Liberté de penser…… et d'écrire – Julie Tomiris

Tentative d'Etre

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JOURNÉE DES DROITS DE LA FEMME !

Posté : 8 mars, 2018 @ 8:05 dans Confidences, Débats, Mes revoltes, Nouvelles, Reflexions | Pas de commentaires »

 Révolte du balai images

Pour la majorité de mes congénères, le dicton suivant : « ça n’arrive qu’aux autres », se traduit au quotidien comme une fatalité, qui ne les concerne pas, fermant de ce fait à double tours les neurones de la compréhension, de la compassion, du respect d’autrui… de l’empathie en général, et ouvrant les portes sur la bêtise, le mépris, le complexe de supériorité qu’éveille le pouvoir de l’argent. Des comportements d’égoïsme, d’hypocrisie, d’irrespect et de domination… Bref ! De parfaits imbéciles à couronner du titre de prétentieux imbuvables et artificiels !!

Ce titulaire du « ça n’arrive qu’aux autres, après moi la fin du monde ! » se reflète très bien dans le miroir de notre Société du chacun pour soi, avec la possibilité d’écraser son prochain, sans état d’âme. Il ne fait pas bon d’être différent et de le revendiquer en ce bas monde !

Et si par malheur, vous faites partie du clan des dinosaures adeptes du respect, de la bonne éducation, du savoir-vivre, de la courtoisie, enfin des ringards au-dessus de la quarantaine bien sonnée, vous vous trouvez dans la même position que celle des animaux en voie de disparition ou à enfermer dans des réserves de survivance.

Au train où vont les choses, le seul moyen d’échapper à une anarchie responsable de la décadence humaine, c’est d’envier le choix des anachorètes et de vivre en ermite.

Quand le destin a prévu pour vous une autoroute de fourmis où le seul moyen de survivre est de jouer des coudes pour ne pas se laisser avaler par l’injustice et les dictateurs du profit, il arrive un moment où l’on regrette de ne pas se trouver enfin devant les portes du Paradis et de l’Ermitage à perpète !

Les sbires de Satan s’arrangent pour incendier l’identité de l’individu en détresse, le réduisant en cendres après les braises ardentes de la révolte, pour le disperser en final dans les méandres de la déchéance.

Le David contre Goliath des temps modernes a inversé les rôles du vainqueur et du vaincu. Le géant Goliath, représenté par l’impérialisme du profit et de son générateur : la spéculation boursière, n’est pas et ne sera jamais vaincu par le petit roi David, qui apaisait la mélancolie de son prédécesseur Saül en jouant de la harpe ! Il est révolu le temps des troubadours chantant la gloire de la minorité s’opposant dignement à la majorité. Dans un échange de forces non équitables, la raison du plus fort était parfois remise en cause et n’aboutissait pas toujours à donner raison à la représentation massive, bien connue pour sa pensée unique regroupée par un leader adroit et manipulateur.

Penser différemment aujourd’hui vous condamne à la position de fauteurs de troubles. Le seul fait de réagir à la connerie ambiante et de tenter d’imposer sa position d’être humain tout simplement, vous range dans le catalogue de ceux qui dérangent dans cette société, où la démocratie commence à échouer dans la dictature de rue, le royaume des manipulés, des esclavagés, des rejetés, des magouilleurs, des arnaqueurs… ! Tout le monde, il n’est plus beau, tout le monde il n’est plus gentil !!

La vie, qui était déjà un dur combat, est devenue celui des gladiateurs luttant à mort dans une arène poussiéreuse, qui ressemble davantage de nos jours à un hôpital psychiatrique aux dimensions internationales, dont les vainqueurs se retrouvent également à la merci du pouce de mise à mort pointé vers le sol, ou de vie épargnée pointée vers le ciel !

Dans cette fourmilière humaine, pour ne pas dire cour des miracles, la cité de la survie contre les hyènes du Pouvoir, il y a un corps de…, j’allais dire « métier », mais ce serait faire un lapsus. Car le terme le plus approprié serait : « soumission volontaire à l’esclavagisme » 1

Trop facile de prôner qu’il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens, quand on n’a pas à s’armer de gants Mapa, d’un seau et d’une serpillière pour survivre !

En outre, à constater le comportement en moyenne de ceux qui utilisent ces forçats du nettoyage des chiottes et de la merde des autres, quelle hypocrisie de vouloir le revaloriser en modifiant son appellation : technicienne de surface au lieu de femme de ménage, encore très largement usité néanmoins ! C’est comme changer le nom d’un maton à la Prison de Fresnes pour surveillant à la Joliette ! Que ne peut-on pas faire avec des mots ! Subtiles nuances de la pluie et du soleil ! Il faut ajouter l’accent du midi et le leurre est parfait !?

Si je parle de ce métier si méprisé, c’est en connaissance de cause, puisque pendant plus de quatre années, je me suis soumise à effectuer cette peine. L’enchaînement aurait pu vous faire supposer que je suis sortie de prison après 4 années d’enfermement. Psychologiquement, c’est bien d’enfermement qu’il s’agit et je me demande si l’expérience de la cage avec barreaux n’eut pas été préférable à ma position de prisonnière d’un boulot dégradant, où l’on s’aperçoit à quel point, l’être humain n’est qu’un tas de merde !

De Secrétaire de Direction dans une banque française, je me suis retrouvée après mon divorce, et à partir de 40 ans, à survivre avec les fruits en décomposition d’un licenciement économique, après une période de chômage de 10 ans, entrecoupée de petits boulots précaires, ne laissant entrevoir aucune perspective d’avenir et percevoir seulement un horizon teinté de noir, même pas capable de me faire garder ma dignité ! Noir, c’est Noir !!! Je décris là une période post-conjugale à laquelle m’avait condamné le Cavalier Noir avec son Z comme Zéro, à la pointe de l’épée et déguisé en Prince Charmant.

Mes premières heures dans cette branche de plus en plus « cotée », grâce à la candidature de personnes, dont le niveau intellectuel peut se mesurer à ceux qui les emploient, se sont déroulées dans deux écoles, un collège plus exactement et une école primaire. C’était pour moi une façon de mettre un pied dans l’étrier après avoir capté l’information d’un futur poste vacant au secrétariat de la Bibliothèque.

Une manœuvre qui ressemble plutôt au parcours du combattant, à la différence près, c’est que le soldat rampe dans la boue et que je devais, quant à moi, ramper dans la merde. La corvée de chiottes n’était pas la même, car dans l’Armée, c’est chacun son tour. Tandis que pour moi, elle était la fonction la plus importante de l’engagement, et quotidienne ! Trois étages d’escaliers à balayer et lessiver faisaient également partie de ce « sot métier, de sottes gens ! »

C’est donc le milieu enseignant, qui m’a convaincue tout d’abord du mépris accordé à ces héros rabaissés au niveau des poils de leur balai et de leur serpillière. Vous ajoutez le seau et vous avez ainsi la Trilogie de la Femme de Ménage.

C’est le soir, entre chien et loup, pour citer l’heure du crépuscule, que la starlette gantée et armée de sa trilogie hantait les couloirs désertés par les élèves et les professeurs. La lumière blafarde des plafonniers rendait l’atmosphère des lieux sinistres, où planait une odeur fétide de transpiration et de sol piétiné toute la journée de semelles de cuir et de caoutchouc. Ces couloirs étaient imprégnés d’une présence humaine dans un silence pesant.

C’est aussi durant ces séances « d’apprenti sorcier », dans la rumba du balai et de sa serpillière réalisée avec maestria, que je découvris les premiers signes d’incivilité et de dégradation gratuite de matériel. Mis à la disposition de jeunes individus soumis à l’apprentissage de leur future vie d’adultes, les traces d’irrespect et de vandalisme sautaient aux yeux de la Cosette à chaque marche gravie, non pas vers le Paradis, mais vers les chiottes du 4ème étage.

Entre le chewing-gum scotché  aux murs ou sur les marches, les yaourts éventrés gisaient çà et là sur les marches descendant vers le réfectoire. Je pouvais remplir un sac poubelles d’immondices de toutes sortes. J’aurais pu commencer une collection de marques publicitaires, identifiant chaque papier jeté par terre, alors qu’une poubelle se trouvait à dix centimètres.

