Liberté de penser…… et d'écrire – Julie Tomiris

Tentative d'Etre

TEMOIGNAGE D’UNE VICTIME DE MEDIATOR

Classé dans : Mes revoltes — 18 mai, 2013 @ 14:36

 

 

 

 

 

 


TEMOIGNAGE D'UNE VICTIME DE MEDIATOR dans Mes revoltes Poison_sign 

Irène Frachon – Mediator 150 mg

 

Source Wikipedia :

En 2007, Irène Frachon constate des cas d’atteintes cardiaques chez des patients, qui sont ou ont été, tous traités par le benfluorex (principe actif du Mediator), un médicament très largement diffusé en France (300 000 traitements) : le benfluorex serait responsable de plusieurs cas de valvulopathie, une maladie grave, détruisant les valves cardiaques. Précédemment alertée sur des problèmes similaires dus à une molécule de la même famille également commercialisée par les laboratoires Servier, la dexfenfluramine (nom commercial, Isoméride), elle débute alors une longue étude épidémiologique, qui confirmera ses inquiétudes et aboutira au retrait du médicament en novembre 2009 par l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).

Malgré de nombreuses sollicitations auprès des agences de pharmacovigilance, l’affaire n’est révélée au grand public que près d’un an plus tard, lorsque la CNAMTS (Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés) dévoile officiellement le chiffre d’au moins 500 morts. Quelques mois plus tôt, en juin 2010, Irène Frachon publie un livre, Mediator 150 mg, Combien de morts ?, qui relate tout son combat pour faire interdire le benfluorex. Le sous-titre Combien de morts ? fit l’objet d’un procès en référé à Brest, intenté par les laboratoires Servier, lesquels estimaient cette mention « accusatoire grave, inexacte et dénigrante1 »

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Dernières Nouvelles de l\’Affaire

Marie-Thérèse Hermange et le dauphin de Jacques Servier sont poursuivis. Par ailleurs, le Pr Griscelli est soupçonné d’avoir été rémunéré par le laboratoire alors qu’il était en poste au ministère de la Santé.

L’ex-sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange et le numéro 2 de Servier, Jean-Philippe Seta, ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête pour trafic d’influence ouverte fin 2011 et qui vise le laboratoire pharmaceutique, soupçonné d’être intervenu dans la rédaction d’un rapport sénatorial sur le Médiator, a annoncé samedi une source judiciaire à l’AFP.

 

Le Procès du Médiator commencera mardi 21 mai 2013 

Le premier procès pénal des laboratoires Servier et de leur président-fondateur Jacques Servier pour « tromperie aggravée » dans l’affaire du Mediator va s’ouvrir ce mardi 21 mai à Nanterre dans un contexte incertain.

 

Médiator : le procès reporté d\’au moins un an Le tribunal correctionnel de Nanterre a décidé de reporter le procès du Mediator, après avoir ordonné un supplément d\’information. La date d\’une reprise du procès pourrait être fixée lors d\’une audience prévue le 15 mai 2014. 

 

oooooooo

oooooo

oooo

http://www.itele.fr/france/video/mediator-le-n2-de-servier-et-une-ex-senatrice-en-examen

 

 

oooooooo

oooooo

ooo

 http://www.itele.fr/france/video/le-mediator-pourrait-avoir-fait-jusqua-1800-morts

 


Au fur et à mesure que ma quête d’informations se développe sur ce scandale de Santé Publique s’enlisant dans les méandres de la Justice, dans un combat de pots de terre contre pots de fer, je ne peux qu’être confortée dans ce constat lamentable que le pouvoir entre les mains d’individus malhonnêtes et sans scrupules aboutit toujours au même résultat : une évidence tout d’abord d’abus de pouvoir, malversations, mensonges, dénis de responsabilité, et un culot phénoménal de mégalos méprisant toutes leurs victimes et narguant la justice à se servir de leurs avocats pour les blanchir de leurs méfaits.

MEDIATOR n’a pas fini de faire mourir ses victimes, et pour être l’une d’entre elles, je suis probablement comprise dans la fournée globale. 

Ce poison m’avait été prescrit en 2003 en guise de coupe faim, en raison de ma plainte d’avoir pris quelques kilos en trop après avoir arrêté de fumer. Mon médecin traitant de l’époque m’avait affirmé qu’il s’agissait d’un médicament très efficace, et que je pouvais avoir confiance puisqu’il était également prescrit aux diabétiques. Donc une affaire très sérieuse pour me faire retrouver la ligne ! Ben voyons ! 

