire, esclave et vestale de cet Amour si beau, que nous aimerions voir durer toujours, et même au-delà de la mort.

Aimer à ce niveau, c’est une renaissance, une remise en question de toutes ses valeurs tronquées par le mal être de la solitude !

Pendant des années, vous vous réveillez en maudissant la journée qui arrive. Vous vous demandez ce que vous faites dans cette vie là ; quelle est la bonne raison qui va vous faire sortir du lit et vous faire activer ? Vous ne sortez jamais le dimanche afin de ne pas croiser le « bonheur » des autres, les promenades ou le jogging des familles. Les couples formés offusquent votre regard. Ce n’est pas une question de jalousie, mais tout de même, le bonheur, même s’il n’est qu’apparent, dérange et surtout déprime.

Et un jour, le miracle arrive ! Il y a vraiment de quoi passer du mode athée au mode croyant tout de même ! Dès que vous ouvrez les yeux, votre première pensée s’oriente vers l’Elu(e) de votre cœur. Vous vous précipitez sur le téléphone portable pour lui envoyer un sms, car il est indispensable de lui dire bonjour, qu’il soit tout près de vous ou à distance.

Il est utile de savoir aussi que le Grand Amour fait des envieux ! Il interpelle ceux qui seraient intéressés par cette merveilleuse Aventure, avec un grand A évidemment.

Je pense que si tout le monde donnait du sien, surtout quand il s’agit du rapport entre les hommes et les femmes, l’Amour, même avec un Grand A, serait tout à fait accessible par un maximum d’individus candidats.

Cela commence par le Respect de l’autre. Si d’entrée de jeu, nous en sommes au Tu et à Toi, utilisant un langage non châtié, définitivement installé dans l’intimité de l’autre et lui faisant remarquer son pouvoir, il n’est pas étonnant que l’accès aux étages supérieurs soit inconcevable. Que la tentative même d’approche des sexes opposés risquent fort de poser problèmes !

Ce n’est plus qu’un rapport de forces entre les « belligérants ». Car il s’agit bien de « combattants » auxquels nous avons affaire dans le jeu de séduction moderne, où le sexe est devenu le seul point de rencontres. La consommation de ce dernier au détriment des sentiments ! Plus personne ne veut s’attacher. Les femmes ne veulent plus être les bobonnes de ces Messieurs. Ces derniers veulent encore et toujours des femmes soumises, et non pas des aventurières du sexe, s’éclatant avec leurs copines dans un bar le temps d’une cuite à danser sur le comptoir en fin de soirée, la culotte en l’air.

Il ne s’agit pas de maintenir la ménagère les mains dans le seau à essorer sa serpillière non plus, mais les mentalités sont un peu inversées, parce que la femme a pris le pouvoir dans bien des domaines et que l’Homme s’en trouve déstabilisé.  Le temps de le digérer et d’accepter cette évolution, contre laquelle il ne peut pas faire grand-chose que….se soumettre ! En fait, il s’agit d’un « beau » méli-mélo des valeurs du couple remises complètement en question, qui ne donne pas forcément avantage à la femme. Laquelle, sous prétexte d’accéder à la parité homme-femme se livre à tous les excès, ceux-là même qu’elle reprochait au sexe opposé il y a très peu de temps encore. Il serait même utile de faire du mot « macho », un terme à attribuer aux deux sexes désormais. Parité oblige !!! Parce que c’est à se demander qui domine l’autre depuis quelques années ?!

Mais là est une toute autre histoire !!! Et il y a encore beaucoup à dire sur le sujet.

J’en suis à la période Rose. C’est-à-dire quand les deux amants sont complètement aveuglés par la lumière incandescente de leur Amour Passion. Les meilleurs moments de la naissance de l’amour. L’approche subtile des partenaires amoureux.

La distance géographique fignole le piédestal sur lequel les deux amoureux installent l’élu(e), après l’avoir idéalisé(e). L’attraction s’amplifie, décuple, quand la séparation perdure ou que la situation de l’un des partenaires est assez brumeuse, mais en voie d’éclaircissement, vers une reprise de liberté non conditionnelle, si vous voyez ce que je veux dire.

L’Amour avec un grand A n’est donc pas une chimère. Il existe avec plusieurs variantes. Mais à savoir combien de temps il peut résister à ces superlatifs du comportement des Amoureux de Peynet ? La réponse est dans l’Avenir, et il n’est jamais bon d’anticiper sur des lendemains qui chantent ou qui ne chanteront plus. Le meilleur à faire étant de jouir de l’instant présent pour être sûr(e) de ne pas avoir gâché sa vie. Sachant que le présent se rue sur l’avenir à chaque seconde et que cette chevauchée fantastique nous entraîne vers une ligne d’arrivée sur laquelle nous sommes tous très réticents d’atterrir un jour ou l’autre.

L’Amour devrait être enseigné dans toutes les écoles du monde comme la matière la plus importante à étudier. Ce sentiment sublime qui bouleverse la vie de tous les êtres humains, et dont l’absence peut mener un « oublié » aux pires comportements.

L’Homme est sur terre pour aimer et être aimé ! Même mal, c’est une nécessité, c’est vital ! Toute sa vie, il est en quête de cette aventure merveilleuse du partage des sentiments qui le métamorphose, qui lui permet d’accomplir de grandes choses, comme elle peut le pousser aux pires exactions par frustration.

L’Amour anéantit la solitude, rassure, réconcilie avec la vie, guérit les maux de l’âme, invite au désir et transforme l’acte en gourmandise. Le Grand Amour, c’est tout cela multiplié par deux dans un regard orienté vers l’infinie caresse du temps.

Mais les débuts enchanteurs du Grand Amour ne peuvent s’éterniser dans cette intensité magique, ce sentiment de bien-être total. Il n’est pas condamné pour autant à transformer les braises incandescentes en cendres. Il s’apaise en quelque sorte pour ne pas heurter trop violemment la réalité qui revient à la surface peu à peu. La chute doit être douce pour atterrir, afin de pouvoir voler à nouveau dans les sphères de la béatitude, après chaque geste d’attention et autant de preuves d’amour de l’un ou l’autre des partenaires.

La navigation du navire de l’Amour avec un grand A promet d’atteindre l’île déserte et paradisiaque, où les délices et la volupté seront la nourriture essentielle. Mais si l’équipage n’est pas assez formé aux caprices de la mer avant le grand voyage, il risque de se heurter aux désillusions des promesses noyées dans la déconvenue.

Quoi qu’il en soit, heureux ou malheureux, le Grand Amour mérite d’être vécu, C’est ce qui nous arrive de mieux dans notre vie. Une seule fois ! ….et nous n’avons qu’une seule vie ! Alors, autant le vivre à fond, le savourer comme son dessert préféré, en acceptant d’en être privé à tout jamais, si le destin en a décidé ainsi.

Comme toute chose dans la vie, rien ne dure ! Avec le temps, tout s’en va comme le chantait si bien Léo Ferré ! J’aimerais ne pas terminer sur une note pessimiste, mais il faut bien se faire une raison. Si l’Amour rend aveugle, quelle que soit la force des sentiments, l’érosion attaque les roches les plus dures. Et le Grand Amour a beau être sublime, il n’est pas exempt de l’usure du temps.

Soit il s’effondre comme un château de cartes au bout de quelques décennies, soit il se transforme en une immense tendresse à faire fondre en larmes les sensibles du courrier du cœur dans le Magazine Nous Deux !

Il est aussi possible de s’aimer toute la vie….. et même après d’ailleurs, quand il n’y a plus que le souvenir de jours heureux pour alimenter l’Amour perdu à jamais  !!!!!

Je dédie ce texte à tous les Amoureux transis, les Romantiques, surtout à ceux qui croient toujours……au Père Noël, après avoir dépassé l’âge autorisé à détourner cette féerie de la pensée.

Connaître le Grand Amour, c’est s’ouvrir la porte du rêve le plus convoité de la Planète par les habitants de cette dernière. C’est aussi se réconcilier avec les rêves de son enfance en s’abandonnant à l’authenticité des sentiments, en y ajoutant la couleur rose comme la vie, la couleur bleu, comme beauté, la couleur verte comme espoir de durer toujours, la couleur rouge comme Amour passion.

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(more…)

La Journée de l’Homme

Posté : 3 avril, 2010 @ 8:22 dans Reflexions | Pas de commentaires »

 

 

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Depuis que la journée de la Femme existe, c’est la première année qu’un Homme attentionné me la souhaite ! Un véritable scoop !

 Cela n’a pas été jusqu’à m’offrir des fleurs, mais rien que le geste fut à lui seul une gerbe de roses déposée à mes pieds.

 C’est ce qui s’appelle se contenter de peu, mais c’est aussi une preuve de grande sagesse, pour éviter de basculer dans la sinistrose des relations devenues des plus scabreuses entre les hommes et les femmes. Ne jamais décourager les bonnes volontés, devenues si rares en ces temps troublés de la relation amoureuse !

Je ne sais pas lequel des deux, de l’Homme ou de la Femme, je dois plaindre le plus, eu égard à une conjoncture des relations humaines déjà des plus scabreuses elle-aussi. Mais le constat n’est pas difficile à faire et plutôt déprimant quand on croit encore au Père Noël, enfin, je veux dire au Conte de Fées et au Prince charmant.

 Beaucoup de malentendus, de recherche d’identité, de mises à l’épreuve de l’un et de l’autre, et beaucoup de tentations, de libertés sexuelles, qui font que la « vie à deux des jours pépères » appartenant à un autre siècle est désormais bien remise en question, voir abolie pour une bonne partie des couples d’aujourd’hui.

Beaucoup tentent le diable en cohabitant quelque temps ensemble, histoire de jouer au papa et à la maman. Et disons-le, tout nouveau, tout beau ! Cupidon avait lancé sa flèche, parfois empoisonnée, mais traversé tout de même les coeurs des deux tourtereaux au point de vouloir convoler.

Les nids où sont nés les rejetons des Roméo et Juliette désunis ont pris le nom de familles « mono-parentales » et la guerre des papas revendiquant leurs droits de paternité à la garde de leur progéniture en font aujourd’hui des victimes légitimes.

homme.gifC’est alors que sont également nées les Journées….. je dirai commémoratives de la Femme et de l’Homme, sonnant le glas du romantisme, des fiançailles et des serments éternels prononcés devant Monsieur le Curé lors du plus beau jour de leur vie.

Une belle comédie en fait et que de mots menteurs, puisque plus personne n’est prêt à s’unir « pour le pire et le meilleur jusqu’à ce que la mort nous sépare ».

La journée de la Femme a été fêtée le 8 mars dernier.

Demain, c’est la journée de l’Homme ! Et comme toute fête, cela se souhaite la veille !

Contrairement à la femme, Messieurs, ce n’est pas tous les jours votre fête. Effectivement ! Bien ambiguë cette affirmation me direz-vous et vous aurez raison. La suite devrait vous éclairer sur l’interprétation la mieux appropriée.

Ne pas vous consacrer une journée valorisant votre dictature masculine, eut été une sérieuse offense faite au sexe que vous représentez, dit « fort » depuis des lustres, mais….. sans les abat-jour. Et ce, sans vouloir être rabat-joie, croyez-moi !

Le courant ambiant voudrait nous conforter dans une orientation vers l’équité, la parité, enfin contre toute forme de discrimination à l’encontre de la femme, dit sexe faible (enfin ça….. c’était dans un autre monde !), pour les convaincre que la question est prise à bras le corps, par les milieux autorisés à oeuvrer dans cette belle publicité mensongère.