Quelques classes, restées ouvertes, gardaient les stigmates d’une agitation désordonnée, dont les témoins sortis du rang attendaient patiemment qu’un larbin prenne pitié d’eux. Les chaises, ainsi traînées de droite et de gauche, semblaient encore gémir en silence de la journée écoulée dans le brouhaha. Les crayons qui tombent au sol, les livres scolaires fermés brutalement en claquant, les fous rires sous la table, le crissement pénible de la craie sur le tableau, le bruit sourd du prof se déplaçant sur l’estrade en bois, craquant à chacun de ses pas.

Il régnait un désordre parlant, qui me faisait revivre l’animation du jour. Mais une grande question me chatouilla les méninges devant ce spectacle de désolation dans un milieu censé à apprendre la discipline, le respect d’autrui. En bref ! La vie en société !!

Comment faire prendre conscience à l’Homme que la Liberté commence là où s’arrête celle des autres ? Et que le refus de changer son comportement de consommateur avide, de pollueur, sans le moindre respect des choses et des autres, ne peut résulter que sur l’anarchie, l’incivilité et qu’à force de patauger dans cet état d’esprit, la barbarie risque bien de revenir au galop, en souvenir cuisant du Moyen-Age !!

N’est-il pas le rôle des enseignants, en complément de celui des parents, que de montrer l’exemple à la génération suivante et de l’inciter, dès le plus jeune âge, à laisser un endroit mis à sa disposition, à la fois pour son éducation et ses loisirs, aussi propre qu’il le trouve en arrivant ?

Ne peut-on pas également lui faire comprendre que personne ne mérite le sort de plonger sa main dans la merde des autres, simplement du fait que les uns estiment que d’autres s’en chargeront à leur place ? Et méprisés par-dessus le marché !! Chacun doit laver devant sa porte ! N’est-ce pas la formule magique pour revendiquer la liberté ?

Je me revois traverser cette cour où quatre platanes, les racines noyées sous le béton, tendaient leurs branches noueuses et tordues vers le ciel, comme implorant la clémence du climat, l’hiver, lorsque les feuilles avaient préféré l’évasion, en se laissant emporter par les premières bises. Le hasard voulut que je rencontre un professeur retardataire, enfin décidé à quitter l’établissement. Entourée de ma trilogie, balai, seau et serpillière, et après m’avoir adressé un regard fuyant muet d’indifférence, il a continué son chemin vers la sortie, sans m’avoir adressé la moindre parole de politesse en me croisant. A croire qu’il venait d’échapper à celle par qui le scandale arrive ! Pour reprendre notre Grand Jacques : « car chez ces gens là… » on ne mélange pas les torchons avec les serviettes, pas plus que les torchons avec une serpillière accompagnée d’un seau et d’un balai. Pour en être à faire cette basse besogne, il ne faut pas avoir grand chose dans le ciboulot !! Pour sûr !

Cette première note dissonante de mépris, dont je me voyais victime, tout simplement parce que je venais faire l’entretien des lieux pour m’assurer une survie, fredonna en moi comme le blues négro-spiritual chanté par un esclave dans un champ de coton. Dans cet exemple précis, ce n’est pas qu’une question d’impolitesse. Il est plutôt inquiétant de voir confiée à pareil individu l’éducation de ses enfants. Heureusement, l’honneur est sauf, si l’on imagine qu’il faut de tout pour faire un monde et que j’ai également relevé des comportements courtois et respectueux.. Trop rares cependant !

Les statistiques restent tout de même favorables aux titulaires des neurones atrophiés d’un complexe.. de supériorité ! La caste des intouchables de la prétention et de la connerie !

En outre, lorsqu’il s’agit de parler de la merde d’autrui, le sujet prend des allures de longévité, car les exemples au quotidien pourraient faire la Une de tous les journaux.

Mesdames et Mesdemoiselles, vous qui donnez l’apparence d’être si propres sur vous, vous montrant maquillées et parfumées chaque jour, élégantes et raffinées. Pardonnez-moi, mais certaines d’entre vous mériteraient bien d’être astreintes à un passage obligatoire dans les dessous abjects de la gente humaine.

Je ne ferai pas dans la dentelle en pratiquant l’euphémisme afin d’épargner la susceptibilité des unes et des autres. Derrière ce masque de beauté fatale, c’est oublier que des petites mains javellisées, discrètes comme des souris blanches, les fantômes de la propreté, ont découvert, après votre passage, des serviettes hygiéniques pêle-mêle sur le sol des toilettes, la chasse d’eau non tirée, des couches bébé bien garnies sans même avoir été rabattues, j’en passe et des meilleurs. La petite fée du logis, si méprisée, si transparente se transforme alors en ramasse merde de coquettes salopes. Ne pas se méprendre sur la catégorie sociale capable de ces vilenies, ces exemples sortant du crû de la société « moins j’en fais, mieux je me porte ! »

Ayant œuvré dans les secteurs économiquement les plus enviés, je peux même me permettre une appréciation qui ne risque pas de m’expédier au tribunal pour diffamation, car il me suffirait de crier l’hallali pour rameuter le corps emmerdé au complet, pendant une semaine, et fournir ainsi les preuves de ma présente diatribe..

La gente fortunée possède des maisons de toute beauté, en général d’une propreté faisant de l’ombre à la moindre poussière égarée. On dit également que l’argent n’a pas d’odeur. Intox ! En fait, l’argent pue autant que ceux qui la possèdent ! Amputez-les de leurs larbins à deux francs, six sous et vous verrez si leurs demeures restent rutilantes sous les éclats de leurs poubelles quotidiennes. Je serais assez partisane de faire un essai dans ce domaine. Je suis sûre de ne pas être déçue ! Sans les petites mains qu’ils regardent trop souvent de si haut… de leur petitesse humaine, ils brilleraient beaucoup moins !

Après avoir valsé avec ma trilogie dans le corps enseignant, survolé les nimbes de la gente au-dessus de tout soupçon, j’ai atterri dans le cercle des particuliers, s’attribuant le titre b.c.b.g. de par le seul fait de pouvoir rémunérer, quelques heures par semaine, une âme sans qualification professionnelle, ou une âme suffisamment compétente intellectuellement pour prendre des initiatives, et contrainte à se dévaloriser pour lutter contre les fins de mois trop difficiles, dans un contexte social où le chômage bat son plein.

Car, comme je l’annonçais au début de ce récit « plus blanc que blanc » ou « la tornade blanche en action », le chômage a engendré une nouvelle marque de soubrette : « la starlette aux gants Mapa ! Elle sait s’exprimer dans un bon français. Sa conversation est recherchée pour les âmes esseulées. Elle donne des tuyaux, après avoir utilisé celui de l’aspirateur. Elle va même jusqu’à dépanner un débutant de l’outil informatique. Je vous décris là, la perle des cristaux de soude, celle qui se transforme en tornade blanche du sol au plafond…comme à la maison !!

Elle inspire tellement confiance que les clés du logis lui sont confiées en cas d’absence ! Elle vient aérer les lieux, arroser les plantes délaissées le temps des vacances, donner à manger aux chats, aux chiens ou aux oiseaux ! Elle s’occupe du jardin, sort la tondeuse pour faire une coupe rase au gazon, nettoie la piscine, etc.… En bref, une petite main multifonctions au cerveau quelque peu garni, toute fraîche sortie de son licenciement économique.

Si je décris à nouveau si bien cette âme, détournée de la Société à but lucratif au détriment de la dignité humaine, c’est que je suis l’une de ces « zéroïnes », ayant trébuché sur le chemin de la réinsertion, comme Jésus sur son chemin de croix !

Estimant que le primate évolué pouvait être capable d’un acte responsable, d’empathie et du respect de l’autre, je me suis lancée dans l’aventure de la fée du logis comme une bonne-sœur s’engage dans les Ordres. Pour moi, il n’était pas possible qu’une perle, aux multiples facettes, allant même au devant des désirs de son écrin, ne puisse pas soulever le couvercle de la coquille du Maître des lieux dépoussiérés et provoquer de ce fait la révision du statut et des conditions d’embauche de cette perle de culture antibactérienne !

