Liberté de penser…… et d'écrire – Julie Tomiris

Tentative d'Etre

Archive pour février, 2013

J’aurais préféré ne pas n’être !

Posté : 28 février, 2013 @ 5:39 dans Reflexions | Pas de commentaires »

J'aurais préféré ne pas n'être ! dans Reflexions 792_a2f40

 

 

 

 

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Il suffit d’une chanson pour traduire en quelques notes de musique toute la douleur de vivre dans ce monde qui aurait été un paradis si l’Homme n’avait pas fait son apparition. Les mots de Renaud traduisent tout le mal être que je ressens moi-même à avoir débarqué sur la Planète Terre et combien avoir vite regretté de ne pas avoir eu un billet retour. Si encore il y avait un service après-vente pour faire des réclamations et exiger des dommages et intérêts pour publicité mensongère ! Nous n’avons, hélas que nos yeux pour pleurer !

Vous avez dû remarquer, tout comme moi, que lorsque vous arrivez sur Terre, vous êtes accueilli à bras ouverts, comme étant la plus belle merveille du monde ! Enfin, pour une grande majorité de nouveaux-nés, car il y a bien sûr les non désirés, les conçus par inadvertance ou étourderie en cas d’oubli des moyens contraceptifs. Mais bon, je ne vais pas faire la liste détaillée et complète des destins avortés ou non de tout un chacun. Ce qui est sûr, c’est qu’en arrivant, nous avons toutes les raisons de penser que nous avons débarqué sur une planète qui promet de nous étonner. Et nous sommes encore loin du compte, car nous ne savons pas vraiment dans quel sens et quels seront tous les facteurs…..d’étonnement !!!

Ce n’est d’ailleurs pas un cri de joie que nous lançons en arrivant, ni même comparable à celui de Tarzan sautant de liane en liane dans la jungle touffu de Bornéo ou d’ailleurs. Notre liane est le cordon ombilical et une fois coupé pour nous libérer de notre « sainte » mère, nous devons éprouver un immense sentiment d’abandon pour hurler à nous dévisser les cordes vocales à tout jamais. Vous ne m’enlèverez pas de l’idée, que nous sommes déjà conscients de la galère qui nous attend et que nous réclamons par nos cris le droit de revenir à la case départ. Et, naturellement, nous nous heurtons à notre premier mur d’incompréhension et de silence en écho, en étant pris en mains par des maître en la matière en vue d’apprendre les rudiments du port de vêtement.

Nous débarquons tout nus et le premier contact accordé est la peau de notre génitrice le temps de reprendre notre souffle tous les deux après la naissance. Puis la première chose qu’on nous oblige à faire est de nous habiller avec ces tissus qui nous blessent la peau, qui grattent et provoquent des rougeurs. Nous avons beau râler pour tenter d’exprimer que nous ne supportons pas la laine et leurs tissus synthétiques de couleur rose et bleu. Ah oui ! Parlons-en aussi de cette discrimination de sexe. Le bleu pour les garçons et le rose pour les filles !!! Brimés dès le départ jusque dans le choix des couleurs de nos « uniformes » appelés « layette » ! Et vous connaissez la suite dans l’inégalité et la lutte infernale contre la disparité. Pourquoi ne nous donnent-on pas le choix du sexe ? Et pourquoi nous imposer déjà des couleurs ? C’est un scandale !

D’autant que dans l’histoire des Hommes, les erreurs de départ ont connu par la suite des drames à assumer les vraies natures, contrariées à la naissance et bien entretenues par l’éducation et le formatage d’une société, souvent trop étriquée pour aménager des sentiers battus pour âmes en détresse d’identité. Pour ceux qui ressentent un réel inconfort à ne pas savoir s’ils sont fille ou garçon, une solution sera finalement offerte par le biais de la chirurgie et le soutien psychologique. Pour d’autres, une errance perpétuelle dans la souffrance de la frustration à être ou ne pas être.

Et pour en revenir à cette Nature aux multiples caprices, il a fallu qu’elle emmêle ses crayons de couleurs pour un résultat qui peut passer du blanc, au noir, bifurquer par le jaune, le rouge et faire au bout du compte un sac de nœuds qui va provoquer conflits, guerres, génocides, racisme, intolérance ! Vraiment pas de quoi applaudir mère Nature dans ce coup là ! Parce que déjà, entre gens de même couleur, l’entente est loin d’être cordiale et tout comme le sel sur le feu fait des étincelles, les hommes sont prompts à se chercher querelles à la moindre occasion, et même par plaisir, parce que dans leurs gènes, il y a celui du mal qui les titillent à des degrés différents, faisant des uns des doux dingues et des autres des fous à lier, voir pire et au-delà, serial-killers ou assassins, sadiques ou pervers, le choix est vaste dans la panoplie des monstres en tous genres !

Déjà dans les cours de récré à l’école maternelle, vous pouvez avoir affaire aux petits teigneux, à celui qui vous fait toutes les misères par en-dessous et qui se fait passer pour un saint, afin de vous faire punir des fautes qu’il a commises et pouvoir rigoler sous cape au moment du châtiment que vous subissez. Le manipulateur est en train de se faire la main sur vous, parce que vous avez eu le malheur d’être sa tête de turc !

Malheur à vous également si vous êtes timide, poli, honnête et respectueux !!! Vous signez votre arrêt de mort dès le départ et il vous faudra des années avant de comprendre que le monde dans lequel vous vivez est retors, hypocrite, avec des pièges à tous les coins de rue, des sourires de traîtres et des poignards prêts à vous frapper dans le dos.