Il y a bien des exceptions, mais le pourcentage est encore trop faible dans ce milieu machiste, dont les membres n’ont pas l’intention de lâcher si facilement le nonos, tenu entre les dents, représentant leur position de dominants face à la Femelle revendicative. 

C’est un combat de tous les jours pour les femmes que de revendiquer leurs droits à l’égalité. Cependant, certaines d’entre elles semblent hypnotisées par des gourous sectaires, au point de perdre leur statut d’être humain tout simplement, en dissimulant tout leur corps au regard de la société, dans laquelle elles vivent et où elles sont amenées à partager les valeurs démocratiques avec également ses avantages.

La tolérance et la liberté en font partie, mais il est inadmissible que dans une démocratie comme la nôtre, des hommes obligent leurs femmes à porter la burka, transformant ces dernières en ombres noires, déambulant dans les rues de nos villes, et revendiquant cette tenue moyenageuse comme un art de vivre en toute liberté. Et encore, même au moyen-âge, le visage n’était pas couvert !

La première fois que j’ai croisé une de ces Belphégor enrobée de tissu noir des pieds à la tête, avec juste une fente pour les yeux, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un déguisement de théâtre. Le vent s’engouffrant dans sa voilure l’a transformait en fantôme du musée des horreurs à la Foire du Trône.

En outre, quelle image donnée à l’enfant qu’elle avait dans une poussette devant elle ! Quelle modèle de communication et d’échange !!! En tant qu’adulte, l’image qu’elle me donnait me faisait même peur, comme tout droit sortie d’un film d’épouvante.

Que son enfant soit habitué à cet habit symbole de refus du monde extérieur, admettons, mais il faut imaginer la tête des enfants qui la découvrent pour la première fois aux portes des écoles ! De quoi franchement faire une crise d’anxiété !

Il y a quelques jours encore, en attendant le tramway sur le quai, j’ai rencontré une forme noire dont on ne voyait même pas les yeux puisqu’un voile recouvrait  la fente lui permettant de voir. Aucun bout de peau n’était apparent. Même les mains portaient des gants…noirs ! Aucun moyen de savoir s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Une image de provocation pure !

Les regards alentours se fixaient sur cette ombre comme on pourrait regarder un Ovni. Complètement hallucinés par cette apparition d’un autre monde !

L’humour n’a vraiment pas sa place dans ce phénomène soulevant des questions importantes sur la Liberté et le droit à Etre. Dans ce cas, il me semble que la femme est tellement manipulée qu’elle n’a même pas conscience du symbole qu’elle véhicule en sortant dans ces tenues d’outre-tombe, d’obscurantisme, de domination, d’humiliation que lui impose cet Homme qui ne vit pas pour la paix et le partage, mais le refus d’appartenir au monde de demain dans la fraternité multi-ethnique.

Un pur acte de communautarisme qui n’a même rien à voir avec la religion musulmane et dont il ne faut pas faire l’amalgame bien sûr. Ce serait entrer dans le jeu de ces individus plutôt réfractaires aux us et coutûmes de  la société démocratique qui les a accueillis. Leur souhait de semer la pagaille, de monter les uns contre les autres étant probablement leur seul objectif, le seul moyen aussi qu’ils aient trouvé afin de prouver qu’ils existent.

Je suis personnellement très choquée qu’au troisième millénaire, une femme se proclamant française puisse adopter une telle soumission archaïque à son cher et tendre en portant des vêtements effaçant toute trace d’identité aux yeux du monde extérieur. Une atteinte à son intégrité, son statut de femme, d’individu à part entière tout simplement.

La lutte pour la parité est donc toujours d’actualités, plus que jamais. Mais pas assez volontaire et surtout pas assez efficace dans l’application de moyens visant à remédier à tous les excès inacceptables dans une société républicaine.

Le violon habituel jouant ses petites notes rassurantes le temps d’un concerto à l’Assemblée Nationale, pour justifier des salaires, des uns et des autres dans le monde politique, qui ne sont pas des moindres, comme vous le savez, voir même outranciers pour le pleupleu de la France d’en bas.

Un euphémisme pour signifier bien sûr, les recalés du système, les préposés aux emplois précaires, les petites gens, entre parenthèses ceux qui n’ont pas inventer le fil à couper le beurre, puis……. les nouveaux pauvres !

Ces derniers sont sortis de la hotte de je ne sais  quel Père Noël, mais leurs mains quêtent le son de la monnaie trébuchante, alors qu’ils sont sur le pied de guerre chaque matin pour se rendre sur les lieux (du crime), dont le prix à payer est la précarité et les fins de mois difficiles. A en tomber dans le désespoir et l’alcool pour supporter la misère ! Quand ce n’est pas la drogue et la prostitution !

Une vie d’Homme, en fait ! Assez remarquable dans nos Sociétés, nos civilisations soi-disant évoluées où les individus sont avalés par un quotidien morbide pour la plupart les menant au boulot, métro, dodo, comme le bétail mené à l’abattoir, chaque matin.

Et  ce, jusqu’à l’heure sonnée de la retraite, prenant une sérieuse rallonge à mesure que les années passent et que les moyens de les financer se réduisent à une peau de chagrin, puisque le travail n’est plus un droit, mais un parcours du combattant. A jouer des coudes pour espérer en trouver un, et le garder suffisamment longtemps pour cumuler les trimestres nécessaires à la fameuse retraite, assimilée au repos du guerrier bien mérité. 

 C’est sans compter le stress et cette dépression galopante qui gangrènent l’individu enfermé dans un système, comme un prisonnier purgeant sa peine à perpétuité. Les pieds dans les starting-blocks, prêts à en découdre, les coureurs de fonds s’épuisent sur la ligne d’arrivée et la plupart s’effondrent sur le parcours sans même atteindre l’arrivée.

Et l’Homme dans tout ça ? Il a de bonnes raisons de perdre ses repères et de s’enfoncer dans un cynisme comportemental, puisque la route qui le relie à son destin est minée et que chaque pas posé sur son avenir peut lui faire péter les plombs sans préavis, avec les conséquences faisant la une des médias quelquefois.

Fini le temps des jours heureux, de l’insouciance ! L’information et l’accès à la connaissance devraient enrichir l’Homme dans son évolution et lui permettre un certain bien-être. Mais c’est tout le contraire car, en fait, il fait le constat de toutes ses erreurs et son oeuvre d’autodestruction prend toute sa mesure à travers le monde.

Une petite minorité d’êtres humains  peuvent se targuer de connaître la jouissance de la vie, et bien sûr nés du bon côté de la barrière. C’est aussi cette petite minorité qui a fait le plus de dégâts en jouant les enfants gâtés depuis quelques décennies seulement.

Alors, la Journée de l’Homme devrait être celle qui le remet en question chaque jour pour le protéger de lui-même ; lui réapprendre la raison et la sagesse, afin qu’il se débarrasse du carcan de son égoïsme le maintenant dans son égocentrisme et l’indifférence qu’il témoigne à tout ce qui l’entoure.

Il se limite trop souvent à son petit univers restreint des éléments familiaux justifiant de sa postérité, sa petite goutte d’éternité à travers sa descendance.

C’est sans doute ce qu’a toujours voulu la Nature pour toutes les espèces de la Planète dans la survie. Mais quand l’Homme prône l’Amour à toutes les sauces et souvent n’importe comment, sans même dépasser les limites de ses grandes promesses universelles, il a de quoi se retirer dans sa coquille, se réfugier dans sa solitude protectrice d’agressions externes, puis se fabriquer un monde où tout est possible, à travers le rêve et l’imagination.

Redécouvrir l’innocence de l’enfant qui est resté en lui et ne plus se laisser entraîner dans les croyances semeuses de désillusions.

Il me semble que le monde d’Internet lui a ouvert cette possibilité d’évasion vers l’imaginaire, le virtuel. Les jouets contenus dans cette hotte à faire de l’ombre au Père Noël n’ont pas de limites, et il est probable que le bilan à venir ne soit pas des plus positifs non plus.

Mais une fois de plus, Dieu seul le sait…… et il n’est pas bavard !

En ce jour qui se voudrait être béni puisque c’est la Journée de l’Homme, je ne peux que terminer sur une note positive en souhaitant tout de même à tous les hommes de la terre,

 

une        BONNE FETE. heart209.gif

 

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Écoutons les Dauphins, respectons l’Océan !

Posté : 10 mars, 2010 @ 6:16 dans Reflexions | Pas de commentaires »

Écoutons les Dauphins, respectons l'Océan ! dans Reflexions Vivre-Libre

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Un petit voyage relaxant dans le monde des Dauphins ; cet Univers si envoûtant qu’est l’Océan, le berceau de toute vie.

Il nous offre toutes ses richesses et à force de les prélever en abondance, en estimant que la poule pondra toujours des oeufs d’or ; 

> à force de l’utiliser comme la plus grande décharge de déchets industriels toxiques ;

> à force de le polluer, de transformer ses vagues en particules de plastique, d’être assassiné par les dégazages pirates des pétroliers, d’être transformé en champs de mines nucléaires à retardement dans ses abysses, viendra probablement le temps où il manifestera une grande fatigue de tant de souffrances subies de la main humaine.

Une seule de ses vagues suffira pour accomplir sa vengeance. Elle ne portera pas le nom de scélérate comme est nommée celle qui avance comme un mur d’immeuble de trente étages avec une force démentielle, elle portera le nom de « la plaisanterie est finie », comme la gifle donnée à un enfant par sa mère. A la différence qu’il ne s’agira pas d’une caresse accentuée, mais d’une véritable correction donnée à l’Homme.

Matière à réflexion n’est ce pas ? Mais que faire, diable ? Simplement ouvrir les yeux sur le monde de demain en ayant un bon comportement dans notre présent. Ne jamais oublier que chaque objet jeté n’importe où est une blessure faite à la Nature et au devenir de l’Homme. Cessons le gaspillage, la récré est terminée. Le temps de réaliser la valeur des choses a franchi notre porte d’entrée, dans chaque foyer.

Puisque les Industriels ne veulent pas entendre le chant des Dauphins en revoyant leur copie sur les emballages, laissons-leur en évitant d’acheter leurs produits pré-emballés, ou alors s’en débarrasser à la sortie des Grandes Surfaces. Cela nécessite un investissement de chacun pour prendre le temps de déballer ses courses, mais l’enjeu en vaut la chandelle. L’idéal bien sûr est d’acheter tout bio, dans les enseignes spécifiques à 100 %, mais ce n’est pas non plus à la portée de tous. L’important est d’agir pour réduire ce fléau en construction devenu continents, sous lesquels nous finirons par être étouffés après que les animaux auront payé un lourd tribu, comme le constat est fait aujourd’hui du nombre exponentiel de victimes.

Il faut que les Industriels comprennent que nous ne voulons plus de leur supers emballages polluants, afin qu’ils changent leurs méthodes de conditionnement, en utilisant des formules 100 % biodégradables en un minimum de temps. Ce qui est loin d’être le cas ! D’autant plus que les sacs plastiques non biodégradables sont toujours en vente et remplacent ceux qui ont cessé d’être distribués aux caisses.  Et ils en sont même à utiliser le slogan de la protection de l’Environnement pour booster leurs parts de marché, à coups de publicités mensongères sur leurs formules de réduction des emballages non biodégradables. Rien n’arrête le lobbying  ! C’est le serpent qui se mord la queue ! Les gaspilleurs doivent être pénalisés puisqu’ils restent sourds et continuent leur marche au profit sans scrupules. 