Il est bien connu que les objets rares prennent de la valeur avec le temps et deviennent parfois un enjeu financier inestimable lors d’une mise aux enchères publiques.

Mais, hélas, la Cosette, toute diplômée soit-elle, doit se contenter du tarif minimal horaire, sans même pouvoir bénéficier de l’arrondi lors du transfert du Franc à l’Euro. Pas question non plus de voir ce tarif prendre du « grade » avec l’inflation. J’ai tout de même un petit avantage à préciser dans ce domaine pour avoir imposer mon tarif dès le départ supérieur à celui du marché courant. Une compensation dans ce monde d’exploitation de l’Homme par l’Homme ! Je n’ai pas hésité non plus à rendre mon tablier et les clefs du logis, lorsque l’overdose d’irrespect atteignait les « bornes des limites »et bien que me trouvant  aux abois financiers! On a son amour-propre tout de même !

Il a bien fallu également mettre un terme à la traversée du désert sans oasis dans cet univers de crados voulant péter plus haut que leur cul, où l’échelle des valeurs est incompatible avec le respect d’autrui et celui pour un service rendu au cœur de leur intimité.

Néanmoins, dans le style : « j’en veux pour mon argent », je voudrais citer la famille : « la honte… connaît pas ! », du style intello travaillant dans le milieu littéraire… des Éditions plus précisément. Un couple charmant, tout sourire, tout mielleux ! Tout à fait le genre qui me fait plier en quatre pour une partie de ping-pong de la convivialité et de la gentillesse. Car, malheureusement, j’ai le tort de fonctionner à l’émotion et aux sentiments, plongeant alors la tête la première dans les pièges de l’amitié intéressée.

Ensuite, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer, quand l’hypocrisie décide de dévoiler sa mesquinerie et sa bassesse ! Mais avant cela, j’aurai respecté mon engagement moral en effectuant les tâches de ménagère exceptionnelle souhaitée par les intéressés. Si encore, je me cantonnais à faire seulement ce qui concerne le contrat de principe. Non bien sûr, j’en fais un peu plus, puis encore plus. Pas besoin de me le demander, je suis montée sur ressort et je suis dynamique ! Pourquoi faire en trois heures ce que je peux faire en une ? Ainsi, je rendrai encore plus service à ces gens si sympathiques, qui me traitent comme un tout un chacun, à égalité.

Non seulement, je le fais à contrecœur, mais je pousse mon côté maso à en rajouter, avouons-le. Une vraie tornade blanche, quoi, comme précisé plus haut ! Avec moi, c’est tout ou rien. Je serais entrée dans les Ordres, je ne me serais pas contentée de prier du matin au soir, j’aurais continué à prier en dormant !!! A Lourdes, en entendant la phrase miraculeuse : « Lève-toi et marche… », non seulement je me serais levée, j’aurais marché, mais je me serais mise à courir, et même à voler. Non pas mon voisin pour ceux qui auraient les idées mal placées, mais vers les nuages pour rejoindre la tribu des anges de ma connerie.

Pour en revenir aux anges noirs de la saleté, j’étais tombée sur le gratin du « plus sale que moi, tu meurs ! » L’état des toilettes a bien failli me faire tourner de l’œil… et de honte pour eux. A croire qu’ils avaient remédier à des problèmes d’embouteillage d’intestins, en avalant des dragées Fuca, sans intention du tout de refaire la peinture (un coup d’œil à Coluche en passant !).

Je me demande si je dois entrer dans les détails, de crainte de choquer les âmes sensibles, mais en découvrant l’objet du délit, où Picasso lui-même se serait vu détrôner de sa période bleue pour ce chef-d’œuvre de la période marron… du sol au plafond avec un petit détour à l’intérieur de la cuvette en passant par la lunette. Au lieu de partir en courant, sans dire au revoir et merci bien sûr, Cosette réclama des gants ! Mapa, il n’y avait pas bien entendu ! D’ailleurs, il valait mieux utiliser des gants de jardinage, bien épais et bien solides, pour arriver à bout du ravalement mural et divers.

Une semaine d’absence de la Madame a suffi à Monsieur pour aggraver la situation. Le genre macho de la cinquantaine, en voie de voir transformer son crâne en piste d’atterrissage pour mouches égarées. Même pas le courage de descendre ses poubelles chaque jour, que je retrouvais amoncelées dans un container en plastique dans la cuisine, à la hauteur de la gamine de 24 mois qui aimait particulièrement jouer dans les parages, attirée sans doute par les odeurs  alléchantes, où les couches culottes tenaient compagnie aux restes de victuailles en décomposition. Les gants de jardin se chargeaient d’extraire, tant bien que mal, les immondices de la maxi-poubelle improvisée et de les descendre dans le local destiné à recueillir les déchets journaliers.

Je peux dire que j’ai tout de même poussé l’abnégation hors des limites de la décence et de la tolérance, comme si je tendais l’autre joue à ceux qui m’avaient humiliée, trahie, abandonnée.

Tous les mardis, je revenais toujours en me poussant et en motivant ma prouesse que les trois sous récupérés en contrepartie, m’aidaient à surnager dans la précarité de post divorce.

Toutefois, lorsque je me suis retrouvée, un jour, devant l’évier de cuisine où la vaisselle trempait, j’ai découvert l’incroyable et le pire du manque de respect. Une semaine s’était écoulée entre le fait d’avoir déposé celle-ci dans les bacs et sur les égouttoirs, sans que personne ne prenne la peine de la laver, attendant la venue de Cosette pour s’en charger. L’eau croupie avec les restes alimentaires s’était transformée en un liquide gluant et nauséabond. La cuisinière était couverte d’éclaboussures de cuisson au beurre ou à l’huile. Le Maître Coq s’en était tellement donné à cœur joie, que même les vitres de la fenêtre se trouvant juste au-dessus de la cuisinière, avaient eu droit à goûter la friture !! L’état des brûleurs de la gazinière faisait également concurrence à la période marron des toilettes.

Deux personnes si aimables, qui poussaient le mépris jusqu’à oublier quelquefois de payer l’esclave de circonstance, qui devait attendre la semaine suivante pour recevoir son dû.

Le ménage est loin, bien sûr, d’être un secteur propice à l’épanouissement de l’individu et qu’il y a certainement des choses plus intéressantes à faire, mais de là à vivre dans la… bien obligé d’appeler un chat, un chat… merde ! Même le porc se trouverait insulté, si je les comparais à ce brave animal qui, contrairement aux idées reçues, est d’une nature très propre.

Les exemples ne manquent malheureusement pas du comportement minable de certains employeurs dénués de tout scrupule. Il me vient à l’esprit celui de cette pimbêche, ex-coiffeuse, ex-femme d’employé de Banque, devenue Directrice d’École de Danse en Avignon, grâce aux relations de Papa. Elle me traitait comme une domestique, me laissant son lit à faire, alors que des traces fraîches de sperme, de la nuit écoulée, auréolaient les draps ou que les chiens avaient imprégnés de terre de jardin, quand ce n’était pas des traces de « pneus » canines, pour ne pas dire le mot de Cambronne.

Lorsque la « Reine de Saba » quittait sa maison pour son travail, je trouvais ses petits mots qui commençaient par : « Me faire… ». Ni bonjour, ni merci ! Jamais elle ne refermait un tube après usage, que ce soit le shampoing, le dentifrice, rouge à lèvres et autres produits de maquillage et de toilette. Même les bouteilles en plastique, eau et autres, s’accumulaient sur le rebord de la fenêtre de cuisine, juste au-dessus de l’évier, attendant la venue de la domestique pour être enfin mises dans la poubelle située à cinq mètres dans la cour.

Son linge à laver m’attendait également dans la machine, qui tournait pendant que je m’activais dans la maison, et que j’étendais sur le fil dans le jardin avant de partir. Trois jours plus tard, il m’attendait toujours, mais cette fois-ci pour être décroché du fil, car la gente dame n’avait pas jugé utile de le faire elle-même. Un jour, les chemises à repasser du nouvel amant s’étaient ajoutées arbitrairement aux tâches de l’esclave, qui devait de surcroît se contenter de baver devant les chocolats déposés dans des coupelles un peu partout dans la maison à la période de Noël. Si j’avais osé espérer une petite augmentation en fin d’année, en guise de pourboire ou une boîte de chocolats, je devais me mettre mes rêves dans le tiroir de mon indulgence et de ma crédulité.