Au cours des trois premiers mois de prise, je ressentais déjà des effets secondaires. Des nausées, maux de tête, fatigue inexpliquée, essoufflements ! Lors du renouvellement, je le signale au médecin qui se contente de réduire la dose journalière dans le but d’éliminer ces effet secondaires.

Dans ma confiance totale envers le milieu médical, je ne m’en alarme pas, naturellement et je continue la prescription du médecin. Mais après 6 mois d’empoisonnement progressif, et constatant que les effets secondaires continuaient, j’ai décidé, sans avis préalable du médecin, d’arrêter brutalement le médicament. Ce qui fut sans doute une très bonne initiative de ma part, car si j’avais continué le « massacre », je ne serais peut-être plus en vie aujourd’hui pour en témoigner, ou dans un état grave à survivre.

Le bilan est tout de même une valvulopathie, qui est la marque de « fabrique » des conséquences de ce maudit médicament. Et depuis, une vie de victime qui attend le verdict des experts sur son dossier d’une reconnaissance légitime ou non, ouvrant des droits à la fameuse indemnisation, qui ressemble davantage à une carotte présentée pour apaiser les esprits. Même mon médecin actuel a mis en doute la responsabilité de Médiator dans mes problèmes de santé aujourd’hui. Ce qui est inadmissible, dès lors que les preuves de la prise de ce poison devraient être suffisantes pour être reconnue en tant que victime. Surtout après tout le chemin parcouru pour dévoiler l’ampleur du scandale sanitaire à son sujet, et de la culpabilité des protagonistes, boulimiques de profits au détriment de toutes les victimes, par abus de confiance et conflits d’intérêts obscurs tous azimuts.

Ce n’est que lorsque l’affaire a été divulguée par les médias que j’en ai pris connaissance, comme les « copains ». C’est ce qui m’a d’ailleurs fait rechercher immédiatement mes ordonnances, en me souvenant très bien de ces effets secondaires non pris en compte à l’époque. Ce qui m’avait d’ailleurs fortement incité à changer de médecin ! Heureusement, j’avais conservé ces ordonnances et les ai soumises sans tarder à qui de droit pour faire valoir mon statut de victime. Mon dossier a rejoint celui de toutes les autres, des milliers à attendre indéfiniment le bon vouloir de la Justice et d’abord des experts qui fonctionnent doucement le matin et pas trop vite l’après-midi dans l’étude des dossiers depuis 2010.

Aujourd’hui, nous pouvons entendre par des spécialistes et intervenants dans le milieu de la Santé Publique que Médiator n’est pas le seul médicament dangereux encore sur le marché. Et qu’à l’avenir, bien d’autres scandales de ce genre seront mis au jour, sans que, bien sûr, toutes les victimes y trouvent reconnaissance et indemnisation.

Tant que les intérêts économiques primeront, les victimes n’auront en fait qu’à bien se tenir ! C’est à dire s’armer de patience, jusqu’à ce que mort s’ensuive, réduisant de ce fait le nombre de victimes à indemniser (les survivantes) si, enfin, la Justice parvenait à rendre le verdict qui leur soit favorable. 

Et il faut inclure toutes les personnes décédées, dont le chiffre s’élèverait jusqu’à 1800 morts, après avoir consommé ce poison durant des années. Une confiance totale dans ce médicament tueur qui leur aura été fatale, en toute « discrétion » des malfaiteurs Laboratoires Servier, dont son dirigeant aura largement bénéficié des profits énormes générés par son poison Médiator et qui, malgré les faits, continuent à nier toute responsabilité malgré les preuves à charge. En outre, les protagonistes défenseurs des victimes en sont à révéler que cette affaire se situe devant une montagne à déplacer de par la complexité des chaînons entremêlés des conflits d’intérêts du lobbying pharmaceutique qui l’a construite. Ce qui tend à prouver toute la machination derrière cet imbroglio du Pouvoir économique et politique !

En attendant, le mieux c’est de limiter la consommation des médicaments et bien se renseigner de leur réelle efficacité avant d’en prendre ! En fait, pour rester en bonne santé, éviter d’aller voir un médecin autant que possible puisque un de leurs rôles principaux est de vous prescrire des médicaments ! Je n’accuse par tous les médecins d’être des personnes vénales privilégiant leurs revenus à leur fonction d’aide et assistance à leurs patients en respect de leur serment d’Hippocrate. Mais il faut savoir qu’il y a des liens très étroits et très intéressés entre le corps médical et l’industrie pharmaceutique avec tout ce que cela comporte de magouilles, manigances, de conflits d’intérêts, dont l’affaire Mediator a mis au jour. Ce serment d’Hippocrate n’aurait-il pas viré au serment d’Hypocrite pour quelques-uns d’entre eux ??! Comment faire confiance ? En qui, dans ce monde sans foi, ni loi !