Nous sommes tous responsables et nous devons agir en ce sens, en effectuant un véritable tri sélectif de nos déchets.

La solidarité est une noble activité humaniste, mais il n’y a aucune raison de payer pour tous les pollueurs et les pratiquants du gaspillage qui ne veulent pas se remettre en question. Et ce serait une justice que de rétablir l’équité dans ce domaine, à commencer par nos poubelles de particuliers, où le constat au quotidien prouve bien que certains utilisent les autres pour faire n’importe quoi, en abandonnant leurs déchets n’importe où, en n’utilisant pas les « tirelires » de récupération de papier, plastique, et verre provoquant un surcoût de l’enlèvement des ordures pour la communauté. Un laisser-aller inacceptable aujourd’hui encore plus qu’hier ! Un j’men foutisme qui dénote d’une éducation laxiste et irresponsable. D’autant plus que la précarité pénalise déjà suffisamment ceux qui en sont victimes et qu’il est injuste pour les plus démunis d’avoir à payer les excès désinvoltes des plus nantis. Il faut que çà change !

Nous vivons dans une Société et nous devons nous soumettre à certaines règles pour éviter l’anarchie du chacun fait ce qui lui plaît au détriment des autres et nuisant à l’environnement.  D’accord, « Vive la Liberté » est le slogan de la démocratie et je n’appelle pas à la dictature. Mais un minimum de correction et de respect envers autrui, et envers notre mère nourricière, qui en a vraiment marre de la vie de dépravés de ceux qu’elle a accueillis en son sein. Elle montre de sérieux signes de révolte et les hommes se contentent de se poser en victimes, ou s’installent dans une position de défense, au lieu de s’organiser pour vivre à nouveau en harmonie avec elle.

La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » (de John Stuart Mill).

Chacun est libre de penser et d’agir, mais sans oublier l’impératif du RESPECT qui est la clé de l’harmonie et de la paix ! me semble-t-il. Ou alors, c’est que j’ai tout faux dans mon éducation et mes convictions ! Mais aujourd’hui, je ne peux faire que le triste constat d’une irresponsabilité grandissante au nom de l’argent qui mène l’humanité droit dans un mur et surtout bien entretenue par les sbires du profit,  tirant toutes les ficelles à leur seul intérêt, au mépris de tous ceux qui les enrichissent et qui triment au quotidien.

Merci de votre partage et je compte sur vous dans cette démarche pour la Planète et la survie des espèces, toutes confondues, y compris l’Homme à moyen et long terme. Ne pas oublier non plus que les petits ruisseaux ont toujours fait les grandes rivières et que réagir est déjà un acte civique d’individus responsables ! Rien de plus nuisible que l’immobilisme et l’indifférence !

Environnement_ENVTP25DF : Dans cette diapo, vous avez la démonstration en images et en chiffres d’une consommation à faire froid dans le dos sur les conséquences en cours sur le devenir de l’Humanité. 

il75tu1c dans Reflexions

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LA DÉPRESSION….un sujet qui dérange !

Posté : 4 mars, 2010 @ 9:21 dans Reflexions | Pas de commentaires »

 

k1850985.jpg     Petite introduction

J’ai écrit cet article le 25/07/2005, très concernée par la question posée dans la Revue du Reader’s Digest de l’époque : « estimez-vous que la dépression reste, aujourd’hui encore, une maladie taboue ? »

Je n’ai pu que répondre affirmativement en raison du manque d’empathie généralisée à cette époque, qui ne me semble pas avoir évolué aujourd’hui, si ce n’est dans des discours ponctués d’un semblant d’empathie et de compassion pour encore faire croire que le problème est pris à bras le corps par les « autorités compétentes ».

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En le relisant, je pense qu’il mérite d’être mis au goût du jour, plus que jamais, puisque les suicides dans les Entreprises ressemblent aujourd’hui à une hécatombe, et que ce soit du côté des Dirigeants que des Pouvoirs Publics, il y a panique à bord ! 

Les meneurs de troupe, faisant concurrence aux meneuses de revue avec leurs paillettes dorées et leur plein de suffisance ont le derrière assis entre deux chaises. 

Les membres de leur catégorie socio-professionnelle appartenant à l’Elite de  »moi je sais tout, moi je sais faire, moi je vais trouver une solution….et moi je veux seulement gagner des électeurs à tout prix » semblent bien dépassés par les événements !!

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La Dépression est bien la conséquence d’un grand malaise de notre Société. Un mal-être à conjuguer au présent et au futur plus que jamais. Et je crains bien dans la plus parfaite indifférence, car impuissance à la clé et bien d’autres chats à fouetter sous la rubrique « grandeurs et décadence » de nos pays occidentaux, récoltant désormais ce qu’ils ont semé dans leurs colonisations conquérantes toujours, au détriment de l’Etre humain.

Les Hommes souffrent de manque d’Humanité, de reconnaissance d’individus à part entière. A force d’être considéré comme un pion sur un échiquier que l’on jette après usage comme un Kleenex, le citoyen que l’on veut irréprochable après formatage éducatif et social (ce qui n’est vraiment plus le cas d’ailleurs, étant donné le taux d’analphabétisme dans notre pays qui sévit)… le citoyen, disais-je….craque !

Tellement, que la seule sortie de secours qu’il trouve, c’est le suicide. Grave, tout de même !

Ses repères familiaux et ses valeurs morales ont disparu. C’est un enlisement dans la misère sociale à cause du chômage et de la crise (qui a bon dos et qui n’est que le fruit de l’injustice financière et sociale), dans la misère affective avec l’éclatement des couples et la multiplication des familles monoparentales.

La Dépression est comme une maladie honteuse, dont il ne faut surtout pas parler à ses proches.

Après expérience, puisque victime moi-même d’un mal être profond, ces derniers n’ont trouvé qu’une parade à mes épanchements « d’égocentrique » (à leur goût) avec des phrases maintes fois entendues : « Il faut te bouger  ! La vie n’est rose pour personne ! Chacun a ses problèmes ! On est responsable de son existence ! Il faut faire les bons choix ! » 

En fait, une dispersion semblable à  une envolée de moineaux à l’approche d’un danger inopiné. La solitude en est le fruit empoisonné !

Ce n’est pas une maladie spectaculaire comme la varicelle. Elle s’infiltre chez l’individu comme un serpent venimeux. Insidieuse, tentaculaire, elle représente la chose maléfique qui détruit l’âme, blesse le corps et annihile l’instinct de conservation dans certains cas, puisque des malades vont jusqu’au suicide.

Le tabou fait partie intégrante de la Dépression, car le malade lui-même éprouve une grande réserve à en parler, surtout s’il a l’impression de la dominer, de vivre avec, alors qu’il n’est même pas capable d’en évaluer les dégâts.

C’est un sujet si complexe que fréquenter un déprimé, c’est comme fréquenter quelqu’un atteint d’une maladie contagieuse. Sa compagnie n’intéresse pas, lasse l’entourage, car elle fait peur. Et puis, c’est tellement particulier d’un sujet à l’autre. Trop compliqué pour le vulgum pecus !

Le médecin lui-même a marché sur des oeufs lorsque, épuisée, je me suis décidée à consulter. Devant mes larmes, qui me transformaient en « Madeleine » devant lui, il a bien sûr fait preuve de compassion, mais j’ai aussi ressenti son impuissance, une panique dissimulée.

Cette malade là sort des sentiers battus ! Attention danger ! Elle est sur le point de péter les plombs ! De plus, c’était la première fois qu’il me voyait dans son Cabinet.

Toutefois, il faut traiter le sujet ! Première chose : calmer le cheval emballé avec des antidépresseurs susceptibles de le rendre doux comme un agneau. Le côté psychologique après !

Il faut dire également que les médecins généralistes n’ont pas vraiment le temps  de s’attarder sur les cas spécifiques. Je pense même qu’ils ne sont pas assez renseignés sur ce sujet. Et quand on est dépressif, on en prend finalement son parti en acceptant la drogue préconisée, en la remplaçant par d’autres, si les effets secondaires sont trop positifs.

Pour ma part, je vis avec une dépression depuis l’âge de 13 /14 ans, peut-être même avant, je ne saurais trop le dire. J’ai l’impression qu’elle me colle à la peau dès ma naissance au moment où j’ai ouvert les yeux sur le Monde.

Je me suis intéressée de plus en plus à ce problème, lorsque je me suis sentie vraiment à part des autres, ayant très tôt opté pour le retrait des troupes et l’isolement frôlant l’ermitage, aussi bien physiquement que psychologiquement.

Et encore davantage, lorsque la Médecine et les Médias ont mis un peu plus l’accent sur cette mélancolie autodestructrice, ce mal-être permanent bloquant toute capacité intellectuelle, installant le corps dans une camisole de force. Au bout du compte, vie ratée, gâchée, échec sentimental, peur de vivre, perte d’énergie, fatigue de survivre : un bilan qui ne peut qu’être tabou pour ne pas risquer d’être mis au rebus de cette Société prônant le parfait, la motivation, le combat, la résistance.

Je me suis toujours dit que la Dépression était la « gloire » des faibles, des recalés de la vie, et que si la sélection naturelle sévissait encore de nos jours, tous ceux qui en sont victimes ne feraient plus partie de ce monde.

Pour terminer toutefois sur une note d’espoir, j’ai fini par accepter la mienne sans consulter psychologue ou psychiatre, car j’ai été incapable d’en parler à qui que ce soit et parce que je ne crois pas en une guérison. C’est un mal d’être qui fait partie de la personnalité intrinsèque et qui se module en fonction de l’aventure sociale et affective.

La voie que j’ai trouvée pour tenter d’exorciser ce mal, qui me ronge l’âme comme un crabe affamé, est l’écriture. Je m’y adonne chaque jour, comme un médicament analgésique. L’écran de mon ordinateur est mon psy, et il accueille mes confidences sans jugement, sans question. C’est un travail de l’intérieur que je conseille à quiconque préfère s’exprimer par écrit que par oral.

Il y a plus de sept ans aujourd’hui, j’ai commencé un livre sur mon autobiographie, que j’ai terminé l’an dernier. Mais je n’ai pas tenté pour autant de le faire publier, en raison justement du tabou que je ressens à me livrer de l’intérieur à des inconnus, qui ne peuvent pas comprendre.

Comme d’autres circonstances, il faut être passé par-là, ou avoir vécu les mêmes événements pour se sentir proche d’autrui. Et puis, cela n’arrive qu’aux autres, comme dit l’adage des égoïstes.

Néanmoins, il n’est pas impossible que cette maladie soit banalisée dans un avenir à court et moyen terme, car les facteurs symptomatiques se développent dans cette société de consommation, qui maltraite l’individu dans le domaine humain. Le pourcentage de suicides aurait dépassé celui des accidents mortels de la circulation !

Comment se fait-il que ce grave problème ne soit pas mis en exergue avec prises de mesures, au même titre que la sécurité routière ? Pas le même rapport financier bien sûr ! On fait semblant de protéger les têtes du bétail et pour preuve de compassion, des radars tiroirs-caisses, dernier cri, sont installés sur les routes…et même au coeur des villes aujourd’hui.

Avec les suicidés, il n’y a rien à « gratter » !!! Sujet tabou même ! Les chiffres tendraient à progresser d’année en année et touchent toutes les catégories socioculturelles. En France, on aime bien faire l’autruche avant de chercher des remèdes aux problèmes de société et quand on sort enfin la tête du sable, il est trop tard pour les traiter, et encore moins les résoudre.