Néanmoins, je rageais intérieurement de constater, une fois de plus, que la compétence et les qualités de cœur étaient diamétralement opposées à la réussite sociale.

En outre, mon talent à manier la trilogie avait fait des adeptes à voir la tornade s’activer dans le sweat-home de voisins de palier et d’immeuble. Le bouche à oreille m’avait trouvé de nouveaux clients.

Le couple suivant faisait partie de la moyenne, soucieuse d’un minimum d’hygiène. Par ailleurs, sous une gentillesse, qui s’avéra par la suite un brin hypocrite de la part de l’hôtesse, ce fut les seules heures que je ne fis pas à contrecœur. Le compagnon de la gente dame, à la retraite depuis peu de temps, se montra des plus aimables à mon égard, engageant même des conversations intéressantes, recherchant mon avis et me soumettant quelques confidences d’ordre sentimental. Enfin traitée d’égal à égal ! C’est d’ailleurs cette personne qui sollicita mon aide en informatique, se retrouvant bloqué sur la mise en page d’un livre qu’il venait de terminer sur son ordinateur.

Je pense même, que si j’avais été dans une situation sociale moins précaire, l’esseulé des heures ouvrées de sa partenaire, héritière d’une importante compagnie de transports touristiques de la région, n’aurait probablement pas rechigné à accorder à sa fée du logis, des heures supplémentaires d’un tout autre rang.

Dommage, mais le gentil homme me semblait trop soumis à sa « princesse » pour oser un jour la quitter et je me voyais mal replonger dans le rôle de l’éternelle seconde des heures creuses d’un estomac criant famine les jours de disette affective !

Un beau matin d’été, les « tourtereaux » me confièrent les clefs du nid, en vue de maintenir leurs plantes abandonnées hors portée de la canicule estivale. Je reçus un message sur mon répondeur, m’invitant à venir récupérer, le plus tôt possible, un présent fleuri déposé sur la table du salon à mon intention.

Très touchée par cette marque d’estime, je me précipite donc découvrir ce témoin de générosité de la part de la gente dame. J’aurais eu le hoquet, que le simple fait de découvrir la « chose » me l’eut stoppé tout net. Interloquée est bien le mot approprié devant le spectacle de ce pot de bégonias, les fleurs toutes fanées sous son emballage papier cadeau transparent. J’avais du mal à réaliser que l’on pouvait être capable d’un tel geste.

Comment était-ce possible que des fleurs sortant de chez le fleuriste le matin se soient fanées en une demi-journée ? La première idée qui me vint s’arrêta sur le fait que ce cadeau ne m’était pas destiné initialement, qu’elle en avait dû être l’heureuse bénéficiaire, mais qu’elle l’avait oublié quelque part, dans sa voiture ou son bureau pendant quelques jours. La plante ne s’en était pas remise, bien sûr, et s’était étiolée rapidement dans sa bulle d’air vicié.

N’étant pas du genre à jeter non plus l’argent par les fenêtres et réalisant le gâchis, elle avait dû estimer, après tout, qu’elle serait bien bonne à contenter la Conchita de service, qui ne devait pas souvent recevoir ce genre de cadeau. En plein dans le mille ! Mais il vaut mieux ne rien recevoir que de tels cadeaux empoisonnés d’irrespect.

Je me suis alors souvenue de l’air ravi au téléphone de l’auteur de ce merveilleux cadeau, visiblement heureuse de me faire preuve de sa complaisance envers moi. Il y avait quelque chose qui clochait. En attendant son retour pour lui conter fleurettes à ma manière, en usant de diplomatie et de compréhension pour en avoir le cœur net, je pris soin des plantes de l’appartement sans toutefois omettre de lui compter les heures passées pour cela et au tarif horaire des heures de fée du logis.

Lorsque je lui fis un rapport des plus amicales concernant la « superbe plante » qui m’attendait le jour de leur départ en vacances, une surprise digne de la nouvelle la plus inattendue s’imprima de manière stupéfaite dans l’expression de son visage. Elle avait pourtant choisi la plus belle, le matin même, ajouta-t-elle ! Comment était-ce possible ?? ! Complètement incompréhensible déjà pour moi, pour elle cela semblait relever de phénomènes paranormaux.

Décidée à parer la vexation en lui présentant la petite note équivalente à ma disponibilité durant leurs vacances, je compris alors qu’elle devait s’attendre à du bénévolat de ma part… ben voyons ! Ami, ami.. lorsque l’on traite Farida comme une des leurs !! A un détail près néanmoins… les fleurs ! Je vous ai apporté des bonbons, parce que les fleurs… c’est périssable !!

Aujourd’hui, après avoir connu, pendant près de cinq années, l’envers du décor de la réussite sociale, où se révèle l’individu tel qu’il est derrière le masque trompeur d’une personnalité mensongère, comme la publicité, le seuil du ras-le-bol de devoir s’abaisser à accepter de telles conditions pour surnager dans le chômage, a été atteint en ce qui me concerne.

Tous ces personnages, sans aucune pudeur, s’imaginent que ceux qu’ils payent pour nettoyer leur merde ne pensent pas, n’entendent pas, ne voient pas, ne comprennent rien… des légumes, des robots, des gants de caoutchouc, des abrutis de naissance sans cervelles, inaptes à faire autre chose que les basses besognes liées à leur intimité.

Cependant, je ne regrette pas ce stage un peu trop prolongé dans les tréfonds du mépris social, qui renforce mon admiration envers tous ceux, qui n’ont même pas le choix de pouvoir un jour rendre leur tablier en claquant la porte sur les méprisants, qui subissent les humiliations et la domination de tous ceux qui les exploitent à moindre coût, dans le but de leurs servir de larbins. Dans ce domaine là, l’abus de pouvoir prend des proportions ravivant amèrement le siècle de l’esclavage et de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, au nom du Saint-Pognon, comme toujours !

Toutefois, grand est le Roi, couronné de lauriers le Prince conquérant, idolâtrée la plus belle femme du monde, fier le héros dans le repos du guerrier… et sur le trône, chaque matin, aussi petits que toi dans l’isoloir de leurs toilettes !!

Ce fut pour moi une expérience positive, qui me prouva que l’Homme n’est qu’un Homme et que la majuscule est de trop pour le désigner. Il est bien peu de chose, malgré ses grands airs de frimes et d’autosatisfaction, et qu’aucun ne mérite que l’on mette sa dignité à ses genoux au péril de la richesse de sa propre existence, de sa liberté d’être et de penser !

Julie TOMIRIS

Article écrit le 14 juin 2003 après une période de chômage douloureuse, humiliante, suite à un divorce laissant une femme sur le carreau, après avoir subi pendant 11 années un conjoint manipulateur pervers et caractériel qui l’a mis plus bas que terre en la ruinant et la méprisant.

 

1 Contraire à un principe du Communisme qui est : le Refus à la soumission volontaire.

 

Une journée sans faim en attendant…la fin…de la journée !

Posté : 1 mars, 2010 @ 12:06 dans Confidences | 2 commentaires »

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Il a fallu une nuit de tempête pour écheveler et semer le désordre en moi. Et quelle tempête !!!

Parfois, au réveil, une grande question résonne dans ma tête à l’instar d’une idée fixe impossible à balayer. A quoi bon tout ça ?

Tout ça…quoi ? me direz-vous.

Quoi que, je suis bien sûre que certains ou certaines comprendront tout de suite de quoi je veux parler !

Dans un premier temps, pourquoi sortir de la chaleur de son lit, quand les indices extérieurs ne sont guère engageants à la levée du corps ?

Le vent qui secoue mes volets violemment avec acharnement. La pluie qui les martèlent comme les doigts d’un virtuose au piano, mais sans la musique du concerto.

S’ajoute aux aléas climatiques, l’humeur influencée par le cycle lunaire qui me rappelle que je suis bien une poussière d’étoile, puisqu’elle me signale qu’elle est pleine sans avoir à consulter le calendrier.