Comment des médecins ont-ils pu rester dans l’ignorance que Mediator était reconnu comme dangereux et interdit dans d’autres pays dès 1997 et prôner malgré cela leur efficacité pour des personnes diabétiques, en les prescrivant, en plus, comme coupe-faim à celles qui voulaient perdre du poids, jusqu’en 2009 ? Cela me dépasse ! Car nous ne parlons pas d’un commerce quelconque, de produits cosmétiques ou autres, dans des domaines qui ne risquent pas de mettre la vie de quelqu’un en péril dès la première absorption du produit. Nous parlons tout de même de Santé Publique avec abus de confiance et persistance à commercialiser ce produit malgré les interdictions au-delà des frontières !!!! Si ce n’est pas de la tromperie aggravée, c’est quoi ??? De l’inconscience ??? Encore pire !!! Mais sûrement des deux !

Depuis septembre 2011, un Collège d’experts indépendant et spécifique examine les dossiers des patients estimant être victimes du Mediator. Très critiqué aujourd’hui, il est reproché à ce dernier un trop faible nombre de dossiers traités, un manque de transparence et une absence de méthodologie. Vraiment le sentiment que ces experts marchent au ralenti, dédouanant de ce fait la responsabilité des uns et des autres, et surtout du protagoniste de cette mort programmée par son médicament : Servier. Faire durer est la meilleure arme pour affaiblir les plaignants, à l’usure ! Surtout quand ils sont voués à passer l’arme à gauche à moyen terme !

Ce nouveau débat sur l’Affaire Mediator est très édifiant avec notamment la « sentence » du Professeur Philippe Even qui n’utilise pas la langue de bois et une personne très crédible sur ses conclusions en ce qui concerne la reconnaissance des victimes, ainsi que l’issue prévisible de l’indemnisation qui avait été prévue par le Gouvernement pour calmer les esprits révoltés. J’apprends aujourd’hui que les victimes seront probablement toutes mortes ou en soins intensifs sans avoir vu la couleur d’une indemnisation un jour, ou tout au moins pas avant 2024 ! Je l’ai ressenti fort pessimiste sur cette issue et tellement réaliste en ce qui concerne le mépris caractérisé envers les victimes de toute cette machination lobbyiste ! Avec en prime une information majeure que les Laboratoires pharmaceutiques ont été les grands financeurs des campagnes des partis politiques et le sont sans doute toujours ! Ils ont donc tout intérêt à taire la toxicité des produits initialement prévus à soigner les maladies toutes catégories et même de prendre le risque d’avoir un jour le retour de manivelle, ayant les cartes en main du pouvoir pour échapper à des représailles et des comptes à rendre avec la justice et leurs victimes.

En ce qui me concerne, je ne décolère pas d’avoir été empoisonnée, alors que j’étais en très bonne santé, que je faisais toute confiance à un médecin en 2003, et alors que Mediator était déjà interdit dans les autres pays européens depuis 1997. Inacceptable !! Ma valvulopathie a été détectée seulement en 2010 parce que j’ai fait valoir que m’avait été prescrit ce poison. Soit 6 ans plus tard, alors que mes essoufflements datent de cette époque. Comment prouver que cette anomalie cardiaque était déjà peut-être apparue dans ces années antérieures ? C’est Mediator qui a droit au bénéfice du doute et ses victimes, mises en doute !!!!! C’est inadmissible !

Et lorsque j’entends au cours de ce débat que les victimes seront probablement toutes décédées ou en état de survivance, après opération des valves, etc. quand la justice aura enfin rendu son verdict envers l’empoisonneur qui aura tout fait pour être au-dessus de tout soupçon, sans reconnaître sa culpabilité, il y a de quoi être révoltée. Pendant ce temps là, une grande solitude et de l’indifférence de la part de mon médecin aux symptômes en découlant ou mis sur le compte d’autre chose. A noter également que les Médecins se soutiennent envers et contre tout ! Ils ne vont donc pas se tirer une balle dans le pied ! 