Comment peut-on vaincre la Dépression si les ruptures sociales, économiques, culturelles, perdurent dans un monde où le travail n’est plus un droit de l’homme, mais une priorité au Profit ? Peut-on demander à une personne de 50 ans de résister à la Dépression, si son Entreprise a décidé le dégraissage et l’installe au chômage longue durée ?

La Dépression touche également de plus en plus les jeunes, dont l’avenir est bouché d’immobilisme dans le Profit, encore et toujours.

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La Dépression est l’antagonisme de l’Espoir et de la Vie, et une « belle » image de notre Société actuelle ! 

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Matière à réflexion sur les « pilules du Bonheur » et un marché juteux

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Le Droit à Etre !

Posté : 21 février, 2010 @ 12:36 dans Reflexions | 1 commentaire »

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Nous vivons dans une société, où pour exister, il faut Etre !  

Non pas comme une personne à part entière, noyée dans le commun des mortels, après être né sous le slogan des Droits de l’Homme « Libres et égaux », mais seulement si nous sortons du lot et reconnus après être passés sous les feux de la rampe. A la télé, quoi ! 

Devenus des personnages publics, des stars du show-biz, enfin ce que nous appelons le monde People ! Car, bien sûr, pour ce clan privilégié générant sa faune de fans plus ou moins addicts, la renommée dans le temps peut s’étendre à titre posthume, bien au-delà du raisonnable, selon la ferveur des fans et de leur persévérance à faire durer leur idole devenue mythe par la même occasion. 

En outre, les livres d’Histoire sont remplis d’illustres personnages, ainsi sortis du « bétail » pour œuvrer dans leur discipline propre, qu’elle soit honorable ou non. 

L’Homme célèbre voit en règle générale le volume de ses Avoirs décupler et lui permet ainsi de pouvoir jouir de l’existence sans trop se soucier des jours qui ne chantent plus pour d’autres. 

Je ne parle pas de la période des peintres crevant la dalle et terminant leurs jours dans une piaule minable d’un quartier infâme. Exemples, Modigliani, Van Gogh, etc. 

Pour celui qui n’est personne, l’anonyme se fondant dans la foule, même si son chemin s’avère exemplaire et impose le respect, il n’intéresse personne et n’est considéré que par le seul fait de participer à la vie collective, en consommant et payant ses impôts. Surtout, qu’il ne se fasse pas remarquer ! C’est l’essentiel !

On ne demande de lui qu’il reste transparent, irréprochable, en fait. Bien sûr, les Pouvoirs Publics lui font croire qu’il est le maillon phare de l’Economie, que l’on s’intéresse à son bien-être, voir son bonheur. 

A force de l’engourdir au son des violons prometteurs, il se retrouve de plus en plus guidé, mis sur rail à l’instar d’animaux sauvages rabattus vers des pièges entonnoirs, afin de les parquer, domestiquer, etc… 

La liberté est mise au rebus et la camisole de force mentale en forte progression. La désobéissance civile a néanmoins de nombreux adeptes, mais rien à voir avec celle qui provient de membres d’une population émergée de milieux mafiosi, ne respectant pas les principes de base de la vie en société. 

Pour des trafics en tous genres, il est évident que l’anonymat est le comportement préconisé et particulièrement respecté pour se faire une place au soleil ; l’appât du gain et la fortune rapide étant l’objectif majeur fixé bien entendu. La discrétion est la qualité primordiale pour même rester en vie dans certaines circonstances. 

Que l’on soit du bon ou du mauvais bord, le pouvoir du fric, de l’Avoir règne en maître absolu dans les préoccupations essentielles de l’Etre humain. 

Ce n’est pas tout à fait de sa faute ! Il est éduqué depuis son plus jeune âge dans ce sens. Très tôt, en effet, on lui apprend le plaisir de posséder et cela commence par les jouets. 

Dès la maternité, il se voit offrir la petite girafe en caoutchouc qui couine quand on la presse et censée devenir son objet fétiche. Pas étonnant qu’il devienne accro à son Doudou ensuite, son bien le plus précieux, pour pouvoir trouver le sommeil, faute de quoi les parents ont du souci à se faire et intérêt à lancer un avis de recherche en cas de perte. 

Ceci est loin d’être une plaisanterie. Dernièrement, dans un journal quelconque, j’ai pu voir ce type d’annonce avec photo à l’appui. 

 

J’imagine le gamin inconsolable, hurlant toute la nuit le désespoir de ne plus pouvoir sucer l’étiquette de son Doudou, si vieux et abîmé qu’il ne ressemble plus à grand-chose, si ce n’est à une forme manipulée dans tous les sens, traînée en revenant de la crèche ou de l’école maternelle. 

Pourquoi un Doudou est-il si sale en général, c’est parce que la maman ne peut même pas le laver. Ce qui risquerait de traumatiser la chère tête blonde. 

Gros gros problème d’hygiène à cause du Doudou ! Ce sont les microbes qui s’en donnent à cœur joie, mais qui bizarrement ne semblent pas affecter trop le propriétaire. Surtout qu’on ne touche pas à son pote ! 

C’est dire l’état de névrose précoce des enfants ! Et je ne parle pas des effets secondaires qui se manifestent par la suite, du style T.O.C. par exemple (Troubles Obsessionnels Convulsifs). 

 

Cela commence plutôt mal, non ? 

Nous naissons libres et égaux, en principe et dès la naissance, après avoir reçu une bonne claque sur les fesses, la tête en bas, des objets nous sont imposés comme la plus grande merveille du monde après nos parents. 

Au lieu d’Etre, c’est ce que nous devons être.

C’est-à-dire de bons petits consommateurs en puissance et il faut nous formater juste après la naissance. Et grands consommateurs nous serons ! Amen, alléluia ! 

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, depuis l’âge où les choses et surtout les événements sont captés avec le plus vif intérêt, je n’ai jamais pensé autre chose que j’étais complètement manipulée. 

Après la période de « fais pas ci, fais pas ça, mouche ton nez et dis bonjour à la dame, mets pas tes coudes sur la table, on ne parle pas la bouche pleine, on se tait quand un adulte parle, on ouvre la porte à la vieille dame, etc. », l’adolescence nous ouvre les portes de la rébellion, du rejet de l’autorité et des adultes surtout, ces vieux ringards qui sont incapables de comprendre leurs rejetons en train de franchir la ligne jaune du monde adulte. 

Du gentil petit garçon qui faisait le bonheur de toute la famille, ou de l’adorable petite fille modèle qui ravissait le cœur de ses grands parents, c’est un véritable tsunami qui se produit. Un brutal choc des générations ! Des monstres sortent des chrysalides, car le style ado et leurs mouvements à la mode débile est multiple et varié. 

La tenue vestimentaire des plus horribles, comme celle des Zémos, dont le noir et les têtes de mort font fureur. 

 

Les sexes sont regroupés en un seul.

C’est ainsi que les hommes ressemblent aux filles et vice versa avec un plus net penchant à la féminisation, mais avec un accent diabolique. 

Maquillage aussi satanique que le reste et comme il y a confusion sur les sexes, la copulation est aussi multifonctions. Comme l’imprimante fait photocopie et scanner, les Zémos sont à voile et à vapeur, hétéro et homo at the same time ! 

Comme l’âge de la provocation bat son plein, toutes les limites ont volé en éclats, pour faire place à de l’exhibition sexuelle dans les jardins publics ou tout lieu pouvant satisfaire leur libido exacerbée sur la découverte du plaisir des sens, sans risquer la panne ! Leur but est de choquer et rien n’arrête plus ces petits monstres tout juste sortis de l’œuf. 

Dès lors que la reconnaissance de l’Etre demeure frustrée, la violence peut vraiment servir de contrepoids et les faits divers remplissent des pages entières dans les journaux quotidiens. Pourquoi l’Homme éprouve-t-il le besoin de flatter son ego en faisant reconnaître sa valeur, ou son œuvre, ou sa création aux autres. Cela peut lui rapporter une médaille et même beaucoup d’argent. Plutôt tentant me direz-vous ! 

Mais songe-t-il alors au piège dans lequel il peut tomber, quelles contraintes doit-il subir pour ne pas perdre son titre honorifique, qui n’est pourtant que passager. 

C’est la vie !

 

Même le meilleur des champions trouve un jour son maître et se fait dépasser par son propre élève ! Chacun son temps, car personne n’est immortel et devra un jour faire face avec celle qu’il a craint tout au long de sa vie : la solitude ! 

Alors ce droit à Etre qui provoque des conflits, des injustices, des comportements tous azimuts, négatifs ou positifs, ce n’est pas autre chose que de revendiquer le droit à la Vie, mais à égalité avec l’autre, sans discrimination, sans domination de ceux qui s’estiment les plus forts, les plus méritants, les plus intelligents, les plus beaux et…… pas assez les plus cons ! 

Alors, l’individu peut bien se ridiculiser avec des tenues vestimentaires, tenir un langage provocateur, avoir des comportements hors normes, la démocratie est là pour revendiquer tous ces choix de vie. 

Même si cela ressemble d’ailleurs davantage à l’anarchie, le droit à Etre ne peut que perdurer dans sa lutte, mais il arrivera sans doute un moment dans l’évolution de l’homme où ce dernier créera sa propre prison, pris au piège de sa mégalomanie exploratrice de l’inconnu et de son avenir, qui lui ôtera tout envie de se battre pour ce fameux droit à Etre. Car ses méninges auront subi un tel lavage de cerveau dans ce nouveau monde où le virtuel prendra toute sa dimension, qu’il ne sera même plus capable de penser tout simplement. 

Les machines et les robots l’auront remplacé pour mieux le manipuler et le faire dépendre d’eux.

Son nouveau vêtement sera la camisole de force psychologique. 

 

Un peu science-fiction cette prévision toute personnelle de ma part, mais quand je vois les présentateurs des journaux télévisés depuis quelques temps, qu’ils soient hommes ou femmes, blancs, jaunes ou verts, je peux me replonger dans ces fameuses séries de voyages dans le futur datant des années 70, comme par exemple les Envahisseurs. 

Souvenez-vous de l’allure des personnages, semblant plâtrés de la tête aux pieds, les obligeant à se figer jusqu’aux traits du visage. Des individus qui paraissent formatés, ne s’alimentant pas mais se branchant sur un chargeur made in X.Files pour requinquer les batteries en baisse de forme. 

C’est vraiment le nouveau look de nos présentateurs et présentatrices médiatiques ! Ils ne ressemblent plus à des humains, mais à des robots ! A méditer ! 

Et l’homme dans tout cela ? Etre ou ne plus Etre ? 

Merci de votre visite……

  abienttcoucherdesoleil.gif          Julie

 

Illusion : Sève de l’Espoir

Posté : 11 février, 2010 @ 10:12 dans Reflexions | 1 commentaire »

    
« Un être humain est une partie d’un tout que nos appelons l’Univers, une partie limitée dans le temps et dans l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses limites, de ses sentiments, comme de quelque chose qui serait distinct de lui, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience.

Cette illusion est une forme de prison, nous limitant à nos désirs intimes et à des sentiments pour quelques personnes autour de nous. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le spectre de nos intérêts, afin de pouvoir embrasser toute créature vivante et toute la nature dans leur beauté »                                                                                                                                                              Albert EINSTEIN 

  

  

thumbnailcambl70c.jpgSentir le parfum des roses en effleurant leurs pétales, regarder un coucher de soleil incendier l’horizon au-dessus de la mer, écouter le chant des oiseaux dans le printemps renaissant, s’attarder dans la forêt envoûtante, admirer le condor planer au-dessus des Andes ; tout ce qui a trait à la Nature révèle l’essentiel, apaisant souvent nos maux de terriens égarés dans une course effrénée de la comédie de la vie, l’illusion de l’Etre, du Paraître et de l’Avoir. 