Dans cette période de pleine lune, je ne subis pas une attraction comme elle le fait sur les marées. Bien au contraire, elle m’écrase. J’ai l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur et que le sol me reste plaqué au menton. Est-ce une image qui vous convient pour bien vous faire visionner l’état dans lequel je me trouve à ce moment là ?

Plus sensible à la Lune que moi….tu meurs !!

A croire que dans une précédente vie, j’étais le Pierrot suspendu à son croissant par temps clair au milieu des étoiles et qu’elle se venge depuis que la Terre m’a happée du néant, afin de me faire poser les pieds sur elle. D’où l’expression : « avoir les pieds sur terre ». Un peu facile la métaphore…je sais !

Vous ne le savez pas, mais je viens de faire une petite pause de mon exposé lunaire pour consulter mon calendrier. Bingo ! Une fois de plus, je n’ai pas eu à consulter une voyante.

C’est bien aujourd’hui qu’elle se plante dans le ciel pour jouer à cache-cache avec les nuages où perturber le sommeil des humains, à moins qu’elle n’ait décidé d’aiguiser les pulsions des tueurs…de la Pleine Lune bien sûr !

Enfin, toute puissante fut-elle sur la biodiversité terrestre, et malgré tout le respect que je lui voue, elle me transforme pendant deux jours en ce mammifère xénarthre d’Amérique du Sud.

Vous savez, le paresseux ou l’aï pour ceux qui excellent en mots croisés ou fléchés.

En ce qui concerne le terme pompeux que j’avance en vue de qualifier l’animal en question, « xénarthre », il n’est pas spécialement dans mon langage courant. En fait, j’ai simplement noté la définition dans mon dictionnaire pour tout vous dire.

La curiosité a toujours du bon quand il s’agit de développer ses connaissances, non ?

Au cas où ça vous intéresserait, je peux même vous fournir la signification exacte au passage.

Bon, j’entends déjà votre pensée : « elle veut étaler sa science la scribouilleuse de service… »

En fait, le xénarthre est de l’ordre des mammifères édentés aux articulations vertébrales d’un type particulier, tels que le paresseux, le tatou et le fourmilier. 

Je n’invente rien, vous pouvez vérifier…. dans le dico…..comme moi !!!!

Il ne faut pas mourir idiot…..tout de même !!!!

Et vous savez bien sûr comment se meut cet animal si étrange ? Et voilà qu’elle remet ça !!!

En fait, il est tellement lent qu’il m’inspire une grande compassion, dès lors que j’imagine un prédateur l’ayant dans son champ de mire. Le temps de prendre « ses jambes à son coup », et il serait déjà dans l’estomac de ce dernier…même digéré !

Mais je crois me souvenir qu’il est tellement difficile à voir dans la forêt qu’il n’en a pas beaucoup justement…de prédateurs.

Je vais être mauvaise langue en affirmant que l’Homme doit sûrement faire partie du lot, bien entendu. Mais bon, je ne m’étalerai pas sur le sujet, au risque de déborder.

Mais revenons à mes moutons ! Si je me comparais au paresseux, c’est parce que mon fonctionnement corporel dans ces jours de lunitude est à l’identique. Du ramollo à tous les niveaux ! Oui, j’aime bien inventer des mots aussi. Les journalistes ne s’en privent pas, alors pourquoi me gênerais-je ?

Et pourtant, Dieu sait que je respecte la langue française, même si ce dernier n’est pas bavard au point de le crier sur les toits. 

Je suis consternée de voir  à quel point elle est malmenée. Notamment dans les blogs et les forums de discussion. Dé..so..pi..lant !!! Quant à l’orthographe, c’est la vraie débandade ! Les majuscules, points et virgules, personne ne connaît plus !!

Je crains plutôt qu’il ne s’agisse d’une volonté aigüe à se fatiguer le moins possible ; la solution de facilité, en fait. Partisans du moindre effort plutôt ! Ca va comme ça ? J’en ai assez déversé à ce sujet ?

A  réclamer la traduction des phrases parfois. Une vraie langue étrangère… et d’une planète virtuelle en plus ! Pas facile de trouver le bureau des réclamations, dites-donc !

Il n’y a pas qu’à la télé que je zappe pour être franche. Cette nouvelle forme d’expression écrite est bien significative de cette tendance décadente universelle.

Il n’est pourtant pas nécessaire d’avoir accès aux grandes Etudes pour s’exprimer correctement. Je fais partie des contestataires, des anars revendiquant le droit au respect de la langue française. Na !

C’est ainsi qu’en démarrant de rien, en l’occurrence de manière assez négative, il est possible de succomber à un délire scriptural si prisé des amateurs de ballets de mots et de phrases comme moi. Je n’ai pas utilisé le mot Maître (de ballet). Soyons modeste !!

Le courant qui m’entraîne dans l’expression de mes émotions s’emballe dans les méandres de mes idées et a vite fait de ralentir au moment où je reprends conscience de l’existence  de celui ou celle, qui va peut-être poser ses yeux sur ces passages d’inspiration furtive ou la volonté  d’évacuer l’overdose d’une âme malmenée.

Tant pis, je continue à me jeter à l’eau comme une bouteille à la mer avec ces messages à l’intérieur.

Je n’éprouvais pas cette sensation étrange lorsque je n’avais que le néant à accueillir mes pensées. Désormais, il y a des témoins.

J’allais dire que les murs ont des oreilles, mais difficile à entendre… le silence des mots, mis à part le cliquetis des touches de mon clavier. Du morse virtuel !!!

Encore faut-il pouvoir en connaître l’alphabet. Voir… le « morse » tout court, sans le confondre avec l’animal du même nom, de surcroît !

Bref, elle a besoin de rodage…. la navigatrice sans voile que je suis. C’est « Net » ! Un petit temps d’adaptation pour oublier les yeux et les oreilles invisibles.

La tempête a enfin baissé les bras dans notre région et elle s’est bien défoulée, si j’en crois les Actualités. Comme quoi, quand la Nature se rebiffe, elle ne fait pas semblant.

Bizarre tout de même qu’après chaque catastrophe naturelle, au lieu de parler de zone sinistrée et de milliers d’euros de dégâts, ce qui est dans l’évidence même, mais plutôt admettre une bonne fois que nous ne sommes qu’au début des conséquences du réchauffement de la Planète et qu’au lieu de se réunir pour seulement palabrer dans la sphère des plus hautes autorités, il serait temps d’agir.

Ce monde semble si passif, si résigné ! C’est terrifiant de constater qu’il y a des choses à faire pour au moins repousser l’échéance des catastrophes à venir. Prévenir pour guérir au moins, même s’il est déjà trop tard pour la guérison.

Un malade en phase finale n’est pas abandonné à son triste sort que je sache.  On continue à le soigner tout en gardant un espoir, si infime soit-il… et même jusqu’à l’acharnement thérapeutique, si justement récrié dans certains cas !

Notre terre est malade et bientôt sera à l’agonie,  mais non sans quelques sursauts mettant plus d’un humain en état hors de nuire avant.

C’est de notoriété publique depuis que des spécialistes se sont penchés sur la question durant des décennies. Les plus fervents se sont même enferrés dans un combat de pots de terre contre pots de fer…

Et bien non, continuons à en tirer toujours du profit, la sucer jusqu’à la moelle. D’autant plus qu’il y a les Saint-Thomas, comme Allègre (je n’ai pas envie de dire Monsieur) qui va jusqu’à traiter ces personnes d’attardés, réfractaires à toute forme d’évolution, des pessimistes, etc…

Les arguments de celui, qui veut se mesurer à Galilée, sont peut-être à prendre en considération, mais c’est pour lui une comédie politicarde qu’il utilise pour sa publicité personnelle.

Tant que l’on parle de lui, c’est le maintenir au hit parade des  »Guignols » en vue, même si ce n’est pas pour la bonne cause.

La fin justifie les moyens pour cette catégorie d’individus qui ne sont hélas pas en voie d’extinction. Bien dommage !!

Cela me fait penser à des membres d’une famille se transformant en hyènes autour d’un moribond, se disputant l’héritage d’une table ou d’un bibelot jusqu’à éliminer l’adversaire légataire au besoin pour l’obtenir.