Il faut reconnaître par ailleurs que la naïveté et la crédulité ont dû être intégrées au disque dur en atterrissant, car si nous avons la faculté de nous faire avoir, c’est que les formules de mises en garde n’ont pas été bien distribuées. Le manque de recul face à ces lacunes nous empêche d’éviter les pièges de la récidive, ou nous incite à ne pas les éviter pour mettre en valeur notre grande tolérance, afin de dévoiler le meilleur de nous-mêmes à ceux ou celles que nous voulons séduire dans toutes les scènes de cette comédie de la vie.

C’est bien à cela que je voulais en venir, cette commedia-dell’arte « la comédie de l’art de l’improvisation ». Des actes que nous incluons dans le destin, quand ce n’est pas le hasard, selon le degré de coïncidences et d’aléas rencontrés sur le chemin à parcourir avant le retour aux sources du néant. A la sortie de l’adolescence, nous nous laissons entraîner allègrement dans la valse à mille temps des passions et des amours éphémères, platoniques ou uniques, hautement sensibilisés par la demande expresse de la Nature exigeant la survie de l’espèce. L’attention est alors fixée sur la recherche du partenaire idéal afin de procréer et d’assurer la descendance. Une période qui met à mal la plupart des candidats obsédés par les jeux de la séduction multi-directionnelle, dont beaucoup d’ailleurs rentrent bredouilles et désespérés après une chasse infructueuse.

Happés dans la période de la séduction fatale, nous avons l’impression que le monde nous appartient, que nous sommes immortels, et pour certains irrésistibles au point de devenir collectionneurs de conquêtes, féminines ou masculines ; les deux sexes sont mis dans le même parcours du combattant avec repos du guerrier seulement autorisé après les étreintes torrides. Un sentiment de toute puissance dans la plus belle tranche des illusions, jusqu’à ce que ces dernières ne soient plus que des illusions… perdues. Mais avant cela, la part belle à l’inconscience et à satisfaire l’ego en tombant dans les pièges alléchants de l’esthétique, mettant les courbes physiques en valeur pour succomber aux leurres de l’Amour et au culte d’une jeunesse éternelle.

Le formatage ou lavage de cerveau est si bien programmé dans cette formule de la domestication progressive, que nous finissons par foncer tête baissée, puisque moutons de panurges nous sommes devenus, consentants inconscients d’une reproduction incontrôlée. La seule espèce vivante ne régulant pas sa démographie en l’acceptant galopante, à destination catastrophique. La formule est valable dans un laps de temps tributaire de l’horloge biologique ! Ce qui pousse inconsciemment les candidats, en âge de faire germer la graine, à vivement s’activer, satisfaisant ainsi leur désir irrésistible, comme une évidence incontournable, de mettre au monde la poupée, en chair et en os, que l’on veut dorloter comme sa chose, la chair de sa chair, son sang ! Etre en état de grâce devant l’heureux événement : « il est né le divin enfant ! »

Combien de parents pensent qu’un bébé est d’abord un être humain, avec sa propre personnalité, et qu’ils prennent une sacrée responsabilité à le mettre au monde ? Dans le formatage de procréation, il est bien sûr occulté cet aperçu avant impression de l’image du futur adulte,qu’ils ont fabriqué, dans un corps à corps collé-serré, et souvent même dans un moment d’égarement. Si notre prédisposition au mimétisme ou atavisme systématique se voyait interpellée par quelques réflexions avant la mise en œuvre du fruit de la passion, certains auraient tout intérêt à faire machine arrière, pour le bien de la société et même de l’humanité, et d’attendre une meilleure opportunité à se reproduire, ou plutôt à procréer !! Je pense aux parents des dictateurs, d’Hitler entre autres. Ou encore ceux de serial-killers et assassins en tout genre. Sans oublier ceux de ces grands inventeurs de génie diaboliques, comme celui qui a mis au point la bombe atomique, ou les missiles à têtes chercheuses et autres armes de guerre à destruction massive. Comme ils s’y sont mis à plusieurs, les parents seraient bons à s’inscrire à une thérapie de groupe pour soigner leurs remords d’avoir mis au monde de tels monstres.

D’accord, je dérive un peu, mais tout çà pour dire que faire des enfants n’est pas un acte anodin et qu’il ne s’agit pas seulement de jouer au papa et à la maman, ni de jouer à la poupée en passant de la théorie à la pratique. Une responsabilité trop souvent sous-évaluée parce que carrément évincée au profit d’un courant nataliste obligatoire instaurée par une société de sur-consommation. Car une grande majorité se laisse porter par l’événement, appelé « heureux » comme un désir obsessionnel pour être en accord avec la société et être reconnus par elle.

J’aurais préféré ne pas être car je ne suis pas ! Et pour avoir mûrement réfléchi à la question, à rechercher les causes de ce mécontentement originel, il en résulte que la mise sur rail n’est pas un moyen de transport des plus confortables pour réaliser ses rêves, pas plus que d’être téléguidés par des us et coutumes, et un GPS de la pensée unique pour modèle de la meilleure façon de marcher.

Ma liberté de choix, ce fameux libre-arbitre m’a été volé depuis que cette société s’est mise au régime sec, sous couvert de crise afin de légitimer les conflits d’intérêts, la mauvaise gestion politique et économique. Les kleenexs remplissent les boîtes de licenciements et sont jetés après usage dans la rue ou végètent comme des condamnés à perpétuité dans leur vie devenue poubelle.

Julie Tomiris

 

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