Dès lors que nous naissons à la vie, les espoirs les plus fous sont mis en nous par nos parents. Désirés ou non, les dés sont jetés et notre rôle assigné d’Etre à part entière ! Arrivés sur la Planète Terre, les illusions les plus folles nous tendent les bras. La première, aussi innée que le cri poussé après la naissance, est de recevoir de l’Amour, de l’Amour et encore de l’Amour !

Cependant, l’overdose peut nuire à nos projets quelque fois. Mais pire est l’absence, la censure, le rejet, l’abandon affectif ! Egalement, les premières années de notre vie nous maintiennent en situation de « nanisme », car notre environnement nous paraît gigantesque. Ce n’est que des années plus tard que nous en faisons le constat, lorsque nous retrouvons les jardins de notre enfance, qu’ils soient heureux ou malheureux.

La perception des choses dans l’espace était alors, et déjà trompeuse ! Et elle ne fait qu’empirer au fil du temps, insidieusement, embrouillant nos états d’âme, transformant nos chagrins en désespoir, bousculant sans ménagement nos tentatives de construction de châteaux en Espagne, malmenant notre quotidien enlisé dans la médiocrité, réduisant nos espoirs au néant. 

La vie n’est qu’une grande illusion captive de nos idéaux ! Sans elle, la vitesse de croisière se ferait à reculons. Elle est le moteur de notre existence et elle s’habille de leurres pour mieux nous lier à son despotisme. 

L’illusion perdue et tout s’écroule comme un château de cartes dans un souffle de vent. L’illusion, c’est croire, avoir la foi en quelque chose ou quelqu’un. C’est elle qui permet de nous investir dans telle ou telle direction.

Qu’importe le chemin parcouru, qu’il soit bon ou mauvais ! Elle est la sève de l’espoir, le guide spirituel à notre destinée, mais elle peut nous entraîner sur des chemins les plus chaotiques où déceptions, regrets ou remords s’en donnent à cœur joie pour nous torturer. 

Depuis que l’Homme s’est laissé glisser corps et âme dans cette société de consommation, ses priorités se sont réfugiées dans le « Paraître »  en accentuant les leurres pour mieux séduire. La chirurgie esthétique voit fleurir des nouvelles vocations de bistouri multidirectionnel afin de satisfaire les accros du remodelage et du ravalement de façade. 

Le candidat, conquis par les dernières nouveautés technologiques, plonge tête baissée vers le bloc opératoire, pour offrir ensuite aux autres, le résultat de l’illusion qu’il voulait donner. Il éprouve du bien-être, si bien sûr le chirurgien ne s’est pas transformé en Frankenstein au début de sa carrière, se reprenant à plusieurs fois avant le résultat final. 

Comment modifier une part de soi-même, faisant partie intégrante d’un don de la Nature, sans se sentir quelqu’un d’autre, l’étranger de son ego ? L’illusion des défauts éliminés par le miracle de l’opération est aussi parfaite que de faire disparaître un lapin dans un chapeau par le roi de la magie.

Le lapin demeure dans notre mémoire visuelle, tout comme un nez un peu tordu ou des fesses en goutte d’huile ou encore des seins tombant en gants de toilette. Nous naissons avec nos défauts physiques parce que la Nature est imparfaite, et même si elle fait preuve de magnificence et de recherche élaborée dans ses créations, l’aspect extérieur de notre enveloppe terrestre ne devrait pas être le souci majeur de nos attentions. 

Pour la simple raison que de la naissance à la mort, rien ne vit dans la permanence et tout se déforme au fil du temps. Nos rides et nos cheveux blancs nous le rappellent bien assez tôt et devraient nous ouvrir les portes à de sérieuses remises en question sur les valeurs auxquelles nous nous attachons.

L’amour a bien sûr son créneau dans la grande illusion de l’Etre ou du Paraître. Elle prend alors le nom de séduction pour attirer la proie choisie. Elle tisse sa toile comme l’araignée, en faisant preuve de beaucoup d’imagination et d’artifices pour attirer la future victime.

Cela se traduit par un parfum, une tenue vestimentaire, une gestuelle sensuelle, calculée ou innée, l’essentiel étant de donner le meilleur de soi-même pour donner l’illusion d’être le ou la meilleure.

En bref, l’élu ou l’élue d’un cœur ! C’est alors que le travail de séduction étant arrivé à un résultat positif, la victime place alors la barre très haut. Cet artifice, l’ayant ébloui à son paroxysme, lui fait idéaliser les êtres qui ont réussi à la charmer. 

Tomber amoureux ou être soumis à une passion dévorante n’est que le fruit sucré de l’arbre fragile de la sentimentalité. Son goût de liqueur agréable au palais finit, parfois et même souvent, sur une amertume menant à une autodestruction lente ou rapide selon les sujets atteints par la désillusion.

Se remettre d’un grand chagrin d’amour est comme ne jamais se remettre d’une enfance malheureuse, en traînant derrière soi tout le reste de sa vie un manque ou un sevrage prématuré d’affection et de tendresse. L’Homme est prédisposé à se laisser engloutir dans tous les pièges de l’Illusion.

Sa naïveté et sa crédulité l’enlisent dans ses histoires d’amour, à la recherche du Prince Charmant et de la Belle au Bois Dormant. Il croit au Père Noël bien au-delà de l’âge autorisé à cela. Souvent, le dernier qui a parlé a raison pour les uns, car l’art de la communication ou le charisme d’un individu peut permettre, à ce dernier, de soulever des foules devant ses moindres volontés. Car l’illusion peut mener à l’esclavage, comme elle peut devenir le miroir de l’enfer. La religion qui mène à l’extrémisme ou le terrorisme en est le plus digne exemple menant à l’horreur.

Elle devient alors l’arme retournée contre ses fidèles fanatisés, dont certains se transforment en kamikazes pour une cause, qui doit les porter au rang de martyrs en honorant, de leur mémoire, leur famille et toute une communauté.

Cette illusion d’entrée dans l’Eternité, en portant le slogan que la fin justifie les moyens, révèle la force de l’éducation dans le lavage de cerveau effectué dès le plus jeune âge, annihilant toute autocritique et prise en mains de sa propre destinée.

En ce qui concerne le domaine spécialisé dans la course au profit, qui habille les illusions de pouvoir et de supériorité, où les sentiments n’ont pas droit d’accès, sous peine de se voir condamner aux trahisons, aux reniements et rejetés purement et simplement ; le combat permanent pour la possession, d’un territoire, d’un objet ; la soumission totale aux exigences de l’ambition ou la recherche de la gloire,  transformant parfois les individus en véritables Cerbères de l’Avoir, n’apportent que l’illusion de l’importance que l’on se donne par rapport aux autres.

Cela positionne artificiellement dans cette Société de consommation de plus en plus despote, car il suffit d’un revers de médaille de la conjoncture économique et sociale du moment pour voir tous ses acquits s’évanouir comme de la poudre de perlinpinpin.Elle pousse le prisonnier du boulot au parcours du combattant toute une vie pour pouvoir conserver ses signes extérieurs de richesse, dont il ne peut jouir qu’épisodiquement, voir trop rarement. Son plaisir s’évanouit d’ailleurs au moment de remplir sa feuille d’impôts, lorsque le fruit juteux du Capital nécessite d’être pressé comme un citron. 

Cependant, si les titulaires de coffres-forts peuvent concrétiser leurs illusions que l’argent fait le bonheur et participe à satisfaire tous leurs caprices, celles-ci s’écroulent inévitablement lorsque l’empreinte du temps affaiblit l’apparence corporelle, lorsque les problèmes de santé viennent troubler la quiétude du bien-être que l’on croyait éternel. 

Quoi de plus démonstratifs que les vestiges d’une grande demeure vidée de ses propriétaires illustres, après que la maladie ou la mort les ait arrachés à leurs biens, auxquels ils tenaient comme à la prunelle de leurs yeux ! 

L’illusion de l’Avoir s’évertue à faire croire que celui qui ne possède rien, ou qui trime toute son existence pour survivre, a moins de valeur que l’élu autorisé à circuler dans les couloirs du pouvoir de l’argent. Le pion sur l’échiquier n’a pas droit aux courbettes, ni aux révérences, pas plus qu’aux privilèges et aux passe-droits délictuels.

Il veut même croire à la sincérité des personnalités brillant comme des étoiles, qui évoluent dans l’hypocrisie et les luttes intestines pour conserver le fauteuil de la célébrité. 

Toutefois, si la richesse doit être pesée sur les plateaux symboliques de la Justice à l’heure du grand bilan de l’existence, lequel des deux protagonistes en ressort plus enrichi et moins amer de devoir tout quitter le jour du jugement dernier ? L’artificiel dans la comédie de la vie est comparable au décor d’une pièce de théâtre. A la fin de la représentation, il est démonté et rangé dans les coulisses, avec le risque de finir au rebus. L’illusion, si parfaite en soi, aura peut-être séduit les spectateurs, mais n’aura été qu’éphémère et reléguée dans les oubliettes dès le baisser de rideau. 

Néanmoins vivre dans l’illusion de jours meilleurs, d’un monde meilleur, permet également de soulever des montagnes, d’ouvrir la porte des passions qui transportent sur des nuages, d’empêcher l’âme assassinée de se venger en réfugiant ses douleurs dans les croyances de l’au-delà.

C’est tout simplement une alliée de la Foi, qui nous aide à marcher sur un chemin de vie, parfois si propice à nous enliser, que sans elle, la force nous manquerait pour continuer à avancer.

L’Illusion aux multiples visages accompagne nos destinées comme le bâton du pèlerin. Elle nous quitte parfois pour tester notre résistance devant les obstacles inopinés, mais revient comme une amie indispensable pour nous aider à nous relever de nos chutes, après nous avoir trouvés sur le bas côté d’un chemin détrempé de nos larmes amères. 

C’est encore elle qui nous aide à accepter le passage dans un monde, dont nul jamais ne revient. Elle se pare alors de croyances, dont les religions réussissent si bien à nous endoctriner. L’Illusion suprême est de croire que la vie ne s’arrête pas après la mort, le bouquet final de la floraison de cette chimère, si précieuse à notre Vie pour illuminer notre conscience ! 

            Illusion : Sève de l'Espoir dans Reflexions signature_22 

Mémoire des mains d’un destin

Posté : 10 février, 2010 @ 7:57 dans Reflexions | Pas de commentaires »

thumbnailcav2zov9.jpg  La pleine lune est passée ! Après l’abattement, la colère qui défoule. Je regarde mes mains et je vois une peau torturée, sèche, plissée. Elles blessent mon regard et assassinent mon âme, car elles représentent mon voyage à travers la vie dans les basses besognes, où l’humiliation est le lot du quotidien.

  thumbnailcafqinec.jpg Ces mains là ont fait de la peinture, du vernis, gratté, poncé, cousu, dessiné, trié, compté, caressé, serré, pincé, lavé, cuisiné, coupé, tiré, poussé, ouvert, fermé, nettoyé. Les stigmates  d’une vie laborieuse se dessinent sur elles, visibles comme un bouton en pleine figure.

Elles se sont empâtées. D’affreux plis chevauchent les articulations. Des gonflements veineux les rendent hideuses. Des cicatrices témoignent de son courage dans le danger.

Ces mains là ont souffert et ne se privent pas de le montrer, comme une provocation de la misère. Ce sont des « mains de travailleurs », comme on les nommait autrefois pour justifier des maltraitances subies. Elles étaient alors montrées en exemple, les héroïnes défigurées !