Un peu excessif, peut-être, mais profit et héritage sont du même acabit. Pas de considération pour le « pleupleu » qui n’a rien demandé d’autre que de vivre bien tranquillement dans son petit coin !

Non, non ! Je ne suis pas fan de romans policiers au cas où vous vous poseriez la question. Une imagination fertile ? Bof ! Ca se défend !

En tout cas, sous cape, se préparent de nouvelles stratégies économiques à travers la mondialisation dans les régions du monde qui vont connaître de grands bouleversements climatiques.

Et à notre niveau, dans la fourmilière, nous sommes si petits que nous n’aurons qu’à subir comme toujours de la décision des chefs et de leur irresponsabilité humaine à chaque fois. Vaille que vaille dans le radeau de la Méduse II… !!

Je vous avais prévenus que c’était une journée sans faim….en attendant la fin ! J’espère tout de même que la fin du monde n’est pas encore pour demain.

Pour terminer sur une petite note d’espoir dans ce délire épistolaire adressé à un monde virtuel, aux milles yeux pointés vers leur écran !

portecleste.jpg        FIN

Vous… qui passez sans me voir !

Posté : 27 février, 2010 @ 12:39 dans Confidences | 4 commentaires »

bienvenuerouleaux.gif           Bonsoir…vous qui venez me rendre une petite visite !   

Une envie de bavarder un petit moment avec vous, comme si vous étiez mon meilleur ami, mon confident. Celui qui me fait tellement défaut et qui pourrait bien être l’un de vous, qui sait ?  Comme je l’ai mentionné dans mon article de présentation, j’écris depuis longtemps et  mes pensées se sont accumulées dans des textes endormis ça et là au fond de mon ordinateur. 

Nous ne pouvons plus dire manuscrits, les imaginant un peu jaunis ou poussiéreux après avoir séjourné dans le grenier de la maison depuis des années. En effet, le clavier et l’écran ont pris le relais de la machine à écrire et même du stylo plume, que j’aimais pourtant, et que j’aime toujours utiliser, lorsque je prends des notes ici et là. 

Je n’aime pas me laisser emprisonner dans un modernisme trop sectaire, ayant tendance à rendre obsolète du jour au lendemain les plaisirs d’hier. Je veux dire par-là que je préfère toujours rouler sur les départementales plutôt que sur les autoroutes. 

Ma manière à moi de garder une certaine liberté, indispensable à mon choix de ne pas appartenir complètement à cette société de formatage si puissant, qu’il est facile de tomber dans le piège de l’abêtissement et du comportement de bétail, mainte fois visionné au quotidien. 

C’est d’ailleurs de ce triste constat que mes colères les plus rouges se sont vues traduites par le tracé de mon stylo, tout aussi rageur, sur de nombreuses pages blanches, en utilisant des sentences silencieuses, mais parfois aussi virulentes, voir plus, que les paroles. Sur le coup, cela soulage, et elles ne font de mal à personne jusqu’au jour, peut-être où quelqu’un, quelqu’une se met à les lire. Les paroles s’envolent, les écrits restent ! Et oui !  Néanmoins, quel que soit leur contenu, ils témoignent d’émotions, de souffrances et d’expression de l’âme. Les tourments intérieurs doivent se libérer d’une manière ou d’une autre.

Tout psy peut confirmer cette thérapie ô combien salutaire aux dépressifs notamment. Il est également de notoriété publique que ceux qui écrivent de manière convulsive et prolifique se soignent leurs maux de cette manière.

Des mots pour les maux !!! L’overdose est même conseillée dans ce cas là. L’introspection personnelle, ou la vie intérieure si vous préférez, nécessite donc une voie de sortie libératrice qui peut se traduire de plusieurs manières. Chacun son choix de traduction de maux intérieurs, qui peut se manifester pour certains par des réalisations de génie, comme la peinture ou la musique. 

Il y a même des écrivains remarquables, et beaucoup de ceux-là devenus d’ailleurs des références littéraires au fil des siècles. Loin de moi l’idée d’en faire partie. Même pas en rêve ! Pour la simple raison que je n’en ai pas les capacités et parce que je suis contre toute forme d’élitisme, concours, dualités, estimations de Q.I. et autres situations de mise en rivalité des individus. 

Pour moi, chacun d’entre nous, homo sapiens civilisé ou non, possédons un don. Ce dernier peut être en vigueur ou non, l’important est de pouvoir l’exprimer un jour ou l’autre. Mais sans attendre une note, une appréciation, un compliment, un prix, une médaille, un trophée. Uniquement de la reconnaissance du plaisir que ce don apporte aux autres. Il peut être riche de rencontres, du bonheur du partage et de l’échange.

Un monde parfait, quoi ! Me direz-vous. Le paradis pousserai-je même le bouchon jusqu’à l’excès !  Bien sûr, trop beau pour être vrai ! Mais il en existe de ces personnes oeuvrant dans l’ombre et faisant profiter généreusement de leur don à ceux qui en sont nécessiteux. On ne parle jamais d’eux ou si rarement malheureusement. 

Et contre ce monde imparfait qui me pèse tellement parfois, je ne peux que verbaliser silencieusement mes colères par le biais de l’écriture pour faire accepter ma différence dans ce monde désenchanté et décadent.  Puisque j’ai enfin franchi le pas d’Internet depuis deux mois, de la navigation sur toile, je me demande si je peux mettre mes colères au jour, au risque d’être lues par les blogueurs et blogueuses de ce monde de l’ombre dans lequel les dons ne sont pas absents non plus. 

J’aimerais tellement me débarrasser de cette pudeur de l’intimité de soi si captive de ma timidité. Non pas que je craigne le jugement d’autrui ! Si ce n’est d’être cataloguée sous la rubrique des G.G. (grandes gueules), redresseuses de torts, et autres appréciations diverses et variées générant des réactions aussi violentes que les miennes, le cas échéant. 

J’ai fait une petite tentative avec mon article sur la Mode de la Fourrure remis au goût du jour. Mais apparemment une colère complètement inutile, puisque les réactions ont été nulles et que visiblement cette question n’intéresse pas. Une seule personne a manifesté son soutien à ma démarche et je l’en remercie encore. 

Finalement, je vais m’accorder quelques jours de réflexion avant de lancer la deuxième salve pour voir si les consciences sont si neutralisées qu’elles le paraissent.  Oyez, oyez braves gens, je ne cherche pas la polémique, ni les règlements de comptes entre écolos et autres. Mes intentions sont, on ne peut plus pacifiques. Juste faire passer le message des informations que je détiens dans l’espoir qu’elles serviront à d’autres pour des jours moins noirs. 

Histoire de rêver encore un peu que le meilleur est à venir !!!!!!! Et puisque nous sommes à une heure avancée de la nuit, je vous souhaite une très douce nuit. 

Faîtes de beaux rêves !!!  Amitiés 

Confidences

Posté : 6 février, 2010 @ 12:41 dans Confidences | Pas de commentaires »

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La Sagesse Indienne

J’ai quelques précisions à apporter sur les thèmes exposés dans mon Blog. Comme vous pouvez vous en douter, ce sont des sujets qui me tiennent particulièrement à coeur, car ils concernent tous le droit à la Liberté et au Respect de la Vie. D’où mon engouement inconditionnel pour la Nature, la Faune, la Flore…et certains Humains.

J’avoue que parmi ces derniers, je ne les porte pas tous dans mon coeur et j’ai de bonnes raisons pour cela. Mais quand certains atteignent les profondeurs de mon âme, je deviens leur disciple. Il y a donc quelques-uns de ses Hommes d’exception partageant mes valeurs, des personnes qui ont toute mon estime et que j’ai envie de partager avec vous, comme on confie ses secrets à ses meilleurs amis.

Sitting Bull est un des premier Hommes-Sages, qui a éveillé en moi le questionnement sur le sens de la Vie de notre rapport à la Nature, et d’une soif intarissable de Liberté et de Respect.