Il ne me reste plus qu’à m’armer de patience en espérant voir l’issue de justice de cette affaire scandaleuse, dans laquelle je me sens investie à 100 % et pourtant bien seule, à vivre dans l’angoisse d’une dégradation de cette valvulopathie et insuffisance respiratoire seulement reconnues par l’Association AVIM (Association d’Aide aux Victimes de l’Isoméride et du Mediator). Tant que les coupables ne seront pas reconnus, quant à eux, et punis en conséquence de leurs actes criminels, c’est tout le poids d’une indifférence et d’un mépris que je sens peser sur mes épaules et me déprimer davantage. Car bien sûr, il faut ajouter à cette situation, le quotidien dont les lendemains ne chantent plus non plus, à survivre dans une crise qui n’en finit plus de faire ses victimes et qui m’a aussi sélectionnée pour tenir le haut du pavé, ou de l’affiche…au choix ! Mais c’est une autre histoire !

Je terminerai sur Madame Irène Frachon, pneumologue à Brest que je veux remercier avec chaleur pour son combat difficile après ses découvertes et inquiétudes légitimes de la toxicité de Mediator sur ces propres patients et patientes. Je tiens à mettre en valeur cette personne formidable qui est à l’origine de l’éclatement de ce scandale sanitaire, et que sans sa pugnacité, son courage à affronter tout un système bien huilé, n’acceptant aucun grain de sable à venir perturber le rouage d’un lobby des plus juteux sur la santé publique que représentent les laboratoires pharmaceutiques, des milliers de morts empoisonnés en toute impunité seraient passés inaperçus, comme cela s’est d’ailleurs déjà produit dans d’autres scandales sanitaires, ayant fait des ravages avant d’être mis en plein jour (le sang contaminé, l’amiante, l’hormone de croissance, etc.)

Egalement, je tiens à remercier Docteur Dominique-Michel Courtois, Président de l’AVIM qui a pris en considération mon dossier avec compréhension dès sa réception, ainsi que Maître Jean Christophe COUBRIS, avec toutes leurs compétences juridiques à défendre les victimes du plus grand scandale de la Santé publique de notre temps, pour tromperie aggravée, abus de confiance avec conflits d’intérêts malhonnêtes, que la Justice devra entériner un jour ou l’autre. Car c’est bien ainsi que je le ressens au suivi de cette affaire dans ces détails, que ce soit par le biais médiatique, que via les protagonistes défenseurs des victimes et de l’avancée de cette affaire.

A ce jour, je ne sais toujours pas si mon dossier sera accepté ou refusé et suis donc à la merci du temps, que ce soit au niveau de la Justice que de ma Santé.

Personnellement, je rends responsable Monsieur Servier-Mediator d’avoir ruiné ma santé ! Non seulement physiquement, mais psychologiquement en raison de l’angoisse quotidienne d’une dégradation de celle-ci à cause de son poison. 

Et comme j’ai toujours approuvé cet adage que « cela n’arrive pas qu’aux autres », je ne peux que conseiller de ne pas consommer de médicaments à l’aveuglette, en gobant toutes les promesses miraculeuses les concernant. Ne plus faire confiance à 100 % aux prescriptions et bien s’assurer de leur légitimité sur le marché et non pas pour satisfaire une économie juteuse sur le dos des malades. Etre vigilants avant tout, comme dans tous les domaines, puisque nous vivons dans un monde où les arnaques poussent comme des champignons dans tous les secteurs d’activité.

Il est évident que ma réserve envers le milieu médical, aujourd’hui, ne peut être que légitime et que vous comprendrez à la lecture de cet article, quel peut être mon état d’esprit !

Julie Tomiris

 

Dr Frachon dénonce le taux de rejet des dossiers d\’indemnisation

 

 

 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

ooooo

ooo

oo

 Quelques récapitulatifs chronologique médiatique

 

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

C. DANS L’AIR DU  23 Avril 2013 


mediator-des-morts-annonces-38751

 

Invités :

Docteur Philippe Even – Pneumologue

François Malye

Delphine Chadoutaud

Sauveur Boukris

article_photo_1290545765430-1-hd-300x199 Irène Frachon dans Mes revoltes

CRISE SANITAIRE 

 

« Très attendu, un rapport d’expertise judiciaire, rendu public ces derniers jours, évalue entre 1 300 et 1 800 le nombre de décès à long terme imputables au Mediator. Une affaire qui a ouvert en France le débat sur la dangerosité de certaines molécules et sur notre système de pharmacovigilance.

En novembre 2010, l’Agence française de sécurité sanitaire faisait état de 500 décès liés au Mediator. Le 12 avril dernier, un rapport d’expertise judiciaire sur cet antidiabétique largement détourné comme coupe-faim a revu ces chiffres nettement à la hausse. Selon le document, le médicament des laboratoires Servier pourrait être à l’origine, à court terme, de 220 à 300 par valvulopathie (déformation des valves cardiaques). A long terme, le nombre de victimes pourrait être de 1 300 à 1 800. Quant aux hospitalisations pour insuffisance valvaire, elles pourraient dépasser les 4 000 interventions.