Si mes mains pouvaient crier, elles hurleraient ! Dans l’état où elles se trouvent, elles pourraient sauter à la gorge de ceux qui les ont esclavagées, méprisées.

thumbnailcamngl7o.jpg  Cependant, elles se taisent, prisonnières du mutisme de la gestuelle. Elles continuent d’obéir au doigt et à l’œil à celle qui les porte à bout de bras. Ce soir, elles jouent du piano sur le clavier d’un ordinateur avec une dextérité devenue un automatisme depuis le temps où elle est devenue secrétaire.

photos0040.jpg Elles étaient fines en ce temps là, délicates et douces. Elles n’avaient pas encore rencontré les jours de galère avec ses rames de misère. Elles étaient fières et volontaires ! Elles étaient belles et jeunes, tout court !

Elles écrivent depuis quelque temps, elles gémissent, s’épanchent, se lamentent, se révoltent, s’attendrissent… du bout des doigts en effleurant des touches lettrées. Elles ne se lassent pas de ce cliquetis cadencé qui révèle les secrets d’une âme en détresse. Elles entendent le concerto que jouent les pensées et s’empressent de les imprimer sur un écran devenu un confident privilégié, comme un compositeur en pleine création inscrit les notes de musique sur une portée.

Elles sont l’expression directe d’un corps assassiné par l’horloge du temps, d’une âme poignardée d’illusions perdues, de défaites sentimentales et d’enlisement social.

Le froid les crevasse et la chaleur les rend moites. Elles souffrent en silence mais aux yeux de tous !

thumbnailcar2qnah.jpgDe par leurs empreintes digitales, les mains sont l’identité de chacun et de chacune. Quand elles rencontrent ceux qui connaissent le secret de leurs lignes, impudiques, elles offrent alors leur paume au devin vénéré,  afin que celui ou celle qui les tend se voit révéler les secrets d’un avenir incertain dessiné dans le creux de la main.     

    Pourront-elles encore saluer, arrivées au bout du chemin ? Auront-elles envie encore de faire le signe de la victoire ? Auront-elles la force aussi de s’agripper à la vie, quand la bougie consumée éteindra sa lueur et que l’énergie déclarera forfait ?

Elles finiront les doigts croisés peut-être en tenant une croix ou un chapelet, déposées sur un corps devenu enveloppe et déserté de son âme. Elles finiront enfin unies pour un repos bien mérité… et éternel !

  

                                       JULIE                      thumbnail1.jpg                                         

La vraie Vie

Posté : 6 février, 2010 @ 8:21 dans Reflexions | Pas de commentaires »

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La Vraie Vie ! Quel pléonasme, me direz-vous ! Oui au prime abord, mais au second bord, la nuance est de taille. Je vais développer, vous allez voir, ou plutôt lire, si l’aventure vous tente bien sûr ?! 

Et oui, on en est là aujourd’hui ! Effectivement, nous en avons deux. Les petits plaisantins, qui ajouteraient « comme Papa », sont à priori les yeux sur le texte. Cette pensée de ma part, ou plutôt cette brève déviation hors du sujet tendrait à me rassurer. Toutefois, je dois réussir à captiver les regards jusqu’à la fin de cet article pour être entièrement satisfaite.

Dans le Bouddhisme, nous aurions 7 vies avant d’atteindre le Nirvana, mais soyons modestes. Deux, c’est déjà bien suffisant. Je dirai même qu’une seule vaut son pesant d’or et c’est bien à celle-ci que je vais m’intéresser aujourd’hui pour développer ma vision que j’ai d’elle, eu égard à l’expérience que j’en ai, avec quelques touches de celles des autres qui virevoltent autour de moi comme des fourmis.

Je dois préciser que la deuxième vie concerne celle vécue virtuellement par le biais d’Internet. Elle se développe sous toutes les formes, derrière un avatar qui peut être créée de toutes pièces par son clone en chair et en os. D’ailleurs Second Live veut bien dire ce que ça veut dire. Non ? C’est en Anglais…c’est tout !

Pour conforter mes dires, l’argent virtuel a fait son apparition et la création d’entreprises sur le Net est en train de faire ses premiers pas. C’est comme si nous donnions vie à notre ombre. Pas banal tout de même !

Cela est pris avec une certaine légèreté pour le moment, mais à moyen et long terme, ne nous serons-nous pas fourvoyés dans une aventure périlleuse, avec des conséquences qui pourraient bien nous dépasser, comme ce fut le cas de la découverte de la radioactivité et ses dérivés nucléaires.

L’Homme peut être fier de certaines découvertes visant à améliorer son sort, mais il y en a d’autres, comme l’énergie atomique « par exemple » ……..!!!! …..ayant de forte chance de nous pulvériser en final, quand ses utilisateurs seront complètement dépassés à leur tour par cette force indestructible.

La vraie Vie ! Plus je m’interroge et plus je pense qu’elle est en nous, tout simplement. Cette énergie qui nous manipule comme des marionnettes au gré de sa fantaisie. C’est ainsi que nos humeurs peuvent s’apparenter aux bulletins météorologiques. Cette vie est intérieure, intrinsèque à notre personnage.

Nous la protégeons du monde extérieur en nous recroquevillant sur nous-mêmes bien souvent. Nous la décorons de non-dits, de secrets et même de mensonges pour lui donner du piment.

De plus, c’est la meilleure façon de montrer le meilleur de nous-mêmes aux autres. Nous pouvons nous comparer au caméléon qui change de couleur selon le lieu où il se trouve. Le pire d’entre nous est celui qui donne toujours raison au dernier qui a parlé. La figue molle des individus ! Le traître par excellence ! L’hypocrite ! Le lâche ! Le faux-cul !… et la liste est n’est pas exhaustive !

Nous voilons nos émotions et nos souffrances derrière le masque du clown triste et enterrons nos sentiments comme des trésors cachés, dont nous ne voulons surtout pas dévoilé le chemin menant à notre coeur. L’orgueil veille aux grains en maintenant les curieux à distance.

Ce sont quelques exemples, mais cela démontre bien que la vraie vie est dans notre for intérieur, et que si nous voulons que celle que nous affichons au grand jour soit la plus vraisemblable, il y a du travail à faire sur nous-mêmes.

Les psychiatres sont soi disant bien équipés au niveau de la compréhension des vies intérieures, mais personnellement, je ne suis pas du tout convaincue qu’ils soient aptes à déchiffrer tous les méandres de notre cerveau et de son fonctionnement.

La projection hors de nous-mêmes nous invitant à vivre en Société est un véritable parcours du combattant. Quel choc de civilisation oserai-je même dire ! Etant conscients que nous sommes uniques, on peut comprendre la difficulté à communiquer avec tous ceux que l’on considère comme nos frères et soeurs.

Quelle belle illusion, en fait ! Une chimère dont la Nature nous a dotée pour nous obliger à avancer à travers le temps dans le but de sauvegarder l’Espèce. Nous faire croire que nous n’existons qu’à travers les autres et avec les autres ! Et elle a fait fort pour nous en convaincre pratiquement dès la naissance.

Vous pouvez deviner quelles sont les leurres qu’elle a mis à notre disposition pour nous faire croire que la vraie vie était en dehors de nous-mêmes. Impossible d’échapper à ces miroirs aux alouettes aux pouvoirs enivrants. C’est l’Amour et ce qui l’accompagne concrètement…..le sexe.

Ne nous mentons pas ! Quel intérêt prêterions-nous à la vie sans ces deux « matières premières » de la raison de vivre ?

Tout dans la Nature nous en impose de beautés et d’artifices à nous faire mettre à genoux devant la Création.

Et pourtant, nous restons emmurés dans notre ego insatisfait et insatiable d’amour, de tendresse et d’amitié.

La solitude nous sert de compagne fidèle ; l’ombre de notre désespoir à notre incapacité à nous sentir heureux. Bien que nous réagissions toujours aux étincelles de manière positive, comme si enfin nous étions exaucés de tous nos voeux de bonheur, cela ne dure que le temps de la cueillette des fruits dans les arbres un jour d’été. Jamais nous ne parvenons à étancher notre soif de bien être !

La rouille du temps a aussi de quoi détruire nos rêves et nos illusions, mais s’installe avec lenteur, afin d’atténuer notre prise de conscience de la réalité de la vie.

Il y a nous et notre enfermement intérieur… et l’enfermement extérieur dans une immense comédie, qui se termine toujours mal, de toute manière.

C’est là que le danger de l’addiction à Internet prend toute sa dimension. Le rêve, les illusions, la sincérité ou non, et surtout tous les mensonges, les vies inventées….bref, la grosse machine de tout et n’importe quoi permet à notre for intérieur de s’exprimer dans une plus grande clarté, puisque les obstacles n’existent pas et que, surtout, l’échange et la communication avec les autres passent par un écran interposé.

Second Life est en route vers de nouvelles aventures, dont certaines avec un grand A. Mais cela ne veut pas dire qu’elles se réaliseront toutes pour le meilleur. Il faut l’espérer car si c’est le pire qui prédomine, il y a de quoi avoir froid dans le dos.

A méditer !!

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Mais l’important dans tout cela….. c’est bien de rêver….. et de continuer à le faire !!!!

JULIE

La Comédie de la Vie

Posté : 1 février, 2010 @ 10:46 dans Reflexions | Pas de commentaires »

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Cette pièce, jouée en un seul acte, révèle des talents insoupçonnés à la naissance. 

L’aptitude de chaque être pour gravir les marches du temps en passant obligatoirement sur l’estrade de la vie sociale n’est pas sans ressembler à un parcours du combattant. Les chutes sont nombreuses et les plaies peuvent rester ouvertes, scène après scène, jusqu’à la fin du spectacle.    

Elle commence par les modèles jalonnant le quotidien, sous forme de parents et les rencontres de hasard. Ce qui permet à chacun de choisir le costume qui semble le mieux lui convenir à porter sous les feux de la rampe.

Pour peu que le port du masque fasse partie des artifices préconisés dans la manipulation des spectateurs, afin de les orienter sur de fausses pistes, dans le but de faire durer le suspens de la personnalité, les acteurs ont de quoi jubiler devant un public gobant des mouches, pour étancher leur soif d’admiration et leur goût du mimétisme pendant les entractes.

Bien protégés derrière leurs artifices, quelquefois à paillettes, s’il s’agit de décor grandiose attirant des foules de fans pris au piège du charisme et des talents incontestés des meneurs de troupes, certains de ces derniers accueillent le succès de leurs représentations par des applaudissements d’adhésion totale, et s’installent dans la dictature du pouvoir, une fois que les spectateurs fanatisés les voient paraître tout en haut des têtes d’affiches.  

Les levers de rideau récidivent aux Bis et aux Ter, que réclament les groupies pour voir apparaître celui par qui le bonheur arrive, le mental enchaîné dans leur crédulité et leur petitesse d’esprit. 

Les idoles ont de multiples visages dans cette comédie de la vie, et les acteurs armés de persuasion et de talents s’investissent corps et âme dans les personnages, qu’ils jouent avec beaucoup de zèle. 

Quelques-uns refusent même de sortir de l’emprise de leurs rôles, pour peu que la griserie du pouvoir et de la domination les invitent à assouvir leurs fantasmes de mégalomanes et de fous. 

Néanmoins, derrière les estrades, il y a les coulisses avec tous leurs travers. Les spectateurs les plus satisfaits s’y infiltrent avec discrétion afin de féliciter le monstre sacré, celui qui a su s’imposer sur le piédestal de sa réussite. 