Durant des années, l’affiche de son effigie et son aigle suivi de ses paroles prononcées en 

Réponse du chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une « réserve » pour le peuple indien (et réalisée par GREENPEACE – 3, rue de la Bûcherie – 75005 PARIS) 

a trôné dans chacune de mes résidences principales et je l’expose maintenant dans mon blog.Chacun de mes visiteurs et visiteuses pouvaient prendre connaissance de ces paroles de sagesse émanant d’un homme, dont le peuple était communément appelé Sauvages ou Peaux Rouges par ceux, qui étaient venus les envahir et les exterminer par la même occasion.

Les cows-boys et les indiens ! Quelle dérision cinématographique générée par les Américains ayant persuadé les spectateurs avides de leurs westerns au décor de carton pâte, qu’ils avaient raison de transformer l’Histoire du Peuple Indien à leur profit.

Bien d’autres histoires humaines pourraient se greffer à ce même schéma d’injustice et de cruauté humaine, armé de l’intolérance et du désir de domination d’une poignée d’hommes installés dans la sphère des élites décideurs.

Cependant, lorsque les opprimés se dressent devant l’opprimeur, même si le combat se compare à un bras de fer peu loyal et se termine souvent en un immense charnier, l’important sont ces hommes, et parfois un seul homme et son courage pour faire changer les marques de sillons du temps ; pour faire basculer la balance de l’autre côté ; pour créer des mythes, des héros.

A ce propos, très récemment, j’ai relevé une phrase glanée au hasard de ma curiosité littéraire. Je ne sais pas qui l’a prononcée, mais elle correspond bien à l’idée ou la définition que je me fais de MON héros. La voici :pq45c1st.gif « Le héros est celui qui relève le gant quand toutes les chances sont contre lui »Beaucoup trop de héros de cette trempe ont terminé leur carrière d’exception bien avant leur heure, mais ils ne sont pas morts. Leurs prouesses dans une résistance courageuse et admirable sont restées dans la mémoire collective. Certains ont même projeté leur personnalité à titre posthume sur le Monde, en traversant les frontières. Ils sont donc des vainqueurs, car ils ne tombent pas dans l’oubli.

Parfois, il est utile de titiller la mémoire des Hommes, qui ont bénéficié de ces sacrifices humains pour réveiller chez eux les vraies valeurs de la Vie. En ce moment, il y a un sérieux besoin de réflexions et de remise en question surtout.

Sitting Bull est aussi pour moi le frère du loup, cet animal qui est mon symbole de Liberté et de résistance face à l’Homme. Chassé, presque totalement exterminé, il est toujours là. On lui a fait une fausse réputation pour mieux s’en débarrasser. Il fait toujours peur et c’est tant mieux !

eh4hn2pk.gif Je me sens très proche de lui, au point que mon dernier chien en avait l’apparence, mais aussi des restes de son instinct de méfiance vis-à-vis de l’Homme. C’est pour cette raison que sa perte me laisse inconsolable. C’est aussi une partie de moi-même qui est parti avec elle se mêler aux étoiles dans le firmament.

J’aime de manière inconditionnelle les animaux et je les considère à l’égal de l’Homme.

Je ne supporte pas leur maltraitance, pas plus que celle faite aux enfants. Ils ont le même droit de Respect mais beaucoup trop bafoué pour ne pas se révolter contre cela.

J’espère avoir du soutien dans cette réflexion pour me conforter dans l’espoir que je ne suis pas seule à ma rallier à cette philosophie de vie. Que nous sommes plus nombreux que je le pense !

Si ce n’est pas le cas, je ne baisserai pas les bras pour autant dans mon combat personnel à rallier les sceptiques à ma cause. Les arguments ne manquent pas et parfois ils sont même distrayants.

Une bonne soirée à vous qui avez lu ces lignes en toute discrétion.

A bientôt pour la suite….. j’espère.

 Julie

 

Fausse Identite

Posté : 31 janvier, 2010 @ 11:54 dans Confidences | Pas de commentaires »

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Porter un nom et en ressentir un malaise constant

Quant arrivée à l’âge où les questions se bousculent. !

N’avoir aucun contact, ne recevoir aucune affection 

De la part de ce père dont je porte le nom

 

A l’âge de 12 ans, orpheline je m’étais déclarée 

C’est pour moi comme si de père inconnu, j’étais née

Ce père, dont j’avais honte, quand le soir il rentrait

Ivre et titubant, menaçant, insultant !

Et si je sais ce que peur au ventre veut dire 

C’est à lui que je le dois, 

Pour avoir fait de mon enfance, un enfer !

 

Une peur qui ne m’a jamais quittée 

Comme un cancer qui ronge de l’intérieur !

Transformant ma vie en cauchemar éveillé 

Sans confiance en moi pour pouvoir avancer !

Une peur secondée d’un mal être profond 

Que je traîne depuis comme le boulet du condamné, 

Attaché aux chevilles pour l’empêcher de s’évader !

 

Et voilà qu’à l’âge de 30 ans, tombe la nouvelle 

Que ce père attitré, en fait ne l’est pas !

Ma mère avait « fauté’ sans avoir avoué. 

Et ne l’aurait sans doute jamais fait,

Si ma grand-mère avait décidé sur son lit de mort 

De garder à jamais pour elle ce secret. 

J’étais donc un secret de famille

 

Et fut même soulagée 

D’apprendre que celui qui a détruit mon enfance

N’était pas le père que je croyais qu’il fut ! 

Que je n’avais plus à souffrir de le haïr,

Sans me culpabiliser dorénavant 

Car étranger pour moi, il devenait vraiment ! 

Mon père biologique, jamais ne l’ai connu

 

Pourtant, son identité j’ai appris et même son histoire

Ma mère, cuisinée, ayant fini par céder 

A mes questions nombreuses posées à son sujet !

 

Elle m’a avoué aussi, que de mon existence, il était au courant

Depuis quelques années, au hasard d’une rencontre.

Mais sans chercher depuis à découvrir l’image

Du fruit de cette étreinte, échangée furtivement

Dans la fougue de sa jeunesse, un matin de printemps !

Quant à moi, il demeure encore à ce jour 

L’ombre de mes racines profondes

Enfouies à jamais dans l’indifférence et l’oubli !

Ma quête d’identité, jamais n’aboutira

Sentiment d’abandon toujours me poursuivra !! 

          Julie Tomiris                                                                     

Quand on a que son chien !

Posté : 31 janvier, 2010 @ 3:08 dans Confidences | Pas de commentaires »

 

 

irismaprincesse.jpg       iris2002saintcyprienplage.jpg

                   Je n’avais que mon chien 

              Pour habiller matins 

              Je n’avais que mon chien 

              Pour supporter demain. 

                          

              Présence silencieuse 

             Mais ô combien affectueuse 

             Un rayon de soleil 

             Du soir au matin 

                          

             Se transformant en ombre de mon ombre 

             Pour mieux me rassurer 

             Pour mieux me convaincre 

             Que l’Amour d’un chien 

             Est si immense, si magique 

             Que le destin devient tragédie  

             Le jour où la mort fait cesser de battre 

             Nos cœurs à l’unisson 

             Brisant du même coup deux vies 

             Et ma seule raison de vivre  irislareine.jpg

                                 

       Le chagrin de l’absence est comme une blessure 

       Qui ne guérira jamais, qui continuera à me poignarder l’âme

       Jusqu’à ce qu’à mon tour, l’enveloppe charnelle la libère 

       Pour rejoindre au Paradis des Animaux, où m’attendent déjà quatre amis d’avant

       Ce dernier rayon de soleil devenu étoile perdue dans le firmament. 

                               

            Compagne de solitude, et de misère 

            Iris, elle se nommait. 

            Née Grœnendael, Berger Belge 

            A la robe noire corbeau 

            Elle en imposait de ses 25 kgs. 

                                

     Où que je sois, où que j’aille, elle me suivait partout 

     24 H sur 24, elle veillait sur moi 

     Chaque seconde posait sur moi son regard plein d’amour 

     Ma garde rapprochée souvent je la nommais 

     J’étais l’élue de son cœur… et de sa gamelle ! 

                                

    Bien-être et affection nous nous apportions, 

    Sans restriction, à volonté, sans jamais rechigner 

    Sans que ni l’une, ni l’autre ne ressente le poids de la brimade et du sacrifice ! 

                                

   Pas facile tous les jours, pourtant,

   Maudite maladie qu’est l’épilepsie, 

   Transformant nos nuits en cauchemars à chacune des crises. 