Un bilan d’autant plus dramatique que la commercialisation du Mediator, suspendue en 2010, aurait dû cesser bien plus tôt, entre 1998 et 2003 au vu des premiers signalements, estiment les experts dans leurs conclusions.

Pour le docteur Irène Frachon, ce rapport « est la confirmation de ce que nous martelons depuis 2009. A savoir, une tromperie criminelle concernant un produit mortel, un poison. » Médecin pneumologue au CHU de Brest, elle avait alerté sur les risques cardiaques liés à l’utilisation du Mediator dès 2007. Elle avait, par la suite, publié un ouvrage, Mediator 150 mg, combien de morts ?. A l’époque, la molécule du Mediator, le benfluorex, était très largement prescrit en France dans le traitement du diabète, avec quelque 300 000 traitements. Mais, toujours selon les experts, il était difficile pour les médecins traitants d’en déceler la toxicité. Ces derniers expliquent en effet que « l’absence d’informations lisibles concernant le métabolisme du benfluorex et sa parenté avec les anorexigènes n’a pas permis aux praticiens d’exercer une surveillance adéquate des patients sur le plan cardiovasculaire et pulmonaire ».

Dans un bref communiqué, les laboratoires Servier ont indiqué, de leur côté, que « ces conclusions n’apportent pas d’élément supplémentaire concernant le risque de valvulopathie lié à la prise de Mediator ». Ils ont par ailleurs assuré qu’ils « continueront d’assumer leurs responsabilités et indemniseront toutes les victimes des effets secondaires du Mediator ».

Ce rapport a été versé à l’instruction judiciaire en cours pour tromperie, prise illégale d’intérêt, participation illégale d’un fonctionnaire dans une entreprise contrôlée. Le parquet a estimé que les investigations dans ce volet de l’enquête pourraient s’achever à l’été 2013 et que les réquisitions pourraient être prises à l’automne. Après avoir été reporté une fois, le premier procès pénal du Mediator, intenté par certaines victimes, devrait lui s’ouvrir le 21 mai prochain. »

 

Doctissimo : Affaire Mediator – Chronologie

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xwtxoe

 

7741416878_dominique-michel-courtois-medecin-expert-aupres-de-l-une-des-associations-de-victimes-300x187 Mediator

  

Yves Calvi recevait Dominique-Michel Courtois, médecin et président de l’AVIM

(Association d’Aide aux Victimes de l’Isoméride et du Mediator)

>>> Mediator : Dominique-Michel Courtois, médecin et président de l\’AVIM – La décision (d\’indemniser les victimes du Mediator) dépend de l\’humeur des experts

 

On nous répond qu’il n’était pas prévu qu’il y ait autant de dossiers :

 >>>    export-reecouter?content=864205

 

 

Le 31 mai 2013 

France: le procès du Mediator reporté «sine die»

 Le Procès Mediator reporte \ »sine die\ »

 servier_0-300x224 Médicament

 

Un commentaire »

  1. justice10054 dit :

    Merci de ces informations de première main qui complètent avec précision le film « La fille de Brest » (une œuvre bouleversante).Je suis consterné par les pouvoirs exorbitants de pseudo scientifiques au petit pied comme par le manque de courage de responsables politiques adeptes du mot d’ordre « pas de vague ».Il faudrait rappeler les 10 critères énoncés dans le Code de Nuremberg (conditions dans lesquelles les expérimentations médicales peuvent être menées sur les sujets humains)tout comme la célèbre phrase du Pr Jean Bernard « Tout ce qui n’est pas scientifique n’est pas éthique ».Ces évidences ignorées sans doute des médecins grassement rémunérés par de puissantes firmes pharmaceutiques soulignent que cette sinistre affaire « Servier/Mediator » a un parfum d’abjection.Quid du procès au pénal de gens qu’il est très difficile de ne pas qualifier de criminels (le mobile est évident,la stratégie tout autant,le modus operandi hélas bien connu aussi) ?Cette impunité dont jouissent des gens parfaitement méprisables fait du tort à l’industrie pharmaceutique comme à la médecine.Cette impunité est indigne d’un pays de droit.A moins que le déclin du pays de Condorcet et de Buffon soit irréversible ?Nous ne pouvons nous y résoudre.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

Dinosaure & Dragons |
toutesmeslectures |
AFRIKANERS Les secrets de V... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Jeunesse Eternelle
| le blog funki de Thaïs
| thibaultlauragais