L’envers du décor renvoie également une réalité, où les paillettes et les artifices se transforment en désillusions amères. Les masques tombent, les maquillages terminent sur des cotons à démaquiller dans les corbeilles de la loge. Les commérages installent des rumeurs dévastatrices. Les manigances et les conspirations s’activent à déstabiliser ou détrôner la tête d’affiche.

Jusqu’au jour où la représentation est terminée ! Elle peut finir en four si les manigances et les luttes intestines entre acteurs pourrissent définitivement les coulisses du quotidien. 

Cependant, l’ultime représentation peut également être salutaire à des spectateurs victimes de leur fragilité et de leur soumission totale à l’acteur qui détient les ficelles.

Les marionnettes libérées cessent alors de faire la queue devant les salles de spectacle pour simplement entrevoir le héros, le gourou, le chef, le roi … 

Et de la place d’esclave sur le strapontin chancelant de l’existence, il est alors parfois trop tard pour prendre sa Vie en mains. Une vie où l’essentiel n’a pas été au programme de la représentation théâtrale, qui garnit les livres d’Histoire d’acteurs sifflés, applaudis, remerciés, doublés. 

Une Vie consacrée au spectacle son et lumière, sans effets spéciaux, d’un royaume où la Nature sert de décor fabuleux à l’éveil, la connaissance et au respect des vraies valeurs.

La Comédie de la Vie joue souvent une farce de mauvais goût, au cours de laquelle les amateurs optimistes continuent de brandir leur slogan : « La vie est belle ! » comme un médecin prescrit un remède placebo à un patient ! Qu’importe !

Arrive enfin le clou du spectacle. Le protagoniste le plus négligé, le plus méprisé, qui maintient dans la tragédie ; fait moisir dans les coulisses du désespoir. Il porte le nom de Solitude et il est celui qui frappe les trois coups, quand le glas a sonné pour un dernier baisser de rideau. 

Mais que le spectacle continue avec son  dernier numéro sur l’estrade du Souvenir et de l’Espoir !!! 

 Julie Tomiris

Pensées en promenade

Posté : 28 janvier, 2010 @ 4:36 dans Reflexions | Pas de commentaires »

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 Me voici devant une page blanche comme au cours d’une promenade sans but, laissant mes pensées cheminer cahin-caha, libres comme le vent. Comme un tout un chacun, celles-ci n’ont pas toujours la couleur rose et s’agrémentent de l’air du temps. La météo de l’esprit en quelque sorte !

J’imagine un peintre devant un paysage, le chevalet monté après avoir choisi le site l’ayant le mieux inspiré. Ses yeux se plongent dans une rêverie créative tout en fixant le modèle. En le regardant faire, dodeliner de la tête, froncer les sourcils, je m’attends à ce qu’il reproduise exactement ce qu’il voit. Mais devant le résultat de la peinture, je constate que son travail d’imagination s’est porté davantage sur les émotions produites par le modèle, que sur la réalité des formes et des couleurs.

Je pense que l’écriture, c’est un peu la même chose. On laisse tout d’abord se bousculer toutes les pensées que l’on voudrait coucher sur le papier. Ensuite, on ne sait pas par quel bout commencer. Il faut alors, s’accorder quelques minutes à faire le vide dans sa tête pour voir surgir l’idée conductrice des mots qui vont en découler. Rien n’est calculé, ni programmé, en ce qui me concerne ! C’est simplement me laisser porter par les mots comme des notes de musique posées sur une partition.

Que ce soit la peinture, l’écriture, la musique : le tableau, le roman, le concerto, ces moyens d’expression ont quelque chose de magique. Lorsque je me retire dans ces moments d’évasion, la liberté que je ressens alors me rapproche d’une certaine extase. Comme si je touchais un peu le ciel qui m’inspire, une part de moi-même inconnue, qui descend au bout de mes doigts ou de ma plume, et désormais des touches de mon clavier, afin de me libérer de quelque chose, comme on accouche d’un enfant. Une petite note d’éternité !

Dans les moments les plus noires de mon existence, l’écriture a toujours été le moyen thérapeutique le plus efficace. Je le conseille souvent à ceux ou celles qui souffrent moralement, en proie à l’incompréhension de proches ou par simple manque de communication avec les autres. Pourquoi Internet, et plus précisément, le succès grandissant des Blogs ? Pourquoi, même, risque-t-on l’addiction dans ce domaine ?

Nous, les adultes, nous sommes probablement tous des enfants déformés. Notre besoin d’amour et d’amitié est si fort que nous sommes prêts à mettre en pâture notre intimité, espérant ainsi trouver un peu de chaleur et de compréhension avec quelqu’un ou quelqu’une.

Idéalisation totale, un mirage dans le désert ! Nous en sommes conscients, et pourtant nous y croyons, nous en rêvons. Nous croyons toujours au Père Noël, voilà tout ! Il y a quelques miracles et je veux y croire aussi. Se faire du bien fait partie des choses essentielles de la vie.

Un blocage se produit lorsque nous nous trouvons en face de l’autre. Cette situation brouille les énergies et le masque se pose très vite sur les deux visages. Nous sortons de notre « vrai » le temps de la rencontre, car nous n’avons pas confiance en nous. Il faut que l’autre ne perçoive que le bon côté de notre personnalité et bien souvent, cette stratégie fait chou blanc. D’où les murs qui s’érigent entre les individus, les non-dits, les quiproquos et toutes situations qui entament nos relations sociales et affectives.

Qui n’a pas regretté son comportement ou ses paroles, un jour, devant une personne à laquelle il tenait beaucoup ? Bref, tout ce cinéma dans la comédie de la vie pour uniquement……. plaire ! Je pense que la grande famille de blogueurs est composée de grands timides, ou d’esseulés, ou d’ours, ou de frustrés, d’égocentriques, etc….., mais  aussi de gens formidables j’en suis convaincue. Il faut de tout pour faire un monde, n’est ce pas ?

Le but recherché dans l’exposition de l’ego, sans tabou, ni pudeur même, est majoritairement le même.  Imaginer que l’ami, le véritable, se trouve derrière un commentaire. A moins que ce ne soit la perle rare enfin trouvée au royaume de l’Amour ! Et pourquoi pas ???

J’avoue humblement que la sensation est complètement différente entre écrire en solitaire dans son coin et aligner les mots sur l’écran en se disant que quelqu’un va, un moment ou un autre, les découvrir. C’est l’écriture télé-réalité ! Et la critique, plutôt les commentaires, sont en direct. Une sacrée révolution littéraire finalement ! Mais passionnant !

Même cette solitude légendaire de l’écrivain pour créer ses œuvres est en train de disparaître avec les dernières générations ! Quand je réfléchis, avant de construire ma prochaine phrase, je regarde mon écran, comme le peintre son paysage, et je vois des âmes ressentant les mêmes choses que moi.

J’ai envie de les rencontrer, de faire leur connaissance et d’échanger avec eux. Vont-ils apprécier la correspondance que je leur destine, sans faire la sélection des destinataires, sous la forme de « rêveries d’un promeneur solitaire ».Beaucoup de détracteurs d’Internet insistent sur le phénomène de l’artificiel, la déconnexion avec le monde réel. Mais à y bien regarder, il est fait de quoi, le monde réel ?

Ce sera mon prochain article. J’aimerais avoir votre avis de cette page de pensées. Alors un petit commentaire sera très bien accueilli.

Dans cet espoir, merci d’avoir bien voulu vous attarder sur cette page.

Cauchemar d’Haïti

Posté : 26 janvier, 2010 @ 12:21 dans Reflexions | Pas de commentaires »

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Volontairement, je ne regarde pas toutes les images diffusées par les Médias concernant le séisme d’Haïti, n’ayant pas besoin de jouer les voyeuristes pour comprendre ce que vivent toutes les victimes survivantes en ce moment.

En fait, il est rassurant pour tous ceux qui se trouvent dans des régions plus protégées par ce genre de catastrophes naturelles, de commenter et de faire du malheur des autres un sujet d’actualités qui, finalement tombera dans les oubliettes dès que la catastrophe suivante viendra refermer le dossier Haïti. 

L’important étant que ça ne nous concerne pas. Cela n’arrive qu’aux autres, c’est bien connu. Le malheur des uns fait aussi le bonheur des autres puisque la misère et la faim poussent les autres à se lancer dans le pillage et la récupération de tout ce qu’ils trouvent. Nous n’avons pas le droit non plus de juger cela, mais de nous poser la question : que ferions-nous dans de telles situations de lutte pour la survie ? 

Bien sûr que c’est bien d’en parler, de faire des actions humanitaires pour aider tous ces pauvres gens en état de survivance et traumatisés, mais le matraquage d’images choc,les commentaires de bas étage sans savoir de quoi on parle, juste pour faire croire qu’on sait faire preuve de compassion, c’est du « superflu » et surtout si peu sincères. 

Pour ma part, je ne suis pas Sainte Bernadette  non plus, mais je suis une éponge quand des innocents souffrent. C’est-à-dire que j’ai la fâcheuse manie de souffrir avec eux quand le malheur les frappe. Pour la bonne raison, c’est que je suis probablement armée de compassion, comme tout un chacun, mais sûrement capable d’empathie au degré le plus bas. Je ne parle pas de sensiblerie comme j’en connais également avec leurs larmes de crocodiles. Un peu de réalisme remet les choses dans l’ordre. C’est juste que je ressens les autres, leurs émotions également en bien, comme en mal d’ailleurs. 

Un don peut-être, mais pas toujours agréable à vivre, je vous assure. Plus souvent dans le négatif que dans le positif et cela touche non seulement les humains, mais les animaux également, enfin tout ce qui touche à la création « divine ». C’est le mot le plus explicite que j’ai trouvé, mais il me gêne un peu. Simplement du fait que je ne suis pas croyante en ces représentations définies par des autorités humaines, remontant à un temps si ancien qu’elles sont imprégnées dès la naissance, voir même congénitales depuis le temps.

Tous ces moutons bien asservis ont même trouvé l’appellation de Panurge. Vous connaissez bien l’expression « qui m’aime me suive ». C’est un peu ça pour moi la religion, enfin… LES religions. Des brebis bien dressées pour suivre leur berger. 

Mais revenons à nos moutons, la fameuse expression, car loin de moi l’intention de m’étaler sur un sujet glissant qui ne s’est toujours pas débarrassé de certains réflexes d’obscurantisme, empêchant toute prédisposition à pouvoir en parler librement, sans risquer de s’attirer les foudres de tous les représentants et fidèles des prophètes existants dans chacune des catégories. 

Le sujet évoqué par Mézigue traite du séisme d’Haïti et je vous disais que je ne refusais pas l’information. Seulement, rien  que de regarder l’homme dans sa plus grande détresse, l’abaissant dans sa dignité d’être humain n’est vraiment pas ma tasse de thé. J’estime qu’il y a un recul nécessaire à adopter, par pudeur et par respect pour les victimes.

Ce qui n’empêche pas de générer des actions humanitaires, de grande ampleur et le plus vite possible, pour secourir les sinistrés. Malgré ce bouclier posé devant moi de refuser de voir les images et d’entendre les commentaires à tout va et n’importe quoi, j’ai fait un cauchemar cette nuit. 

J’étais sur une Ile magnifique. Je ne connais pas son nom, ni même le pays. Ce n’est pas important. Ce pourrait être n’importe où en fait. Il fait  très chaud et les habitants ont les yeux bridés. Je suis invitée par une famille asiatique d’une extrême gentillesse dans un restaurant modeste au bord d’une plage.