   Cinq années de galère même 

   Mais aucun regret, aucun remord 

   Un Amour inconditionnel, véritable et réciproque. 

                                

          Aucun orage, l’entente parfaite ! 

          Complicité par le regard 

          Tendresse constante 

             Partage du temps

       Sans ressentir la lourdeur

     du quotidien et sa médiocrité ! 

  Un bonheur à deux qui dura 10 années 

  Et qu’aujourd’hui je pleure, parce qu’elle m’a abandonnée. 

                               

    Incapable de me remettre de cette épreuve 

Qui m’a ôté toute énergie, ma plaquant au sol pour ne plus me relever. 

      Je n’ai plus envie de vivre 

Je me terre dans ce placard qui nous servait de niche à toutes les deux 

Pour inonder de larmes ton souvenir et ce vide qui me fait si mal. 

                               

Ayant fait preuve de courage en dissimulant ma peine aux humains, 

C’est encore plus seule que je survis dans mon chagrin. 

Complètement malade, je suis malade, handicapée depuis que tu m’as quittée. 

 Mais je suis un peu rassurée, car bientôt je te retrouverai.

 

                                v 

 Sa maîtresse brisée depuis le 17 juillet 2006 

                     Julie 

  

 

Et Vogue la Galère !!!!

Posté : 22 janvier, 2010 @ 11:14 dans Confidences | Pas de commentaires »

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A tous les Galériens, toutes les Galériennes !!!!! 

Et oui, ce n’est pas les gondoles à Venise, les débuts sur Internet. Même pas moyen de faire chanter le gondolier en insérant de la musique italienne en MP3. Pour l’insertion d’images, pas du gâteau non plus ! Je ne sais pas quelle maîtrise il faut posséder, mais pour ramer, ça rame. 

  Il ne faut pas oublier de pratiquer la respiration anti-stress préconisée par la sophrologie pour retrouver le rythme régulier, non pas du cœur, mais des rameurs qui sont dans la même situation. Et en cadence, s’il vous plaît !!  

Heureusement, sur cette galère pas vraiment adéquate pour le surf de la navigation de l’extrême, le coup de fouet n’est pas de mise. Une autre époque tout de même ! Ben-Hur a eu son heure de gloire. Laissons-le en paix !!!!!!! 

Pour en revenir à nos moutons, bien que ces derniers n’aient rien à faire là-dedans, depuis que j’ai créé mon Blog, j’en suis à guetter les visiteurs en suivant le compteur prévu à cet effet. 

Je constate que si les débuts étaient prometteurs, une sensible stagnation se fait sentir. Un ralentissement que je dois prendre en compte pour relever le niveau coûte que coûte. Moi qui croyais être envahie de commentaires……. Quelle prétention !!! 

Je plaisante bien sûr ! La preuve ? C’est que mes chevilles n’ont pas enflé d’un gramme. 

Pourtant, je me donne franchement du mal et j’en passe des heures à comprendre le pourquoi du comment…. et surtout le pourquoi ça ne marche pas comme je le voudrais. Ce qui me console, c’est que je me dis : « tu n’es pas toute seule, Jefette ». Dans cette grande famille de rameurs, il y a ceux qui pratiquent le canoé sur lac, ceux qui se débattent dans les rapides avec dextérité et savoir-faire et tous les autres…..les galériens, dont moi. 

Mais avec un peu d’habitude, j’ai découvert aussi que tout problème a sa solution et que les forums sont très utiles pour trouver la sienne. 

Je ne suis pas contre la navigation en solitaire et parfois, il est bien salutaire de prendre un passager à bord pour une ou deux escales. 

  

Bonne navigation à tous et à toutes,

  bateau24.gif           Bon vent !!!!!!!!!!!     emoticone 

Surf de l’Extrême !

Posté : 21 janvier, 2010 @ 8:01 dans Confidences | Pas de commentaires »

surf6.jpg   emoticone

J’aime bien quand il est prôné qu’ouvrir son Blog est un jeu d’enfant ! C’est comme la pratique de l’Ordinateur !

Un clic par-ci, un clic par-là et l’affaire est bouclée. Ajoutée à cela la Pub pour vous allécher et vous voilà entraînés dans une spirale qui, pour beaucoup, tourne aux cauchemars. Les manipulations du marketing ne font pas dans la dentelle et les GC (gentils commerciaux) n’en ont rien à faire de vos crises de nerfs devant la superbe machine qu’ils vous ont vendue avec forfait en sus. Promesse de Service après vente HORS NORME, Assistance 24 h sur 24, 7 jours sur 7…en veux-tu, en voilà ! Et tout ça avec un large sourire….commercial bien sûr ! 

Encore faut-il pouvoir ou savoir joindre les intéressés sur Internet dès les premières anicroches. Car au téléphone déjà, le délai d’attente peut vous permettre de faire une sieste tranquillement sur votre bureau. Lorsque, enfin, une personne du service client vous répond, vous vous retrouvez sur une plate-forme au Maroc ou à Tréfouillis-les-Oies et vous devez malheureusement faire répéter plusieurs fois les explications fournies par l’agent de votre FAI [fournisseur d'accès Internet] en raison de son fort accent. 

Ah, ce GT (gentil technicien) reste très zen ! Il est seulement enclin à croire que vous êtes sourd comme un pot. Pour le dissuader à lever le ton ou articuler en version ralentie, il faut alors préciser les raisons à le faire répéter trente six fois la même chose, avant que votre petite boîte à neurones ait enregistré la réponse.  

Ceci étant dit, même en ayant pris la précaution et eu la sagesse de s’informer un peu avant de se lancer dans cette grande aventure : Ordinateur et Internet, on ne peut vraiment pas dire qu’il s’agit d’un jeu d’enfant. Il est vrai aussi que nos petites blondes et brunes, étant tombés dedans comme Astérix dans son chaudron de potion magique, sont déjà formatés peu de temps après la naissance. Mais pour ceux qui ont connu la machine à écrire Jappy Style, les débuts de la Télévision du temps de l’O.R.T.F., c’est carrément débarquer sur une autre planète. Les petits hommes verts sont devenus des petits hommes rouges, sortant d’une boîte magique pour offrir tous les avantages du surf sur Internet. (cf Pub S.F.R.). 

Une fois branchés, il n’y a plus qu’à s’accrocher et en avant pour le surf grande vitesse dans ce sport virtuel de l’Extrême. Au début de la découverte, le jeu est très amusant et les tentations grandes. On se demande même comment on a pu faire pour s’en passer avant. Un vrai miracle ! Fini la solitude !……… Vous retrouvez vos relations perdues, renouez avec les membres de votre famille, faites de nouvelles connaissances. Au point que votre vie s’en trouve complètement changée. Vous êtes connectés…….. quoi !!!! 

Mais ceux qui plongent tête baissée dans les leurres commerciaux, le réveil risque bien d’être très éprouvant. Car il faut bien comprendre tout d’abord, que Internet n’a qu’un seul but, c’est une nouvelle voie de ressources, un nouveau mode de fonctionnement économique et tant pis pour les imprudents…… La gratuité n’est qu’un leurre pour mieux appâter le gibier. 

Méfiance est donc de mise dans ce miroir aux alouettes ! Un peu de bon sens obligatoire et éviter surtout de foncer tête baissée. 

Cet outil est devenu indispensable et je me régale déjà de pouvoir accéder à toutes les informations que je désire ; d’écouter toute la musique que j’aime ; de satisfaire mes désirs de créativité et de pouvoir continuer à m’instruire à mon rythme. 

Le surf de l’Extrême (dans la vraie vie) est déjà un sport que j’admire de par son esthétisme et par le rapport de force intelligent entre la vague énorme et le surfeur de haut niveau. 

Le terme « surfer sur le Net » n’a pas le même esthétisme, mais le rapport de force est un peu le même, j’imagine. A savoir si les navigateurs sont de haut niveau. Plus d’un se retrouve dans le rouleau de la vague. Il faut seulement espérer qu’il ne se fasse pas trop de mal et qu’il en ressorte même vivant. thumbnail.jpg

 A suivre….. emoticone

Une petite vidéo pour la séquence Grands Frissons :

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