La soirée est très agréable malgré la moiteur de l’air. Aucune brise ne vient rafraîchir l’atmosphère et les peaux luisent de transpiration sous les lampions multicolores. En fait, le Chef de famille est l’un de mes voisins vietnamiens que je rencontre de temps en temps dans l’ascenseur lorsque le hasard le permet. Comme quoi… le travail de l’Inconscient ! Ca turbine dur !!!!! 

Je précise que je suis toujours dans mon rêve qui ne va pas tarder à virer au cauchemar au moment où je me trouve sur une terrasse en bois, contiguë à une maison bâtie sur pilotis  aux abords d’une plage de sable noir. Qui dit sable noir, dit sol volcanique ! N’est ce pas ? Et je réalise que la montagne qui surplombe la petite ville, construite au pied de l’un de ses flancs n’est pas qu’un amas de roches millénaires, mais un volcan non endormi, qui a déjà plusieurs fois montré de quel bois il se chauffait, en avalant de sa lave incandescente faune et flore existante, y compris les hommes qui osaient encore le défier en vivant à ses côtés. 

Néanmoins, cette présence inquiétante n’entame pas la quiétude du moment, dans lequel je me trouve, à contempler un superbe coucher de soleil sur une mer d’huile, en présence d’un ami de rencontre sur l’île, plutôt bien documenté sur les us et coutumes du coin. Je me sens donc bien entourée et surtout rassurée. Suis-je en vacances ? Mystère ! Dieu seul le sait….et il n’est pas bavard !! 

Jusqu’au moment où j’aperçois, à une distance raisonnable, ne réclamant pas les jumelles pour découvrir ce qui se passe, des fumées blanches, puis grises, de plus en plus opaques, suivies d’explosions. Cela ressemble à un pilonnage d’obus. Le sol projetant des pierres d’un cratère naissant. Des cris commencent à s’élever après chaque explosion. Des explosions qui se multiplient à divers endroits provoquant une panique générale. La peur me gagne mais j’essaie de garder mon calme, ne me sentant pas réellement menacée dans l’immédiat puisque je me trouve à une bonne distance des événements. 

Des personnes courent dans tous les sens, les regards reflètent la terreur et le désœuvrement provoqué par la panique. Les explosions se rapprochent, s’intensifient, et j’aperçois pour la première fois une vision d’horreur. La terre se soulève comme si une immense vague s’infiltrait sous elle pour la projeter en l’air. Elle y arrive d’ailleurs, puisque les explosions sont la preuve de son action destructrice et que des tonnes de roches sont pulvérisées. Le sol de l’île est en train de devenir une marmite de magma qui grignote petit à petit le moindre bout de terre encore intact. 

C’est alors que l’instinct de survie se met en marche dans ma tête, sans même attendre l’avis des personnes qui m’accompagnent. Sans demander l’addition, je me précipite à l’opposé du danger, comme le fait tout animal pris dans un incendie en Afrique ou ailleurs. Il faut fuir le plus possible et le seul refuge précaire qui se présente, c’est la mer. Je me dis, comme beaucoup faisant la même chose, que d’être dans l’eau pourra nous épargner des brûlures mortelles que nous réserve la colère du volcan. 

Ceux qui ont réussi à échapper aux premières explosions se retrouvent donc comme moi le corps immergé dans l’eau avec l’espoir de s’en sortir vivant. Ce souhait est vite effacé par la température de l’eau, qui à son tour s’élève de plusieurs degrés d’un coup. Je sens alors que je ne vais pas m’en sortir vivante en voyant cette terre se déchirer de plus en plus en direction du rivage. De la fumée s’en dégage. L’air commence à nous faire suffoquer et mon dernier réflexe est de plonger tout mon corps, en commençant par la tête, afin de me libérer de l’air asphyxiant de l’extérieur.

Je n’ai même pas besoin de ressortir quelques secondes pour respirer, comme tout mammifère est sensé le faire. Je respire dans l’eau sans aucun problème. Une pensée me traverse alors l’esprit que je dois déjà être morte, si j’en suis à ne plus avoir besoin de respirer. Mon corps flotte entre deux eaux et j’attends la fin, pourvu qu’elle arrive vite, que je ne souffre pas trop avant de me retrouver au Paradis. Je suis certaine que mon heure et venue et que je n’en réchapperai pas. 

Bien que mes oreilles soient également immergées, j’entends le chaos autour de moi. Des hurlements désespérés de peur et de douleur. C’est horrible ! Vite que ça finisse ! L’attente est un calvaire à cette porte de l’enfer ! Lorsque de mon état semi-comateux, les muscles tétanisés par la peur, je sors de ma torpeur de moribonde, c’est après avoir entendu crier mon prénom par quelqu’un qui m’est cher. La voix me paraît lointaine, désespérée, insistante ! Je me relève avec une extrême précaution me demandant encore dans quel monde je me trouve, parmi les morts ou les vivants ? Des corps flottent autour de moi et ceux-là ne sont pas dans l’état de torpeur où je me trouvais. Ils sont bel et bien partis rejoindre le royaume des anges, innocentes victimes. Il y a des femmes, des enfants, des animaux, des vieillards.

C’est l’apocalypse sous mes yeux, mais je suis vivante. Plus vivante encore, quand mon compagnon m’aperçoit et se précipite vers moi pour me prendre dans ses bras, en pleurant de joie de m’avoir retrouvée vivante, et réciproquement. 

Et voilà comment pour moi se transforme une nuit après avoir entendu les actualités à la télévision sur le séisme d’Haïti, tout en censurant les images choc et le matraquage quotidien, dont se gargarisent les Journalistes pour être les meilleurs chroniqueurs dans le hit des scoops. 

Je précise que je suis une adulte, donc déjà bien adaptée aux réalités de la vie dans le pire des cas. Imaginez alors le traumatisme que nous faisons subir aux enfants, et aux plus jeunes notamment, que nous laissons pendus devant le petit écran sans même prendre les précautions qui s’imposent pour les protéger. A force de faire des coups d’éclats médiatiques en tous genre, au risque de perturber sérieusement la santé mentale des individus, déjà pas très solide suite à l’histoire personnelle de chacun, il n’est pas étonnant que la banalisation de la violence, de la barbarie même, ne soit plus un événement ponctuel et rectifiable, mais accepté comme le cours normal de la vie en société. 

Personnellement, je ne me sens pas à l’abri d’une catastrophe naturelle et de quoi que ce soit d’ailleurs. Nous n’avons pas besoin de résider dans ces pays à risque, situés pour la plupart dans des zones à fortes activités sismiques, ou dans les zones des célèbres failles, comme celle qui pourrait bien détruire la ville de San-Francisco en quelques minutes. Nous avons en France nos gentils volcans bien endormis depuis bien longtemps. Mais qui a la certitude que nous ne serons pas un jour transformés en saucisses grillées ou viande rôtie, si la Nature décide de se faire une grillade un jour d’été. 

Nous sommes si peu de choses pour la Nature. Rien qu’une petite poussière minuscule, invisible vue du ciel déjà. C’est en prenant l’avion la première fois, que j’ai réalisé à quel point nous étions fragiles et si insignifiants dans cet Univers capable de faire de nous qu’une bouchée. Des exemples sont nombreux dans le livre des catastrophes. Nous ne sommes à l’abri de rien. Si nous apprenions à vivre dans l’instant présent en nous débarrassant de cette presque certitude que nous sommes éternels, nous saurions peut-être mieux vivre.

Etre conscient que demain, tout peut s’arrêter, est une source d’énergie qui ramène à l’Essentiel. Et surtout…..aimons nous vivants, n’attendons pas que la mort nous trouve du talent ! Référence à la chanson de François Valéry, je crois.

L’optimisme est de rigueur quand le soleil vous inonde de ses rayons chaque matin, même s’il se cache derrière les nuages afin de ne pas nous éblouir. Tant que nous n’aurons à nous plaindre que de la monotonie du quotidien, nous sommes heureux….. des privilégiés. 

La Vie est belle, et pas seulement un remède placebo prescrit par le médecin à ses patients.

Je vous remercie d’avoir laissé votre regard glisser sur les mots de cette page,

Et je vous souhaite une Belle journée ensoleillée d’Amitié et d’Amour 

A suivre….. 

Plaire à un public est un travail de force….intellectuel !

Posté : 24 janvier, 2010 @ 9:30 dans Reflexions | Pas de commentaires »

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 Bonjour amis blogueurs, amies blogueuses,   

Pas eu le temps de venir converser avec vous ces derniers jours très studieux sur la mise en forme de mon Blog, sautant même des repas pour arriver à mes fins. Et tout cela pourquoi ? Pour vous plaire, bien sûr ! Enfin tenter d’y arriver…, plus exactement !!!!! 

Comme vous le remarquerez, la présentation de ce dernier n’est pas un chef-d’œuvre, comparativement à ceux qui existent dans cette grande famille, mais l’esthétique n’est pas spécialement de mise dans le mien. J’ai opté pour la simplicité parce que le contenu que je lui réserve est principalement orienté vers l’écriture. Avis aux amateurs ! Le contenu de ma boîte à neurones n’attend qu’une seule chose, c’est de pouvoir se ruer vers l’extérieur, au fil de mes humeurs, mes émotions, comme la mer change en fonction des vents et des courants.   

En outre, ne nous mentons pas, la maîtrise pour la confection de mon blog n’est pas non plus au top. Encore du boulot, M’sieurs Dames, car le jargon bloguiste fait également partie de l’apprentissage et la connaissance de la langue de « chat qu’expire »  d’un grand secours pour le comprendre. 

En jetant un œil sur la globalité, vous pouvez également constater que la Nature tient une place énorme dans ma vie. Je suis née avec cet amour évident de ma mère nourricière.  Lui manquer de respect est pour moi la pire insulte que l’on puisse lui faire. Les réactions peuvent donc être parfois à fleur de peau, comme un chat caressé à rebrousse poils. Toutes griffes dehors !!!   

La mer tient, et a tenu, une grande place également dans ma vie, car je ne me suis pas contentée de la contempler de la plage, ou des falaises bretonnes et d’ailleurs. A force de regarder les grands voiliers blancs croiser au large sous une petite brise, toutes voiles dehors, mes désirs d’évasion  sont devenus une obsession. Un peu comme un enfant bave devant la vitrine d’une pâtisserie remplie de bons gâteaux bien appétissants, sans grand espoir de pouvoir croquer dans l’un d’entre eux. 

J’étais alors prête à tout pour sentir mes dents mordre dans le chou à la crème qui me tendait les bras. Partir vers d’autres horizons, moins gris, prometteurs de monts et merveilles, bien entendu. Le privilège de l’Inconnu en règle générale !!!   Et puis, un jour, le destin m’a fait un signe. 

Comme tous les signes, il faut en tenir compte afin de saisir au vol peut-être la chance de sa vie. Même si cette chance est un fiasco au final, les remords valent mieux que les regrets, toujours. « Un jour….. pourtant, un jour viendra, couleur de roses où les gens s’aimeront…… ». Jean Ferrat, vous connaissez sûrement.

 

Je termine pour aujourd’hui sur sa chanson……une note de musique. Car j’espère aussi pouvoir vous faire profiter de toute la musique que j’aime….ah que, quand je saurai comment m’y prendre pour l’insérer dans mon blog  !!!!! En attendant, j’espère vous avoir donné un peu le désir de découvrir les abysses de la blogueuse de l’ombre, qui vous a choisi comme les pages à remplir du livre de sa Vie

A suivre….     

 

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